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 Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...

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Lena Bennett
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« Les apparences . . . »
♦ Messages : 127
♦ Avatar : Phoebe Tonkin
♦ Âge : 19 ans réel.
♦ Citation : « Everything will change, nothing stays the same. Nobody is perfect, but everyone is to blame. »

« . . . sont parfois trompeuses ! »
♦ Je fais partie: de l'Organisation d'Orion.
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Administratrice - Gonna kill them all!

MessageSujet: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Mer 26 Jan - 20:09

Lena Bennett
feat. Alexis Bledel


Lena Bennett est né en 1958 en Angleterre, et est donc âgé(e) de 53 ans réels. Cependant, physiquement, elle n'en parait que 19. Elle se nourrit principalement de sang humain.


« L'apparence n'est rien ; c'est au fond du coeur qu'est la plaie.»

Lena appartient à la race des vampires et fait parti du clan solitaire. Dans la vie de tout les jours, Lena est orion...


« L'illusion est la première apparence de la vérité.... »



Je n’ai jamais aimé la neige.
Chaque année, tous admirent ce tapis blanc que revêtit le sol durant l’hiver, s’extasient devant les premières gelées recouvrant herbe et feuilles, remplaçant la rosée matinale. A chaque retour de cette saison, les cheveux parsemés de neige, les joues rosées et la chaleur s’échappant de mes lèvres, j’ai ce sentiment que mon cœur, lui aussi, est gelé. Je suis pourtant une fille d’hiver, née en cette nuit de première neige, il y a si longtemps de cela. Jeune fille, je voyais en ces chutes d’eau gelée un signe que la chance serait de la partie. Mais, et je pu le constater tout au long de ma vie, et d’ailleurs, de ma mort, cette saison ne me réserva que de mauvaises surprises…
Je suis née, il y a de cela 53 ans, dans la ville de Portsmouth, dans le sud de l’Angleterre, en pleine période de reconstruction qui suivit la deuxième guerre mondiale. Jeune enfant, je ne réalisais pas ma chance d’avoir échappé de peu à cette sombre époque. J’étais rêveuse, optimiste, pleine d’espoir. Mon père me contait chaque soir les aventures d’une héroïne volage qui parcourait le monde à la recherche de simples souvenirs à conserver. Je fis de cette histoire enfantine un rêve, un futur que je voulais saisir, tandis que je croyais encore que des ailes de fée recouvreraient un jour mes épaules d’enfant. En 1962 naquis ma jeune sœur, Nina. Agée de 3 ans, son arrivée représenta longtemps une usurpation de ma place d’enfant roi, mais je succombai rapidement à ce visage d’ange, à ces traits joufflus et rosés et à ces grands yeux bleus qu’ont tous les nouveau-nés. Dès que ses minuscules doigts se fermaient sur un des miens, c’était comme si nos deux cœurs s’accrochaient l’un à l’autre par un nœud solide, et je me jurais de la protéger, signant un contrat avec l’héroïne qui sommeillait en moi. Les premières années de ma vie furent paisibles. Je les vécu comme on traverse un champ de blé, s’arrêtant pour cueillir une fleur ou deux, admirant le soleil et le bleu des cieux. Alors arrivèrent dans mon ciel les premières pluies, les premiers soucis. L’adolescence fut pour moi comme une montagne russe qui fit à de trop nombreuses reprises bondir mon cœur.
Coincée entre ce que mes parents espéraient pour moi, et ce que je voulais vraiment, entre l’éducation et la vie, les disputes ne se firent que trop fréquentes. Je grandis dans cette époque conservatrice, qui refusait de s’ouvrir aux changements de la société. Mais, comme tout jeune de mon âge, je voulais mordre la vie à pleine dents, saisir chaque instant que m’apportait cette période, ce que plus tard tous appelleront « le bon vieux temps ». Beaucoup rêvaient de vivre, en silence et dans l’ombre d’anciennes mœurs, à l’image de la jeunesse américaine, roulant en Cadillac, dansant sur du rock’n’roll, se battant pour leur cause. Etouffée par mon uniforme de lycéenne, je fis des rencontres au détour d’une ruelle, tard dans la nuit. Je délaissais de plus en plus ma famille, ainsi que la vie qu’ils espéraient pour moi. J’avais ce rêve si futile d’une indépendance qui se révéla être exactement le contraire. Rapidement, je me mis à ne plus vivre pour moi-même, mais pour un groupe de jeune pas très fréquentable. Mes espoirs et mon optimisme d’antan furent vite taché par de mauvaises intentions. A 17 ans, je passais mes nuits ailleurs que dans ma propre chambre, persuadée que je possédais une autre famille, qui me soutiendrait, quels que soient mes choix, et que j’avais pu choisir.
La seule exception à cette règle fut ma sœur. Du haut de ses 14 ans, elle fut l’élève modèle et l’enfant prodigue que mes parents avaient tant espéré. Autant furent-ils désespéré par mon comportement volage, autant la fierté les envahirent face à cette enfant qui, plus encore que grandir, s’élevait dans la société et était promise à un avenir prospère. Je fus heureuse de ne pas la voir suivre mon chemin sinueux jusqu’à… la mort.
Comme beaucoup d’histoire, celle-ci commença par une rencontre. A qui l’aurait suivit du regard, elle aurait paru anodine… Mais chaque geste et chaque regard bouleversèrent toutes mes pensées. Cette nuit là, je quittais le lieu de rendez-vous de mon groupe d’amis au crépuscule. Je traversais les rues sans même en percevoir les détails, guidée par l’habitude vers cette maison que j’avais encore du mal à définir comme étant la mienne. Le temps était brumeux et, en cette fin du mois de décembre, des chutes de neiges étaient attendue. L’approche de cette saison ranimait en moi mon âme d’enfant, illuminait mes pensées de cette promesse de bonheur imminent. Alors que j’arrivais au début de ma rue, j’aperçu une silhouette masculine, adossée au mur, cachée dans l’ombre d’une ruelle. Ses yeux brillaient d’une lueur bleutée dans la nuit noire. Lorsque nos regards se croisèrent… Un long frisson me parcouru l’échine. Un sentiment de crainte s’éleva en moi, une méfiance séduisante qui remplit tout mon corps d’une chaleur inconnue. J’assimilais cette sensation à une étrange montée d’adrénaline, comme lorsqu’on se trouve face à un précipice du haut duquel la chute nous serait fatale, mais d’où l’on peut apercevoir les eaux azurées et cristalline de l’océan. Ce regard relevait presque de l’hypnotisme… et ce fut une autre jeune fille qui prit possession de mon corps, et me fit faire un pas dans sa direction. C’était comme si ses yeux m’appelaient irrésistiblement, tout en me poussant à la fuite. Alors que mes pas me guidaient vers ce sombre inconnu, quelque chose d’humide et glacé se déposa avec douceur sur le bout de mon nez. Je levai les yeux et aperçu cette pluie d’étoiles gelée, recouvrant toute la ville. Il neigeait… Lorsque, les yeux embués de flocons s’agglutinant sur mes cils, je cherchai du regard cette silhouette… elle avait disparue. Je me détournai donc, reprenant mon chemin là où je l’avais laissé. Un courant d’air me parcouru la nuque, chassant mes lourd cheveux brun me recouvrant le cou. Lorsque je fis volte fasse… Il n’y avait plus rien. Ni neige, ni silhouette, ni frisson. Un trou noir.
