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 Apprentissage et dossiers secrets. PV Lena B.

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MessageSujet: Apprentissage et dossiers secrets. PV Lena B.    Sam 5 Mar - 16:26

    Dossiers.
    Voilà ce que je faisais depuis au moins 3 heures: lire et ranger des dossiers. Je détestais cela, je préférais me jeter dans la bataille, et non rester assise pendant que des gens meurent, mais pour l'instant j'étais plus utile ici, j'attaquerais lorsque il sera temps. Cela faisait pourtant une semaine que je passais mes nuits enfermés dans le « Local de documentation secrète de l'organisation », local connu de quelques rares privilégiés. Je connaissais presque tous ces écrits par coeur, pourtant il y en avait des milliers voire des millions, certains plus ancien étaient même écrits sur des vieux parchemins jaunis, puis il y avait les plus récent, les plus complet aussi. Des morts suspectes, des internés psychiatriques qui parlent de vampires, des disparitions étranges, des fugues inexpliquées, des blessures bizarres.. Puis évidemment, les dossiers qui décrivent avec précisions la vie de chaque Orion, retournant parfois même à une dizaine de génération plus tôt.
    J'avais proposé de les retaper à l'ordinateur, cela ne me dérangeait pas, mais l'Organisation était attachée aux vieilles méthodes et, surtout, se montrait très prudent envers ses documents: un piratage serait une catastrophe si toutes ces précieuses informations s'y trouvaient.
    J'avais déjà archivé tout mes dossiers, ceux qui relevait de mes enquêtes, et je finissais de lire les nouveaux. Je reposai le dernier d'entre eux et, me levant avec un soupire, je m'assis à mon bureau, allumant le vieil et unique ordinateur de cette salle, une machine pour ainsi dire préhistorique qui prenait un temps fou à s'allumer mais qui, à mon plus grand bonheur, avait accès à toute les bases de données du monde et même celles de la CIA contrairement aux ordinateurs du local de documentation public. Je m'y connectai et cliquait immédiatement sur les plus récents. La plupart restait des simples meurtres, des serial-killeurs ou encore des attentats mais, en cherchant avec attention et avec de l'entrainement, l'on pouvait repérer facilement les dossiers qui peuvent intéresser l'Organisation.
    Je cliquai sur un des documents, une document vidéo. La vidéo s'afficha en grand sur l'écran, d'abords entièrement noir, je crus même que la vidéo ne marchait pas lorsque je me rendis compte qu'on entendait quelque chose. J'amplifiai le son et me concentrai, les sourcils froncés. Oui, quelqu'un parlait, chuchotait pour être précis. Je mis le volume à fond et pris un calepin pour noter ce que je comprenais.
    « Je...i se.. ..a maison...quelqu'un... C'est monstrueux. Des yeux... canines.. »
    Il avait une respiration haletante, il se trouvait dans un lieu sombre avec son caméscope, il était surement caché, il ne pouvait pas parler plus fort...
    « Il..mon cole... je l'ai vu..journée... c'est..incroy... Je crois...C'est un...»
    Il s'arrêta soudainement et d'un coup, son visage fut visible. Il était dans une sorte de coffre et le visage défiguré par l'effroi, il regardait la lumière ou plus précisément la chose qui avait ouvert sa cachette. « Pitié N.. » Il fut couper net par main qui l'empoigna par la gorge et le tira dehors. Je restais le souffle le court, les poings serrés de ne rien pouvoir faire, tandis que ses cris retentissaient. Puis la caméra resta une dizaine de minutes avant de se couper. Une nouvelle enquêtes s'ouvrait donc pour moi, l'excitation traversa mes veines et je lisais avec avidité les informations notées. La victime était un jeune adolescent d'Everstown, ce jour-là ses parents étaient en week-end à la mer, lorsqu'ils sont rentrés il l'on trouvé égorgé. Etrangeté: peu de sang, la cause serait peut-être une bactérie contenue dans son sang ou le chien du garçons. Le caméscope a été retrouvé déchiquetée dans le fond du coffre mais sa connexion à distance à permis de retrouver cette vidéo sur son ordinateur portable.
    Je sursautai soudainement, attrapant mon poignard et me retournant brusquement. Un homme, vêtu d'un tailleur noir assortit à ses cheveux, se tenait devant moi. Je lui offris un sourire d'excuse et rangeait mon poignard dans ma ceinture.

