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 Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]

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MessageSujet: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mar 29 Juin - 19:15

Les changements.
Certaines personnes aiment les changements. Elles apprécient la transition d'un passé nécessairement imparfait vers un futur à construire. Elles aiment la chance nouvelle qui leur est donnée d'évoluer, de remédier aux petites imperfections, tout en conservant ce qu'on aime.
Le paradoxe qui réside dans les changements, c'est qu'on voudrait tout garder... Mais qu'en même temps on a le désir de muter. Enfin, tout ceci concernent les changements délibérés naturellement.
De son fait ou non, Mael détestait les changements, depuis toujours. Voyez-y un trait resté de sa vie humaine, d'un temps où l'incertitude lui serrait le ventre, jour après jour, dans l'angoisse perpétuelle du lendemain. Si on avait découvert son secret, s'il n'était pas parvenu à nourrir sa famille, si sa mère ou ses sœurs étaient tombées malade, s'il n'avait pas été à la hauteur, s'il avait disparu...


*Décidément, je broie vraiment du noir ce soir !*

Le jeune vampire se secoua. D'abord la tête, puis le corps. Dans une lenteur incroyable pour ceux de son espèce, il se releva, bien que la position accroupi qu'il occupait juste avant n'ait pas été inconfortable. A dire vrai, tout ceci le laissait indifférent. Un vampire ne se fatigue pas à conserver une même posture, tout au plus s'ennuie-t-il...
Du regard, Mael embrassa la ville endormie. Il devait être dans les deux heures du matin, tout était presque calme à présent. Nous étions en début de semaine, les jeunes et les moins jeunes avaient fini de s'amuser et avaient préféré rentrer chez eux relativement tôt. Après tout, le monde humain travaillait le lendemain.
Mael se demanda ce que cela ferait d'occuper un emploi. Il n'en avait nul besoin, mais peut-être cela lui changerait-il les idées. Naturellement, ce n'était pas sans risques, et il refusait que sa nature mette des innocents en danger. Exit donc le travail.


*Bon sang, il faut vraiment que je me ressaisisse, au moins avant de rentrer !*

Cela faisait plus d'une journée qu'il n'avait pas regagné le domcicile familial. Rien d'extraordinaire en soit, d'autant plus qu'il avait envoyé un SMS à Elisabeth pour la prévenir. Dans un léger sourire, le vampire se dit que, malgré tout, cette dernière devait s'inquiéter de lui.
L'histoire était banale, surtout pour lui ! Mael s'était une fois de plus entiché d'une jolie jeune femme, il avait fait sa connaissance, elle lui avait évidemment cédée, mais il avait préféré fuir, comme toujours. Jamais il n'imposerait sa condition à qui que ce fut, ou alors faudrait-il que les sentiments qui les lient soient aussi solides que ceux qui unissent Elisabeth et Peter. A dire vrai, il avait cessé de rêver qu'une telle chose arriverait. Pas à lui...
Le pire dans tous cela était certainement que les siens n'avaient pas manqué de le mettre en garde, en vain. Quand Mael décidait quelque chose, c'était quasi-impossible de le faire changer d'avis. Ce qu'il pouvait être entêté parfois...
D'autant plus qu'il n'avait pas réellement pris le temps de connaître la demoiselle. Il avait goûté le frisson de la nouveauté, l'attrait de l'inconnu, mais il s'était défilé avant que tout n'aille trop loin, comme d'habitude.

Mais qu'allait-on faire de lui ?
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mar 29 Juin - 21:33

Une journée et dix heures. Voilà depuis combien de temps mon fils n'était pas rentré. Ne croyez surtout pas que je le surveille ou quoi que ce soit. Mael est assez grand et mature pour faire ce qu'il veut, quand bon lui semble. Cependant, mon caractère de mère poule m'oblige constamment à me faire du soucis pour ma famille.

Mes yeux se posèrent sur mon téléphone portable. Ce dernier était placé sur la table basse de mon salon. Je me penchais légèrement en avant et tendit mon bras droit pour m'en saisir. Je l'ouvrais et allait directement aux messages. Oui Mael m'avait envoyé un message pour me prévenir de son absence prolongée. Ce dernier m'avait écrit qu'il avait besoin de réfléchir. Cependant, je ne connaissais pas sa position dans la ville d'Everstown.
-Elizabeth calme toi. Tu sais très bien qu'il reviendra. Comme d'habitude après tout.