Ce rêve éveillé dépassait les limites de la compréhension de mon esprit. C’est chamboulée que je rejoignis la battisse blanche où régnait le sommeil, dans lequel je me plongeai quelques minutes plus tard. Cette nuit là fut agitée, de cauchemar meurtrier et à la fois d’idylle, mettant les uns à la suite des autres cet inconnu en scène, mêlant peur et espoir. Le lendemain, tout me paraissait changé et fade, soudainement. Comme si, en un regard, j’avais gouté à plus que ce que j’aurais espéré. Comme si mes pensées ne dépendaient plus de moi-même… Je me sentais différente, en guerre ouverte contre celle que je restais tout de même. Je cherchais l’ombre de son regard sur chaque visage, traversant chaque instant sans le vivre vraiment. Pourtant… Je me sentais vivante. Incroyablement vivante, comme une évidence qui m’avait révélé ce que je cherchais depuis si longtemps. Il semblait vivre hors du temps… Hors de la vie elle-même. Son existence me paraissait être un long voyage sans escale, sans arrivée ni retour, un allé sans fin vers tout ce qu’il désirera. C’est ce qui m’accrochait à ce souvenir de quelque seconde, c’est de cette façon que je voulais vivre. Je me sentais étrangement liée à cet inconnu…
Le temps défila alors à un rythme anormal. Les secondes furent rapidement des heures, l’ennui rongeait tout autour de lui. L’ennui… Et la recherche désespérée que je menais tel un fantôme, mes yeux se perdant sur chaque regard bleuté, ma respiration s’emballant dès que j’apercevais l’ombre d’une silhouette similaire à celle de mon inconnu. Comment un simple regarde pouvait-il bouleverser une vie entière ? Sans doute lorsqu’il provenait d’une personne… différente. J’en étais venue à cette conclusion : il était différent. Mais pas comme un ami qui nous comprend parfaitement, pas comme un garçon qui sait nous faire rire. Non, c’était bien plus que ça.
Lorsque le soleil apparu de ses premiers et faibles rayons orangés ce jour là, annonçant mon anniversaire, j’étais déjà éveillée. En réalité, le sommeil m’avait quitté et, seule dans mes insomnies, j’observais le bleu sombre du ciel. Il me rappelait ses yeux… Au petit matin, je me redressai doucement en position assise. Le calme ambiant m’indiquait que tous étaient encore plongés dans le sommeil. De toutes façons… Je ne m’attendais pas à ce que mon anniversaire soit fêté. Chassant cette triste pensée de mon esprit, je pris une profonde inspiration. Une fraicheur anormale régnait dans la pièce, faisant courir sur mes bras des frissons glacés : la fenêtre claquait, laissant entrer par à-coup… de doux flocons blanc. Les pulsions de mon cœur se firent plus rapides, mon sang se pressait dans mes veines d’après cette course folle, éveillant en moi cette même crainte si attirante que lorsque l’obscurité s’était éclairée de ce regard… Je me levai brusquement, dévalant les escaliers quatre à quatre, saisissant la poignée de la porte d’entrée, dépassant le seuil sans me retourner. Mes yeux se perdirent dans cette rue au paysage glacé. Je n’eus néanmoins pas le temps de me demander quel chemin suivre : mes jambes répondirent pour moi. Cette fois, la ruelle était déserte. Eclairée, elle perdait tout de son effrayant mystère… Je m’approchai néanmoins, m’adossant au même mur que celui qu’il avait choisis, quelques soirs auparavant. Une douleur m’élança soudain au niveau du cou, comme une vieille blessure qui se ravive. J’y plaquai une main, fermant les yeux pour ignorer cette brûlure. Lorsque je me redressai, je découvris que je ne m’étais pas trompée : il était là, les mains perdues dans son blouson de cuire, son regard électrique se plongeant dans le mien. Mes lèvres s’entrouvrirent, mais les mots se bousculaient à leur commissure, si bien qu’aucun d’eux ne se décida à tapisser ce lourd silence qui nous entourait. Il se pencha alors vers moi, et je crus un instant qu’il était sur le point de déposer un baiser sur ma bouche silencieuse… Ses mains glissèrent sous ma sombre chevelure, et ses doigts glacés entrèrent en contact avec la peau si pâle de mon cou. Ils glissèrent jusqu’à ma clavicule, et remontèrent alors violemment jusqu’à ma nuque. Quelques heures plus tard… On aurait pu croire que je me réveillais paisiblement d’une nuit sans rêve. Ce fut d’ailleurs ce dont mon âme naïve d’humaine parvint à se persuader. Quelque chose demeurait néanmoins au fond de mon cœur… Une appréhension, une crainte qui grandissait en moi comme les cellules malade d’un cancer, incurable. Quelque chose d’horrible allait subvenir aujourd’hui…
Malgré cette pensée matinale, la journée se déroula sans encombre. La fatigue planait juste sur mon corps, étrangement faible. Lorsque la nuit tomba, je me rappelai de l’invitation de mes amis : eux, au moins, désiraient fêter mon anniversaire… Je quittai donc le bâtiment modeste que possédaient mes parents, me dirigeant inconsciemment, une fois encore, vers cette même ruelle sombre… Cette fois, je la dépassai en m’efforçant de ne lancer aucun regard dans cet abîme qui, dans l’obscurité, semblait être sans fond… Soudain, le son d’un objet percutant le sol raisonna, se heurtant au mur, stoppant mes pas. Le cœur battant, je fis lentement volte-face. La course d’une bouteille de verre fut interrompue par la pointe de mes bottines de cuire. Fronçant les sourcils, le cœur battant… Je levai les yeux vers cette ruelle, consciente de ce que j’allais y trouver. Il s’y trouvait, une fois de plus.