    « Pardon John, je ne savais pas que tu viendrais aujourd'hui... » lui dis-je.

    Il me servit un bref sourire en coin puis m'expliqua qu'il n'était pas là pour faire des recherches mais pour me présenter une nouvelle recrues qui allait travailler avec moi dans la recherche. Je le regardais d'un air surpris, ignorant la jeune fille qui venait d'entrer.

    « J'avais bien demander une aide mais... Je pensais qu'on me donnerait quelqu'un de plus.. Expérimenter... De plus sur qu'une nouvelle... »

    Il haussa les épaules et balbutia qu'elle était la fille d'une ancienne excellente Orion, comme moi.
    Je me tournais vers la recrue en question et la détaillait de haut en bas. Elle devait avoir entre 18 et 21 ans, elle avait le teint pâle et des yeux bleus qui contrastaient avec ses cheveux bruns. Elle avait l'air... Normale. Le genre de fille qui serait parfaite en infiltrée.

    « Il faut lui apprendre quelque trucs, le mode opérationnel pour tuer au cas où, mais normalement elle doit juste chercher des informations ici et sur le terrain en tant qu'infiltrée. Apprends lui à se servir de ce local et les règles qui vont avec. Tu dois aussi lui donner les armes nécessaires et bien lui en apprendre le fonctionnement pour les plus élaborée. Débrouilles-toi. »

    J'acquiesçais et le remerciais d'un signe de main. Le tireur d'élite balbutia un au revoir puis sortit de la pièce, sa jambe blessée le faisant légèrement boiter. Je soupirais en regardant ma nouvelle collègue et après lui avoir demander son nom, je lui dis que nous allions commencer par le mode de rangement du local. Cette journée allait être longue, moi-même il m'avait fallu plusieurs jours pour connaitre entièrement le fonctionnement de cette pièce... Cela ne me dérangeait pas d'enseigner mais ma nature méfiante n'était pas très rassurée à l'idée de laisser une inconnue lire tout cela...


Dernière édition par Lya Wynn le Sam 5 Mar - 23:05, édité 1 fois
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Lena Bennett
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MessageSujet: Re: Apprentissage et dossiers secrets. PV Lena B.    Sam 5 Mar - 19:11