*Encore une fille j'imagine.*

Je me mis à réfléchir. Mon fils adoptif était un grand séducteur et charmeur et il devait certainement se faire du mouron à l'heure qu'il était. Je le connaissais comme si je l'avais fait. Il tombait amoureux, se séparait de la fille et venait par la suite la phase de doute, de questionnement. Une phase que l'on pourrait appeler, période de dépression, de désespoir... ? Durant ces moments, Mael broyait constamment du noir et il avait besoin de s'isoler quelque peu, histoire de se poser les bonnes questions. Malheureusement et ce qui me donnait du soucis, c'est que ses questionnements partaient dans tous les sens. Les femmes n'étaient plus le seul sujet et il venait à douter de ses actes dans sa vie d'être humain. Constamment il venait à mes côtés pour trouver refuge et conseils. Cela me réchauffait le cœur et j'aimais lui être de bons conseils. Depuis les années que je lui répétais les mêmes paroles, Mael n'avait apparemment pas compris qu'avec des «si» on referait le monde et qu'il ne servait donc à rien de se triturer les méninges avec des remords.

Soit... Je décidais de l'appeler pour me renseigner du lieu où il se trouvait et me rendre à ses côtés, lorsque je m'avisais. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? C'était logique voyons. Connaissant Mael, il devait certainement se trouver à la Tour de Guet. Sûre de moi, je décidais de me lever. Avec la vitesse de la lumière, je prenais mon sac à mains (quoi qu'à deux heures du matin, il ne me sera guère d'utilité, mais trêve de bavardage, je suis une femme après tout et puis bon... C'est un vieux réflexe) et j'enfournais dans ce bout de cuir (oui le cuir, c'est mieux que le tissu non ?) mon portable et... Et puis c'est tout. Tout le reste si trouvait déjà. Je pris les clés de la voiture et me dirigeais vers mon époux. Ah Peter... Il me regardait dans les yeux, un sourire irrésistible en coin.

-Tu vas le rejoindre c'est ça ?

Je hochais la tête tout en répondant.
-Oui il ne va pas bien, je le sais. Je vais le retrouver à la Tour de Guet. Je prends ta voiture mon ange.

Oui la voiture oui. Même à deux heures du matin les humains ne dorment pas forcément. Et puis voir quelqu'un dans la rue marcher en direction de la Tour de Guet, seul qui plus est, éveillerait les soupçons. Je pris le visage de Peter dans mes mains.

-Tu t'occupes de Jessica d'accord ?
-Mais oui ne t'en fais pas, elle dort là. Va chérie. Et revenez vite.

Je l'embrassais passionnément et le quittai. Une fois dans le garage, je m'engouffrais dans la Mercedes marital et démarrais après ouverture automatique de la porte s'il vous plaît.
Au bout de quelques minutes, j'arrivais dans le troisième arrondissement de la ville d'Everstown. C'était là que se situait la fameuse Tour de Guet, très appréciée des touristes, notamment de par son passé historique.
Une fois garée, je levais les yeux au ciel. Certes la tour mesurait dans les cinquante mètres environ, il ne me faudrait tout au plus que quatre secondes pour être en son point culminant. Par prudence, je regardais autour de moi pour voir s'il n'y avait pas un être humain ou bien un de ces êtres que sont les animorphes ou les lycans. Rien qu'à cette pensée, je frémis. Ils étaient mes ennemies et ne se poseraient pas deux fois la question à savoir s'il devrait me détruire ou non. Ni mon odorat, mon ouïe ou ma vision ne me signalèrent un quelconque danger. Je m'enfonçais donc dans la Tour de Guet et arrivais quatre secondes plus tard (qu'est-ce que je vous avais dit ?) tout en haut. C'est là que j'aperçus un Mael des plus triste. Rien qu'à le voir, mon cœur en fut brisé. Tout ce que j'avais imaginé chez moi était réel. Pourquoi en étais-je surprise d'ailleurs ? Je ne saurais le dire. Je brisai le silence par le seul son de ma voix. Elle ressemblait à la plus belle des partitions de violon jamais jouées.

-Mael ?

Il était des plus étranges de voir ce gros nounours complètement démoralisé, surtout à cause d'une histoire d'amour. Même le temps ne m'y avait pas encore habitué.
Je m'approchais délicatement de lui, un léger sourire compatissant se dessinant sur mes lèvres. Mon regard était bienveillant. Une fois sur sa droite, je déposais une main blanche sur son épaule.


Dernière édition par Elizabeth Williams le Jeu 1 Juil - 15:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mar 29 Juin - 21:56