Bon anniversaire, dit-il alors, d’une voix claire, brisant le silence de la nuit.

Perturbée, je me baissai immédiatement pour me saisir de la petite bouteille. Elle contenait un liquide sombre qui, dans la nuit, ressemblait à une boisson alcoolisée quelconque. Lorsque je me remis à scruter l’obscurité, il avait disparut. Mais j’avais maintenant une preuve de sa présence et de son existence… Je la serrai entre mes doigts, heureuse de ce cadeau qu’il me faisait. La confiance aveugle que j’avais en lui me poussa à déboucher le récipient en verre, pour en vider le contenu…
Le sentiment qui m’habita à ce moment précis fut et reste encore pour moi quelque chose d’indescriptible. Le breuvage avait un gout amer mais fruité, il glissa dans ma gorge si facilement que je fus surprise d’en entrevoir la fin. Et ce fut comme si une énergie nouvelle et dévorante naissait en moi, je devins un arbre en overdose de sa sève. Mon corps semblait bien trop petit pour toute cette énergie, elle se heurtait à chaque recoin de mon crâne, bouleversant l’ordre de mes penses. Cette boisson avait plus d’effet que le moindre remède, ou n’importe quel degré d’alcool. Mon cœur battant à tout rompre éveilla en moi une pulsion énergique. Je m’élançai dans une course folle, défiant le vent, ne ressentant aucune fatigue dans mes membres auparavant endoloris. Une chaleur nouvelle m’habitait, faisant fondre autour de moi n’importe quel flocon de neige.
Ma course fut alors ralentie par la lueur d’un feu de camp, chassant l’obscurité à quelques mètres de là. Je reconnu immédiatement ces voix, lançant à mes oreilles une chanson des Beatles. « Life is very short… ». M’apercevant au loin, ils me hélèrent, m’incitant à me joindre à eux. Mes pas crissèrent dans la neige fraiche, sans même que je ne m’aperçoive de la distance que je venais de franchir. Cette nuit est celle dont je garde les souvenirs les plus précis, pourtant, les évènements se sont déroulés si vite… L’énergie parcourant mes muscles m’empêchait de rester immobile, je courrais, dansais, sautais, déchirant l’air de mes mouvements, partageant ma folie tout autour de moi. En moins de quelques heures, ivre de cet instant, de l’air glaciale de la nuit, de la fumée épaisse qui s’échappait du centre de ce cercle que nous formions, le défi fut lancé. Ce champ isolé devint trop petit pour me contenir : je m’élançai aux alentours, gagnant rapidement la gare, silencieuse, plongée elle aussi dans le sommeil. La vitesse des trains et leur façon de fendre l’air m’avait toujours fascinée, étant jeune : les vagues de vent produites par leur passage s’écrasant sur mon visage me donnait l’impression étrange de planer… Je posai mes pieds sur les rails, à la manière d’un enfant, un pas après l’autre, sans perdre l’équilibre… Et cette lumière qui éclaira mon dos, cette vérité qui me rattrapait, je ne m’en aperçu même pas. Ces tremblements qui parcoururent mes jambes me parurent imaginaires, et le vent qui se levait autour de moi ne m’alarma pas. C’est ainsi que je peux décrire mon dernier instant. Après avoir passé ma vie à la renier, j’ai également tourné le dos à ma mort.
Il aurait mieux valut que le point final de ce récit se pose ici. Une jeune fille morte, heurtée par un train, après avoir été droguée par un inconnu. Boum, fin de l’histoire. Mais il en fut autrement… Lorsque mes paupières se rouvrirent, lorsque de l’air glacé emplit une nouvelles fois mes poumons, lorsque mon sang recommença sa course folle, je me heurtai à un mur d’incompréhension. Les souvenirs me revinrent : je compris soudain cette obsession pour cet inconnu, cette douleur lancinante qui transperçait mon cou, cette peur attirante. Je comprenais sans pour autant discerner ce qu’il m’arrivait. Depuis… cet étrange mélange de sentiment ne me quitte plus. Et cette soif déchirante ne fait que me poursuivre, elle aussi : cette brûlure, cette sécheresse qui gagnait tout mon corps en un instant, en une pensée…De cette renaissance, je ne me rappelle que de m’être relevée d’un bon, avoir aperçu mes amis plongés dans un sommeil plein d’ivresse et, sans aucun regret, leur avoir enlevé la vie au fur et à mesure que je les dépouillais de chaque gouttes de leur sang.