    Je détestais obéir aux ordres.
    S’il y avait bien une chose qui n’avait jamais changé en moi, malgré les instabilités de mon états d’esprit, c’était bien cela : il m’était si difficile de suivre les chemins qu’on traçait pour moi, et il m’était presque impossible d’obéir une autre impulsion que celle de mes propres choix. L’état de vampire avait encore amplifié ce besoin de liberté, si bien que la solitude en était devenue ma seule alliée. Mais mon esprit directif eu rapidement à être atténué et même masqué, et je du faire preuve de docilité pour infiltrer les orions, ce qui fut sans doute la tâche la plus difficile que j’eu à accomplir, bien plus que de lutter contre l’envie de tout ce sang grouillant autour de moi, ou même que de modifier tout mes réflexes, ma rapidité, mes sens toujours en éveil… J’étais classée comme étant nouvelle, et donc, par définition, ignorante de tout les secrets que cachaient l’organisation. Il n’en était, bien sûr, rien : j’en savais plus sur les vampires que n’importe quel être ici présent. Et l’un d’entre eux allait être chargé de me dévoiler toutes les facettes du monde surnaturel… Quelle ironie.
    Ce matin là, je fus conduite au QG de l’organisation. Rien de bien surprenant, depuis mon arrivée, je ne faisais qu’être conduite là où bon leur semblait. On me présentait aux collègues les plus proches de Nina, ainsi qu’à certains de ses amis. J’ignorais si cela s’agissait d’un pur élan de charité pour m’aider à connaître cette partie de la vie de ma mère imaginaire que je n’avais jamais connue, ou bien d’un test qu’ils tentaient de me faire passer. Quoi qu’il en soit, chacun de mes interlocuteurs fondait en larme dès qu’il m’apercevait, se réjouissant et déplorant à la fois cette si grande ressemble avec ma défunte mère. Et toutes ces condoléances, toutes ses promesses de soutiens, ne faisaient que me conforter dans ce dégout que je leur portais. Cette hypocrisie jaillissant de leurs yeux sous formes de fausses larmes ne m’attendrissait pas le moins du monde, mais produisait exactement l’effet inverse : c’était eux qui l’avaient poussé dans le gouffre qui l’avait conduit à la mort, c’était bien toute cette organisation qui tenait debout tel un château de carte qui me l’avait prise… Et je comptais bien le lui faire payer.
    Cette institution reposait, certes, sur des bases ingénieuses, mais le simple fait que je me trouve dans cette pièce si secrète en dévoilait les failles, les imperfections dans lesquelles je ne tarderai pas à me glisser pour la manipuler de l’intérieur… Mais avant, il me fallait faire preuve de patience et de docilité. D’une énooooorme docilité. Une fois de plus, on me dicta la marche à suivre, on m’ordonna de suivre le guide. Je traversai les couloirs souterrains de l’organisation, scotchée au talon d’un grand homme au regard sombre et à l’attitude professionnelle, derrière laquelle je paraissais parfaitement inoffensive. Seule de la curiosité illuminait le regard des témoins de ma première arrivée, et non plus cette peur qui naissait dès qu’ils avaient le sentiment de n’être qu’une futur proie. Sans doute cette crainte avait-elle disparut, à force de faire face de front avec le danger. Les images du combat entre Nina et le vampire qui m’avait transformé me revinrent à l’esprit… Combien des personnes présentes dans cette salle avait perdu un proche de cette façon? Et combiens mourront encore des canines aiguisées de la mort elle-même ? Leur vie n’était qu’une course derrière leur propre fin, un raccourcit vers celle-ci, au nom de celle des autres. Cercle vicieux…
    Plus j’avançais dans ces couloirs, et plus je m’enfonçais dans ce secret pourtant si fermement gardé… Je captai soudain un bruit étouffé, mais néanmoins audible pour un vampire. Il s’agissait d’une voix qui tressautait, prononçant des mots qui se ruèrent à mes oreilles. « Monstrueux… canines… vampire… pitié ». Non loin de cette agitation silencieuse naissait alors une excitation presque palpable…Je pu entendre le battement d’un cœur détonnant sur celui de tous les autres, anormalement agité. Le lent trajet du sang dans ses veines était brusqué, mené par l’impatience. Mon guide s’engouffra alors tout droit dans la pièce d’où provenait cette étrange agitation. Il s’agissait d’une orion, sans doute la plus jeune que j’avais croisé. Elle paraissait avoir le même âge que le mien, figé pour l’éternité sur mon visage. Lorsqu’elle me toisa, une certaine méfiance émana d’elle. Non pas une crainte face à un prédateur, mais plutôt face à l’inconnu. L’orion autoritaire se remit à débiter ses ordres, paroles desquelles je ne pris pas la peine de tenir compte, jusqu’à ce qu’il fasse volte face et quitte enfin la pièce. D’après ce que j’avais pu comprendre, je me trouvais dans l’une des salles les plus privées de l’association, en renfermant d’ailleurs tout les secrets… Tout autour de moi, un nombre incalculable de dossier étaient classé chronologiquement, l’odeur des plus anciens parfaitement perceptible : il s’agissait de document si vieux qu’il était presque imprégnés de l’odeur de l’époque. La jeune orion m’adressa poliment la parole afin de me demander mon nom, sans pour autant mettre de côté sa méfiance. Je le lui donnai avec nonchalance et appris ensuite qu’elle s’appelait Lya. Peu importait…
    Elle usa d’une voix plus que professionnelle pour, tel que l’avaient fait tout les autres avant elle, se montrer directive et m’expliquer ce que je n’étais absolument pas sans ignorer. J’avais compris le fonctionnement de cette pièce à l’instant même où j’y eu mis le pied, classant chaque document par ordre selon leur ancienneté. Ne m’intéressait que leur contenu… Alors que Lya s’affairait à ouvrir de lourd tiroir en m’en expliquant brièvement et d’une voix monotone le contenu, mes pensées parcouraient mon esprit avec anarchie. M’appliquant à paraître intéressée et à endosser mon air le plus professionnel, je me décidai à rendre cette conversation un peu plus palpitante.