Quelques adjectifs suffisent à décrire les premières années de mon existence vampiriques.
Sanguinaire.
Incontrôlable.
Terrifiante… et à la fois terrifiée.
Mes actes ne dépendaient plus de ma propre volonté. Je compris plus tard que je fus habitée par bien plus grand que moi : une soif dévorante, meurtrière, intarissable, qui poussa mon esprit au bord de l’amnésie. Je n’étais plus moi. Ou, du moins, c’est ce dont j’essayais de me persuader, une fois lucide, percutée de plein fouet par les souvenirs de ces 3 années sanguinolentes. Ces visages… Ces cris… Cette peur, le dernier battement humide de ces cœurs… La course folle de ce breuvage divin parcourant tout entier ce qui, en un craquement d’os, en une morsure avide, deviendrait un cadavre, réduit à l’état de carcasse sans vie. A l’aide de ces canines aiguisées, je signais chaque nuit un pacte avec la mort elle-même…
Suite à cela… Je me mis à lutter de toutes mes forces contre ce démon né en moi lorsque fut venue ma mort. Je me refusai au sang, aux meurtres et à cette damnation. Mais, plus je laissais cette soif dévorante prendre le pas sur ce qu’il restait d’humanité en moi, plus mes actes devenaient carnages. Perdue, je me laissais dépérir dans ce désespoir sans nom.
Après deux décennies, je quittai l’Angleterre, pays de tous mes échecs et mes craintes. Le risque de m’en prendre à ces proches que je chérissais tant était devenu bien trop grand. Seule, la route fut longue. Surtout lorsqu’on a aucune idée du chemin qu’on est en train de suivre, ni même de la destination qu’on désire atteindre. Il m’arriva de croiser ceux que d’autres appelleraient des frères, ces vampires éprit de liberté qui parcouraient le monde en défiant le temps. Peu s’attardèrent sur mon cas, et cela tombait bien : je ne voulais ni aide, ni conseils, ni compassion teintée de pitié. Je voulais vivre.
Hélas, j’étais déjà morte.
Dix années passèrent sans que le moindre but ne se profile à l’horizon. Un sentiment nouveau m’habitait : la perte de moi-même. Oui, chaque pas que je faisais m’éloignait inconsidérablement et inévitablement de celle que j’avais toujours été. Mes pensées me guidèrent à nouveau à Portsmouth. La source de toutes les eaux troubles emplissant mon âme. Je n’avais aucune idée de ce que je cherchais, dans ces lieux devenus inconnu. Ou, du moins, jusqu’à ce soir là…
La nuit venait de tomber. L’obscurité annonçait ma liberté, l’ardente lumière du jour et ma propre identité m’empêchant de me montrer. Mon décès était bien trop ressent pour prendre le risque de vagabonder n’importe quand dans les rues : ce n’est que lorsque le sommeil berçait entièrement la ville que je mettais le pied dehors.
Obstinée, j’étais guidée par cette certitude : il se trouvait ici. Sa présence se sentait sur chaque pavé de cette rue. Malgré mon appréhension… je devais revenir dans l’avenue de mon enfance. La maison n’avait pas changé. Ces murs blancs s’élevaient toujours face aux couleurs fades et grises des autres bâtisses, régnant sur ce sobre jardin, dans lequel s’étendaient vers le ciel les branches d’un pommier. Une profonde nostalgie m’envahis : cette maison que j’avais tant délaissé me manquait aujourd’hui. Je n’avais rien vécu…
Je tirai au plus profond de moi-même le courage de me détourner de ce grand bâtiment et, par la même occasion, de mon sombre passé et de cette peine déchirante. C’est cette nuit que je commencerai à vivre… Mais un détail restait à être réglé. Seuls quelques mètres me séparaient encore de la vérité. Je les franchis sans aucune crainte, une force nouvelle m’envahissant. J’ignorais s’il s’agissait de rancune, ou d’une simple rage, quoi qu’il en soit, ce sentiment nouveau me donna plus de puissance que je n’en avais encore jamais eue. Alors que je me trouvais face à l’obscurité de cette ruelle, il senti ma présence. Sa silhouette se détacha de la pénombre et vint se poster, de sa démarche fluide, droit face à moi. Sans attendre la moindre réaction, sans prêter un instant attention à l’expression qu’il affichait, je me ruai sur lui, le visage déchirés par un rictus assassin, ce regard avide cerné par la même noirceur que celle qui emplissait mon âme depuis que je l’avais aperçu, ici même, propulsant son corps à quelques mètres de là.

En temps normal… Ce sont plutôt les femmes qui tombent pour moi, dit-il, se redressant d’un bon. Hmm, qui es-tu ?

Cette désinvolture presque palpable dans le ton de sa voix eu le don de me mettre hors de moi. Il n’avait même pas le moindre souvenir de ce qui avait guidés les derniers instants de ma vie ! Il l’avait gâché, et n’en avait pas le moindre remord.

La question que tu devrais poser est, plutôt, qu’est-ce que je suis devenue, par ta seule et unique faute ! Grognai-je, un feulement animal s’échappant du fond de ma gorge, si sèche.

Il sembla un instant plongé dans une intense réflexion. Il scruta mon visage, les sourcils froncé, jusqu’à ce qu’un éclair de cruauté n’illumine ses traits.

Lena… Murmura-t-il, s’approchant de moi jusqu’à me laisser sentir cet aura de prédateur émanant de tout son être, plus encore que le doux parfum de son halène, lorsque la distance nous séparant encore se fit minime. Enfant naïve et perdue… Tu fus si facile à manipuler… Sais-tu au moins que les moindres recoins de ton esprit n’ont aucun secret pour moi ?

Il saisit une mèche de mes cheveux, laissant glisser le dos de sa main sur mon cou. Cette caresse ranima en moi des souvenirs depuis trop longtemps enfuis. En quelques secondes, je fus percutée de plein fouet par toute mon humanité, par ses frissons parcourant ma peau, par cette vulnérabilité et cette sensibilité qui faisait de moi la proie, et non le traqueur. Je laissai mes paupières se clore, savourant cet instant, en oubliant presque qu’en quelques secondes, il pourrait être le dernier. N’étais-je pas déjà morte ? Je n’avais rien à craindre de plus, si ce n’était qu’il desserre son étreinte… Il n’en fit rien, et la scella au contraire d’un baiser sur mes lèvres frêles.
Soudain, les mots qu’il avait prononcés quelques minutes plus tôt illuminèrent mon esprit. Manipuler. Naïve… Je le rejetai une fois de plus de toutes mes forces. Si seulement j’avais pu faire atterrir avec lui sur ce mur de briques ces pensées qu’il détournait ! De quel pouvoir était-il donc doté, pour renverser complètement mon esprit ? Avaient-ils fonctionné à distance, pour me ramener à lui ? Que diable étais-je venue faire dans cette fichue ruelle ? Dégoutée de moi-même, je me détournai de celle-ci. Je n’étais qu’une marionnette, mon existence ne se résumait qu’à cela. Utilisée pour être la fierté de ma famille, pour être le passe-temps et non l’amie de personne presque inconnue, manipulée pour donner mon sang et mon âme à cette cruauté sans nom…

Attends ! S’écria-t-il, se redressant dans mon dos.

Je ne freinai néanmoins pas ma démarche, me refusant à cette soumission, à ces ordres proféré contre ma propre volonté.

Tu ne partiras pas. Dit-il, le ton plein de cette certitude. Sais-tu au moins pourquoi ? Parce que tu n’as aucune réponse. Tu parcoures une fois de plus une existence sans savoir où tu vas, ni d’où tu viens. Mais moi… je le sais.

Que pouvait-il bien savoir que j’ignorais ? La façon de vider peu à peu de son sang un être fragile sans lui en laisser le moindre souvenir ? L’art de manipuler ses victimes comme des pantins ? Rien de cette existence qu’il menait n’était plus intéressant, à mes yeux…

Tu ne peux pas marcher en plein jour, pas vrai ? Et tu ne sais pas non plus qu’en ce moment-même, tu es traquée. Tu ignores sans doute tout des armes qui pourraient venir à bout de t
oi…

Je m’arrêtai, perplexe. Etait-il en train de me tendre un piège ? Je n’avais jamais rencontré quiconque capable de braver l’interdit du soleil… Les vampires, traqués ? Vulnérable ? La mort plane déjà sur nos corps sans âme, comment venir à bout d’un immortel, condamné à cette éternelle jeunesse ? Ses dires me paraissaient irréel, mais il était trop tard : déjà, il se tenait devant moi, plongeant son regard glacial dans le mien.

Je ne te mens pas, me dit-il, serrant la mâchoire. Tu ignores tout, et ta présence trop prolongée devient une menace. On parle encore de ces gosses que tu as tués, il y a 30 ans. Ils sont maintenant persuadés de notre retour. Alors boucle là, et écoute bien ce que je vais te dire.

Le souvenir de cet acte sanglant de pure cruauté me coupa le souffle, si bien que je n’eu d’autre choix que de garder le silence, d’enfuir au fond de moi les répliques assassines que je lui réservais.

Nous sommes bien plus vulnérables que tu ne le crois. Tuer un vampire est un jeu d’enfant, lorsqu’on sait comment s’y prendre… Et déjà trop de stupides humains ne sont pas sans l’ignorer. Première chose : le soleil peut te tuer, plus encore que te donner une énorme migraine. Le seul moyen de contrer ces effets est de porter un lapis lazuli, dit-il en désignant l’anneau qu’il portait à sa main gauche. C’est aussi cette bague qui protège ton identité : on ne te soupçonnera pas si tu es capable de sortir en plein jour. Les gens d’ici ont déjà eus à faire à trop de meurtre non-élucidé… Cela ravive leurs souvenirs, et ni toi, ni moi n’avons envie de recevoir un pieu dans le cœur. C’est la deuxième chose à laquelle nous somme vulnérable : le bois ralenti notre temps de guérison, et en plein cœur, il s’avère mortel. Le feu a également cet effet.