  • Pourquoi as-tu décidé de devenir orion ? Lui dis-je d’une voix neutre alors que ses grands yeux bleus se fixèrent sur moi.

  • Il s’agissait là d’une des seules choses qu’elle pouvait réellement m’apprendre. Non que sa réponse m’intéresse tout à fait mais, même si je m’efforçais de garder une confortable distance avec ceux qui m’entoureraient désormais, j’étais condamnée à me trouver des heures durant dans cette salle avec une seule et même personne. Alors, autant que ce temps passé ne soit pas monotone et usé inutilement…

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MessageSujet: Re: Apprentissage et dossiers secrets. PV Lena B.    Jeu 10 Mar - 23:58


    Je n'avais qu'une envie, c'était de me débarrasser d'elle. Ou plus précisément de me débarrasser du fardeau qu'était l'apprentissage car je souhaitais vraiment mener cette nouvelle enquête, tuer le monstre qui avait tué ce jeune homme dans sa propre maison. L'on pouvait voir une peur si grande dans ses yeux noisettes, ses yeux si humains, jeunes et remplis d'innocence... Il aurait eu toute une vie à construire mais cet être ignoble la lui avait arraché. Comment avaient réagit ses parents, en entrant dans sa chambre? Je pouvais imaginer sans peine leur sourire en rentrant, surement avaient-ils criés après leur fils, je peux sentir leur mauvaise impression envahir peu à peu leur esprit. Je peux imaginer la panique montée lorsqu'ils furent devant la porte de sa chambre. Je connaissais la douleur qu'ils avaient ressentis alors en ouvrant la porte, le désespoir mêle à l'espérance qu'il soit encore en vie, je me doutes qu'ils ont alors fondus en larmes, tremblants, se battant avec eux-même, lorsque le dernier espoir fut anéantit...
    C'est pensée s'acharnait au loin dans mon esprit tandis que mon corps, indifférent à cette souffrance, s'affairait à expliquer à la nouvelle tout le fonctionnement de la pièce. J'ouvrais un tiroir et lui en expliquait le contenu: Les internés de 1450 à 1500. Puis sur la même ligne tous ceux du même thème mais à chaque demi-siècles, de 1200 à nos jours. Je lui faisais cependant remarquer que, nos informations plus récente étant plus grande, la profondeur des tiroirs différait. Elle m'observait dans le silence, acquiesçant de temps en temps, d'un air professionnel et visiblement intéressée.
    Je prenais de ne pas trop montrer ma méfiance, on me reprochait souvent de l'afficher avec froideur... Cependant je restais sur mes gardes. J'avais toujours fait confiance à mon instinct et cette fille ne me semblait pas claire, les autres l'acceptaient peut-être les yeux fermés à cause de sa ressemblance avec Nina, mais ce n'était pas mon cas. Je n'avais pas connu longtemps Nina, elle était morte peu après mon arrivée, mais je m'étais vite liée à la dame et j'aurais pu jurer que ce n'était pas le genre de femme à avoir eu un enfant sans mari et à l'avoir cachée à tous... Mais apparemment j'étais la seule à la mettre en doute. Désespérant. Parfois je ne pouvais m'empêcher de penser, frissonnante, que de mauvaise personne pourrait facilement entrer ici. Nous pourrions être des proies faciles pour un monstre intelligent.
    *Heureusement que les vampires ne sont que des animaux trop obsédé par le sang pour regarder autour d'eux!* Pensais-je, ricanant intérieurement.
    Pour moi, ainsi que pour 90 % de l'Organisation, les vampires étaient juste des bêtes. Des animaux, qui pouvait baratiner, se montrer parfois rusé pour nous fuir. Ils ne faisaient que tuer, ils ne pouvaient pas avoir une conversation vraiment intelligente car ils n'avaient pas d'âme pour penser, pour avoir un avis, ils ne pouvaient ni être attachant, ni aimer, ni faire des activités humaines sauf si elles pouvaient les mener à une proie.
    J'étais donc un peu perdue dans l'océan de mes pensées lorsque Lena Bennett, accroupie à mes cotés, me demanda pourquoi j'avais rejoint les Orions. J'arrêtais soudainement mon geste, laissant le tiroir à moitié ouvert, et restais une seconde perplexe. Pourquoi j'avais rejoint les Orions? J'aurais plus lui sortir des tonnes de raisons, vraies mais pas principales, celles que l'on dit lorsqu'on veut abréger une conversation. Je pouvais lui dire ça... Mais je n'en avais bizarement pas envie. Cette fille, si elle était bien celle qu'elle disait être, avait une mère tuée par un vampire après tout... Elle pourrait comprendre.. Puis, parfois, les mots s'échappent, ils doivent s'échapper, et ça fait un bien fou de les laisser s'enfuir sans lutter.