Un instant, il se tu, comme si le souvenir de sa propre vulnérabilité ravivait des souvenirs enfui au fond de son âme. Soudain, ses sourcils se froncèrent et une gravité nouvelle vint teinter ses traits.

Nous sommes chassés, Lena. J’ai eu une fois de plus à faire à l’un d’entre eux la nuit dernière. Ils savent tout de ce que nous sommes, et même de ce que nous étions avant notre transformation. Je suis dans leur liste… Mais ils ne m’auront pas. Ce n’est pas un pieu de bois qui me fera peur, à moi ! Mais toi… Ta vie est en danger, et tu risques d’entrainer bien d’autres vampires dans ta chute. Ne tue pas plus de trois fois par villes, espace tes meurtres autant que possible. S’ils te soupçonnent… N’attends pas, vas-t-e
n.

Génial ! Je possédais maintenant le guide du parfait vampire, « comment tuer sans laisser de traces de sa présence».

Peut-être as-tu déjà été traqué… Mais ce n’est pas mon cas. Pourquoi ces risques pèseraient-ils aussi sur moi ? Dis-je.

Parce que tu es l’une d’entre nous, que tu le veuilles ou non. Tu es


Il s’interrompit, l’attention visiblement attirée par quelque chose d’autre, aux alentours. Je tendis l’oreille, tout mes sens à l’affut… Jusqu’à ce que je capte, au loin, le son si reconnaissable et attirant du battement d’un cœur humain, rythmant à toute vitesse la course du sang dans ces petits canaux si facile à percer, à l’aide d’une canine aiguisée, pour y déposer un baiser avide, et…
Comme s’il avait capté mes pensées, il me repoussa violemment dans la pénombre de cette ruelle déserte. Ne bouge pas, m’indiqua-t-il d’un geste. Cet ordre fut si persuasif que je me terrai contre le mur de brique glacé, l’apercevant se placer en position d’attaque. S’il comptait en faire son repas, autant partager…

Encore toi ? Susurra-t-il sur un ton agressif à l’attention de l’individu lui faisant face.

Celui-ci se détacha de l’obscurité, et je pu apercevoir ses traits. Il s’agissait d’une femme d’une quarantaine d’année, les yeux cernés par trop de tracas, mais le visage résolu. Elle avait une lourde chevelure brune, qu’elle replaçait régulièrement hors de son visage, lorsqu’ils masquaient ses sombres yeux noisette. Elle était d’une pâleur effrayante et avait cette corpulence frêle qui lui donnait l’air d’être si fragile… Pourtant, elle affichait une détermination sans borne et avait un charisme impressionnant. Comment une si petite chose pouvait-elle paraître capable de tant de choses ?

Si tu croyais pouvoir me faire fuir avec cette simple morsure… Rétorqua-t-elle, les doigts effleurant une pâle cicatrice sur son avant bras.

Si tu y tiens… Je peux t’en faire voir plus, lui dit-il, sur le même ton éloquent qu’elle arborait.

Sous ces mots, un combat effrayant commença. J’ignorais lequel des deux s’était jeté sur l’autre en premier, ni lequel du pieu de bois qu’elle tenait ou des canines aiguisées du vampire se ferma en premier sur la peau de l’autre. Elle possédait des capacités physiques impressionnante qui, ajoutée à la vulnérabilité du jeune homme suite à ses nombreux coups, finirent par venir à bout de lui. Alors qu’il tentait une fois de plus de se jeter sur elle, un autre pieu surgit de sa manche. Il s’en saisit à quelques centimètres de sa poitrine et la toisa de son regard insolant, tout en lui brisant le bras, usant de ses dernières forces. Mais elle avait bien d’autres cordes à son arc : de sa dernière main valide, elle se saisit d’un long bâton de bois, aiguisé à chaque extrémité, préalablement accroché à sa cheville, et l’enfonça violemment dans l’épaule de son adversaire, juste sous sa clavicule. Le son humide du bois traversant la chaire du vampire, et le craquement sourd de cet os brisé raisonnèrent dans chaque coin de mon esprit. Il laissa échapper un gémissement de douleur.

Ça… C’est pour ce que tu as fais à ma sœur, dit-elle, faisant pénétrer derechef le solide pieu de bois qui, bientôt, transperçait le cœur du vampire. Aucun vampire de viendra à bout des orions, ta mort n’en sera qu’une preuve de plus.

Un cri s’échappa de la gorge du vampire, se transformant peu à peu en sifflement éteins tandis que son corps glissait vers le sol, atteignant les pavés glacés sous cette apparence de cadavre décharné. Son apparence était enfin de la même noirceur dégoutante que son âme… Aveuglée par ce spectacle écœurant, celle qui en était la cause s’en détourna. Elle s’affaira alors à effacer toute trace du corps : la ruelle n’était pas visible des maisons environnantes, dans lesquelles, de toutes façons, régnait le sommeil, elle alluma un feu dans lequel se consuma rapidement le cadavre, dégageant une épaisse fumée noire. Elle se posta face au brasier, levant le menton devant son propre crime. Une larme coula sur la joue usée de fatigue de cette femme, la proie venue à bout de son prédateur. Eclairé par les flemmes, sont visages avait une toute autre allure. Elle paraissait plus jeune d’une dizaine d’année, comme si elle se trouvait face à son propre passé, qu’elle toisait avec un regard plein de regrets. Le reflet de la flemme dans ses yeux grandit alors. On aurait cru y apercevoir la silhouette incertaine d’un vieux souvenir… Et c’est à cet instant que ce flash me transperça comme une étoile filante. Comment avais-je pu ne pas m’en apercevoir ? Comment étais-je passée à côté de tous ces indices ? Cette chevelure identique à la mienne… Ces grands yeux marron qu’elle tenait de ma mère, cette pâleur typique de notre famille, cette détermination presque palpable… Raisonnait dans mon esprit ce mot qu’elle avait elle-même cité : sœur. Elle était là, à quelques mètres de moi. Elle avait vengé ce qu’elle croyait être ma mort, en mon nom. Elle faisait partie de ces traqueurs qu’il avait décrits avant sa mort, ayant choisis sans le savoir le camp ennemi… Mais elle était là, cette partie de moi que j’avais quittée sans un au revoir, cette moitié qui vivait seule, dans l’ombre de l’espoir parental, pourtant sur ses épaules l’honneur de la famille… seule. Elle était là, l’image même de mon passé, de mon abandon, de tout mes ratés, si près que je pouvais entendre très nettement le frottement de ses larmes le long de sa joue, le bruissement de l’air au moindre clignement de paupière, si près que je pouvais, en plus d’entendre sa course folle, sentir l’odeur ferreuse de son sang. Si près qu’en un instant, en un mètre, en un geste… Je pouvais apparaître sous ses yeux, je pouvais effacer ces larmes de ma main, de ma présence, de ma vie, je pouvais lui dire à quel point j’étais désolée, à quel point elle avait pu me manquer… Ce choix était devant moi, tout droit tracé, cette nuit là.
Mais je ne le saisi pas. Je restai tapie dans l’ombre de la profondeur de la ruelle, et à la fois de mon âme. Sans doute était-ce la seule chose qui m’avait réellement retenu : bien que je n’aie nullement changé, il était clair que, pour elle, je n’étais plus la même, je n’étais qu’une créature du diable qui échangeait sa vie contre celle des autres, je n’avais plus cette âme grâce à laquelle elle me reconnaissait et m’aimait, je n’étais qu’une cible de plus sur sa liste. Ce n’est pas la peur de ma propre mort qui m’a tenue dans l’obscurité, mais la crainte qu’elle ne m’accepte plus comme étant celle qu’elle aimait tant… Mais plus encore, j’étais paralysée à l’idée de lui faire du mal. Je m’étais promis de toujours le protéger, et c’était une parole comme on en fait pas deux, comme on en brise pas une.
Lorsque la lueur du feu s’éteignit enfin, elle quitta les lieux sans un regard derrière elle. Je me redressai, frappée de plein fouet par l’odeur de chair carbonisée flottant dans l’air. Prise de nausée, je bloquai ma respiration et m’approchai du tas de cendre qu’il restait encore de ce qui avait été pour moi une obsession. Il n’y avait plus qu’un seul objet intact : l’anneau fin, serti de lapis lazuli, qu’il portait à son doigt, ayant résisté aux flammes pour une raison qui m’échappait. Laissant de côté ma répulsion, je me saisi de l’outil de ma liberté et le passai à mon doigt, avant de déserté également cette rue.

Suite à cette nuit, ma vie entière se retrouva changée. Pas comme elle l’avait été suite à la sombre rencontre dans cette ruelle, pas comme elle l’avait été lorsque je m’étais pourtant réveillée de la fin de mon existence… Tout était bouleversé, la moindre pensée, la moindre certitude avec laquelle j’errais depuis des années. L’anneau à mon doigt me semblait peser des tonnes, comme si se trouvaient accrochés à lui tout mes souvenirs, le poids de mes regrets, les traces de mes erreurs. J’aurais voulu veiller sur ma sœur, l’accompagner là ou je l’avais trop longtemps laissée. Mais ce lien de fer avec ma vie passée, ce danger planant sur nos deux vies m’était invivable. J’essayai néanmoins de rester étroitement en contact avec elle, et ce qu’elle vivait. Je commençai à mener des recherches sur ce qu’elle avait cité comme étant des « orions ». Peu de vampires étaient en réalité au courant de ce qu’il se tramait, mais j’eu la chance de croiser tout de même certains qui m’éclairèrent de leurs savoirs. J’appris, quelques années plus tard, la mort de Nina, tuée par un vampire lors d’une de ses missions. Cet événement me plongea dans un mélange affreux de sentiments, brouillant mon âme à la manière d’une épaisse brume. La colère fut prédominante… et c’est elle qui fit naître en moi l’idée d’infiltrer cette organisation qui l’avait vu vivre, et ensuite mourir, cette association de lutte contre le surnaturel qui laissait courir leurs membres à leurs perte pour leur propre combat.
J’appris que les membres étaient choisis parmi les familles d’autres membres, ce qui fut pour moi une facilité. Je me présentai comme étant la fille de Nina, et cette ressemblance énorme nous reliant m’aida à remplir parfaitement ce rôle. Malgré mon jeune âge, physiquement du moins, ma détermination fit de moi un membre potentiel qu’ils désirèrent, rapidement, compter dans leurs rangs. Mais tout cela ne se révéla, malheureusement, pas si aisé : je fus soumise à de nombreux tests physiques durant lesquels cacher mes capacités fut une épreuve redoutable. Je dû modifier mes propres réflexes, restreindre à tout moment la force de mes coups, la fermeté de mes mouvements. Je passai ces tests avec succès, et, à mon grand étonnement, je fus déclarée membre officiel de l’organisation. Je fus néanmoins confiée à un orion expérimenté, chargé de m’enseigner tout ce qu’un chasseur de vampire digne de ce nom doit savoir. Quelle ironie.
Et toute cette comédie, tout ces mensonges, ce masque que je portais au quotidien dorénavant… Tout cela n’avait pour but que de venger la mort de Nina, tout comme elle avait rendu justice pour la mienne. Ce monstre ne s’en sortira pas indemne. C’est dans la ville d’Everstown, où l’on soupçonnait le plus de présence surnaturelles, que je fus transférée. Cette ville chargée d’histoire promettait d’être le départ d’un tout nouveau récit…