    - « Dans ma famille, depuis neufs générations, nous sommes Orions. Mes parents l'étaient aussi, mais je l'ignorais. J'étais naïve, j'avais une petite vie parfaite... Mes parents étaient des êtres incroyables, tu sais... Des gens vraiment bien. Ils se sont rencontrés dans ces murs et ils se sont longtemps aimé ici aussi.. Je venais souvent, quand j'étais enfant. Je me souviens encore, de ma fierté quand mes parents me racontaient qu'ils sauvaient le monde. Ils ne m'en ont jamais dit plus mais cela me suffisait. Je sens encore l'excitation qui autrefois me gagnait quand aujourd'hui je descends l'ascenseur pour entrer ici. Je revois des visages qui me gâtaient lorsque j'étais enfant, ils sont maintenant bien plus âgés, plus défaits et rare. Beaucoup sont morts et les survivants ont vu mourir nombreux de leur amis, parfois même sous leur yeux... Bref, j'étais heureuse avant mais, lorsque j'avais six ans, un monstre, une de ces créatures ignobles, ces suceurs de sang sans aucune... Bref, un jour un vampire est entré chez moi. C'est moi qui ai trouvé le corps de mes parents, la bête m'avait apparemment oubliée... C'était noël ce jour-là. »

    Mes sentiments, rien que dans ma façons de dire « vampire, se montraient clairement. Je m'arrêtais pour me tourner vers Lena, les yeux pleins d'une triste haine.

    - «  Lorsque j'ai eu seize ans et que l'on m'a dit pour l'organisation, il m'a tout de suite semblé évident d'y entrer. J'y est mis toute ma vie et je comptes continuer jusqu'à ma mort.. Pour eux. »

    Je haussais les épaules, baissant les yeux, puis avec un soupire je relevais à nouveau la tête pour lui retourner la question, lui montrant d'un regard, que j'espérais une réponse aussi franche que la mienne.
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MessageSujet: Re: Apprentissage et dossiers secrets. PV Lena B.    Dim 27 Mar - 10:27