__________


Lena, jeune fille âgée de 19 ans dans la peau de laquelle se cache, en réalité, plus de 50 ans d’existence, à l’un de ces physiques qui passe rarement inaperçus. Malgré sa grande taille et cette détermination visible dans son regard, elle a une démarche peu assurée, qui cède parfois la place à une grande maladresse. Elle a néanmoins un grand contrôle d’elle-même et, la plupart du temps, cette gaucherie n’est en fait qu’une façade pour masquer sa véritable identité. Elle a un regard d’un bleu clair et profond qui, à lui seul, suffit à la décrire : elle se montre claire dans ses actes et ses propos, l’honnêteté et l’attachement à ses valeurs est, pour elle, essentiel. Mais, au-delà de tout cela se cache la réalité, la profondeur des choses, tout ce que l’on ne dit pas et qu’on enfuit en soit. Derrière cette lourde chevelure brune et ces nombreuses tâches de rousseurs, Lena peut se faire si discrète que son charisme naturel n’a plus son effet. Depuis qu’elle fait partie des orions, elle adopte une attitude purement professionnelle et reste strictement fixée sur ses buts. Pourtant, elle est avant tout une grande rêveuse et optimiste, elle se relève toujours de ses mésaventures et continue à avancer. Elle a néanmoins le grand défaut d’être lunatique et impulsive. Certes, lorsqu’un événement grave se produit, elle prend le temps de se poser et de réfléchir à la situation… Mais lorsqu’il s’agit d’un simple conflit sans gravité, elle a tendance à se laisser emporter et à se défendre tant que cela est nécessaire. On peut dire que Lena possède autant de facette qu’elle ne possède de rôle, selon ce qu’elle cache et ce qu’elle révèle au grand jour. Entre orion déterminée, humaine infiltrée d’une grande douceur et vampire éprit de liberté, son cœur balance…



« Tout ce que vous ne pouvez pas voir »


Autre : (optionnel) Lena, en tant qu’orion, a le rôle d’infiltrée au lycée d’Everstown, sur lequel pèse de nombreux soupçons. Elle est donc, officiellement, lycéenne en dernière année.

Derrière l'écran

J'me présente, je m'appelle Pauline, j'ai 16 ans et j'habite en Belgique. Comme vous l'aurez compris en lisant mon pseudo, je suis un concombre ! J'ai découvert Across ™️ à partir de F-RPG et depuis, ma vie a changé ! *O* Au fait, le personnage que j'ai choisi d'incarner est un inventé. Comme je suis quelqu'un de cool, j'ai forcement lu le règlement, et j'ai trouvé le code qui est: ok by Eli. Pour terminer, le mot de la fin sera: PAMPLEMOUSSE! (dédicace à Kath!). Merci de m'avoir lu ! :pc:


Dernière édition par Lena Bennett le Mar 12 Avr - 16:20, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Mer 26 Jan - 20:29

Et bien re-bienvenue alors et bonne chance pour cette nouvelle fiche. :fous:
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Jeu 27 Jan - 12:58

Re-bienvenue (:
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Jeu 27 Jan - 15:45

REEEEUH ! Very Happy
Tu m'as pas attendue pour poster ta fiche?! Surprised Espece de... CONCOMBRE! x)
Thkx pour la dédicace, j'suis touchée, vraiment xD

∆ ∆ ∆


Les vampire ne peuvent pas se reproduire, mais ça fait pas de mal d’essayer.
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Jeu 27 Jan - 17:28

Merci beaucoup à vous trois! :love: .

Ce personnage m'inspire vraiment beaucoup, tellement que cette fiche promet d'être longue! Rassurez vous.. Personne n'est obligé de tout lire (enfin.. Peut-être bien que si.. :fouet: ).

Kath, tu m'as pas attendu pour créer ton compte (tu es plus vieille de quelques heures, argghh!) espèce de sal onigiri ! Arrête, je sais que t'es en train de pleurer. Sèche tes larmes.. Prends un kleenex ! xD
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Jeu 27 Jan - 18:58

Lena Bennett a écrit:
Personne n'est obligé de tout lire (enfin.. Peut-être bien que si.. :fouet: ).

Parle pour toi Razz
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Jeu 27 Jan - 19:06

Haha ! Onigiri & Kleenex xDD !
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Ven 25 Fév - 21:02

Je pense avoir fini ma présentation! (d'une longueur honteuse, mais on va dire que c'est pas grave, vous n'avez rien vu! Very Happy).

Bonne lecture, en espérant qu'il n'y a rien qui cloche Razz.
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Sam 26 Fév - 8:57

Cool cool cooool! J'vais la lire de suite (puis après j'irais voir tvd mouhahaha!) <3

Edit : Tadaa j'ai tout lu Cool Et j'ai adoré Surprised <3

∆ ∆ ∆


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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   Mer 2 Mar - 17:54

Tout comme Laura, vu que tu connais la maison, je ne met pas le message de validation, mais tu es validée sans soucis Smile.
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MessageSujet: Re: Lena Bennett - Ne vous fiez pas aux apparences...   

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