    Elle me toisa, et je crus un instant que ma question resterait en suspend. Elle laissa échapper un léger soupir, ses gestes stoppés net par une vague de souvenirs, qu’elle décida ensuite de laisser couler librement. Elle me raconta cette blessure encrée en elle, la voix pleine d’une émotion presque palpable. Alors qu’elle parlait de la mort de ses proches inconnus, je me surpris à haïr moi aussi les auteurs de ces meurtres. J’avais beau tenter de me persuader qu’il était impossible de me comparer à ce genre de vampire, j’avais beau garder la pensée que je n’aurais jamais agis de la sorte…Comment pouvais-je me considérer moi-même différente des tueurs des parents de Lya entre ces murs qui eux-mêmes me maudissaient en silence ? Nous avions pourtant, elle et moi, un point commun : tout comme elle, j’avais été arrachée à ma vie d’insouciance par les canines aiguisées d’une créature de la nuit, par un meurtre silencieux dans la pénombre. Nous étions toutes les deux marquées par cette blessure, vivant avec le changement et le sentiment d’incompréhension complète, portant sur nos épaules le poids de la différence. Aux pourquoi, nous ne trouvions aucune réponse. Même vivre restait une peine, jusqu’à ce qu’on lui trouve un but. Là était la raison de sa présence, ainsi que la mienne. Comment pouvaient-elles être tout de même aussi radicalement opposées ? Alors que mes doigts effleuraient à nouveau le papier rêche, couvert des blessures du temps, elle me retourna la question. La franchise me brulait la gorge… La vérité au bord des lèvres, je m’accrochai au mur de mes mensonges et de mes illusions.

  • C’est le regret qui m’a conduit ici, dis-je, le souvenir tordant mes traits en une peine sincère lorsque je commençai à enfermer la vérité. Je ne peux plus rencontrer une seule personne sans que la ressemblance avec… elle ne saute aux yeux. Pourtant, si peu la connaissaient vraiment… C’était une femme très douce, qui aimait son indépendance. Elle avait beaucoup d’empathie envers les autres et se tenait presque pour responsable du malheur des gens. J’imagine que c’est cette partie d’elle, et sa détermination qui l’a fait entrer dans l’organisation. Je ne me rendais compte de rien, si bien que je n’ai jamais entendu un mot à propos des orions avant sa mort… Je me suis longtemps considérée comme une déception dans sa vie, comme la raison pour laquelle elle se donnait tant à son travail, tellement que je ne restai qu’un secret. Nos relations étaient froides comme celle de deux personnes qui se seraient… perdues pendant des années. Je ne lui menais pas la vie facile, je n’étais pas la jeune fille parfaite qu’elle aurait du avoir, à son image…

    Ce mélange difforme entre des bribes de vérités et de long tissus de mensonges secouait mon cœur entre souvenirs, espoirs et craintes, si bien que ma voix se brisa, donnant à mon discours un air d’authenticité encore plus prononcé.

  • C’est ici qu’elle vivait. Sa vie, ce n’était pas moi… c’était vous tous, et faute de l’avoir connu, j’aimerai vous connaître, vous, ainsi que sa cause, son but et ses motivations. Je suis ici, tout comme elle, pour que plus personne ne soit arraché à ses proches… Comme elle le fut elle aussi…

    Cette vie que je lui racontais là me paraissait presque enviable face à la réalité… Je l’avais si peu connue, si peu aidée comme je me l’étais pourtant promis… Je l’avais laissée seule dans sa fragilité et dans ses troubles si nombreux… Nous n’en serions sans doute pas là si je n’avais pas, moi-même, manqué à ma place… Mon récit avait plongé la salle dans un silence embarrassé, de ceux qui font naître ces moments où même le calme crie, et parait lourd à porter. Chassant ces souvenirs de mon esprit, je me redressai et parcouru la pièce d’un pas lent. Peut-être se trouvaient ici des informations intéressantes… Je décidai d’en avoir le cœur net, plus tard. Dans un premier temps, il me fallait faire naître la confiance dans l’organisation et m’y créer une place. Mes yeux s’arrêtèrent alors sur l’ordinateur, au fond de la salle, me rappelant l’un des détails de mon arrivée dans cette pièce.

  • Tous les dossiers classés ici sont aussi numérisé ? L’interrogeai-je, sans quitter des yeux la machine.

    J’espérai qu’en amenant le sujet de façon détournée, elle me confierait ce qu’elle venait de découvrir…


    HJ : Manque total d'inspi sur la fin, mais on ne dira rien!
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MessageSujet: Re: Apprentissage et dossiers secrets. PV Lena B.    Jeu 5 Mai - 12:37

    J'écoutais son histoire comme on écoute une chanson triste, on la vit, on la ressent, et l'on en reprend tout ce qui nous rappelle notre propre histoire. Elle vivait aussi dans la souffrance d'une perte, dans l'envie, en quelque sorte, de faire durer l'histoire que ceux gens avaient commencé.. Elle voulait connaitre sa mère, partager quelque chose avec elle, je fus touchée en l'écoutant.
    Je l'imaginais dans l'ombre, toujours à se rabaisser face à la distance de la seule personne qu'elle avait... J'aurais aimé l'aider, la rassurer, mais hélas Nina ne m'avait jamais parler d'elle...
    Je me sentis soudain coupable, comment avais-je pus passer à coter d'un tel secret? J'avais tant parler avec elle... Si je n'étais pas capable de voir cela, comment pouvais-je découvrir des vampires et des lycans ? Découragée et impuissante, je perdis un peu confiance en moi.
    Je me souviens qu'un jour, Nina m'avait raconté son histoire, elle m'avait parler de sa soeur décédée, que c'était ce qu'il l'avait poussée à devenir Orion.. Comment aurait-elle pu me raconter tout cela, me montrer les squelettes de son placard, sans même évoquer l'existence de Lena? Je restais sincèrement perplexe.
    Un ange passa et ensuite les yeux de Lena se posèrent sur l'ordinateur, où ma vidéo était toujours sur pose.

    - Tous les dossiers classés ici sont aussi numérisés? demanda-t-elle, comme pour détourner la conversation de ces sujets douloureux.

    Je secouais négativement la tête, puis m'approchait de l'ordinateur en question, lui faisant signe de me suivre.

    - Non, cet ordinateur est le seul qui à accès à tout ce qui existe sur le monde informatique. Les dossiers de la CIA par exemple.. Tu comprends donc pourquoi cette salle doit vraiment être sous surveillance: non seulement il y a ici des tonnes de dossiers secrets, mais il y a aussi les secrets du monde entier.

    J'appuyais sur play et lui laissais visionner la vidéo.

    - Ça date de hier. Je crains de ne pas bien comprendre ce qu'il dit...

    Je lui passais mon calepin, hésitant un peu à la laisser entrer ainsi dans mon enquête mais.. L'union fait la force non? Il fallait bien que j’apprenne à laisser un peu de coter ma fierté. Puis de plus , pour je ne sais quelle raison, quelque chose me disait que peut-être Lena n'allait pas être si inutile pour finir. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais l'impression qu'entre nous, peut-être, ça collerait bien.
    L'intuition, je supposes. J'ai entendu dire que l'intuition était une vue du cœur dans les ténèbres... Je trouves que "les ténèbres" convient bien comme titre pour résumé ma vie, le monde même. Quant à mon cœur, il ne me parlait que rarement, alors j'avais tendance à lui faire confiance, lorsqu'il osait un peu donner son opinion.
    Lena prit timidement le calepin que je lui tendais, j'attendis son avis, ses corrections éventuelles ou encore ses intuitions, patiemment assise sur le coin du sombre bureau.


Hrpg: désolée, uuuultra court et merdique. C'est pour dire d'avoir répondu quoi xD Je ferais mieux après (a).
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