On ne peut pas franchement dire que c'est de sa faute, Mael est ainsi fait. Tel le fameux titre "les oiseaux se cachent pour mourir", on aurait pu écrire "Mael se cache pour souffir". Enfin souffrir... Il est bien pire souffrance qu'un chagrin d'amour, surtout lorsque l'histoire a à peine eut le temps de commencer et qu'elle relève encore plus des rêves et du fantasme que de la réalité, mais tout de même.
De toute façon, Mael ne songeait déjà plus vraiment à ça. Comme toujours et pour la centième fois, il repensa à tous ces évènements qui, imbriqués les uns dans les autres, l'avaient menés ici, en cet instant. Une grande partie de son destin ne relève pas de soi. On ne choisit pas sa famille, ni son milieu, ni même les gens qui nous entourent, hormis ses amis, mais ils ne sont qu'une minorité. Il est des choses qui ne se maîtrisent pas et vous forgent pourtant.
Mais il en est d'autres qui relèvent directement de choix, d'actions, de décisions. Et c'était à cela que songeait Mael. Oh, ne vous inquiétez pas pour lui, il finirait par se remettre, comme toujours. Mais il avait besoin de ce laps de temps, court mais nécessaire, afin de se laisser aller, et d'aller mal... Ne le prenez pas pour un ingrat, son existence vampirique ne saurait être qualifiée d'enfer, bien au contraire. Avec sa deuxième vie, il avait trouvé une deuxième famille, et il n'aurait pu s'en plaindre. Mais tout de même, il y avait ce manque, ce vide, tout cet amour en lacune...

_ Mael ?

Le vampire aurait pu sursauter, mais il n'en fit rien. Au fond, la surprise n'en était pas une. Eisabeth le connaissait si bien... Sans bouger, le vampire eut un léger sourire et la laissa approcher, dans la confiance la plus absolue. Ainsi debout, il la dépassait de presque deux têtes, et quand il sentit une main sur son épaule, il sut que la jeune femme devait avoir le bras tendu, voir même qu'elle se tenait sur la pointe des pieds.

*Non, j'exagère...*

Sans se départir de son sourire, il pivota et encercla la frêle silhouette de ses grands bras. Pourtant, ce fut avec une infinie tendresse, comme s'il avait peur de la blesser, ce qui était ridicule... Mais plus fort que lui. Il se passa un moment dans le silence, puis Mael se força à le briser. Il détestait faire du mal à ses proches. Il en avait toujours été ainsi, et il n'avait jamais été aussi fort qu'en présence des siens, même pour de faux...

_ Tu n'as pas pu t'en empêcher hein ? lança-t-il, taquin mais reconnaissant. Peter n'a pas tenté de te retenir ? Tu sais pourtant que je ne risque pas de me faire du mal !

Le suicide ? Il n'y avait jamais pensé allons ! Il n'était pas tragique à ce point.
Il libaré finalement sa mère d'adoption et lui saisit le menton avec force de précautions. Plantant son regard dans le sien, il sourit, sincèrement.

_ Tu sais que je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi, je vais très bien ! Ne me dis pas que tu ne peux pas te passer de moi pendant 24h ? Peter va commencer à avoir des soupçons si tu continues ainsi...

Idiot ? Un peu, mais que voulez-vous, c'est plus fort que lui : il faut toujours qu'il protège les siens, y compris à ses dépends...
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mer 30 Juin - 19:58

Un sourire des plus chaleureux vint se former sur mon visage lorsque les bras de mon fils adoptif se serrèrent autour de mon corps. J'aimais cela. J'aimais à savoir que je comptais énormément pour ma famille et que ce que je faisais chaque jour pour eux leur plaisait, au point de m'en remercier par des gestes de tendresse.
-Tu n'as pas pu t'en empêcher hein ?

Je souris amusée.
-Tu as tout à fait compris. Tu ne me connais que trop bien Mael. Même après ton message j'ai continué à me faire du soucis.
-Peter n'a pas tenté de te retenir ?
-Non bien sûr que non. Pourquoi ferait-il une chose pareille ? Il sait très bien que j'avais besoin de te voir, de te parler, il n'allait pas m'en empêcher quand même. Il veut que nous rentrions au plus vite pour que nous soyons tous ensemble. Et puis tu crois que ton père ne se fait pas de soucis pour toi? Il ne désire que ton bonheur. Te voir te morfondre ne lui plaît pas davantage qu'à moi.

Sentant ses doigts prendre mon menton, je levais les yeux vers son regard et lui sourit tendrement.
-Tu sais que je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi, je vais très bien !
-Mael... Comprends moi. Je suis une mère, la tienne qui plus est. C'est la chose la plus normale non ? Mon comportement est tout à fait logique. Surtout après un message comme tu m'as envoyé. Même si je te connais, que j'ai confiance en toi, je sais que tu te poses beaucoup trop de questions, pour pas grand-chose en plus. Je n'aime pas te voir dans cet état, cela me brise le cœur.
-Ne me dis pas que tu ne peux pas te passer de moi pendant 24h ? Peter va commencer à avoir des soupçons si tu continues ainsi...
-Hé non je ne peux pas me passer des membres de ma famille plus de 24 heures.
Je souris amoureusement.
-Je suis perdue sans vous, je ne suis rien. Vous êtes tout pour moi.

Je souris de joie.
-Ah je retrouve le Mael d'origine. Celui qui fait des blagues et qui rigole de tout.
Je lui pris la main, l'encourageant à lâcher mon menton et m'assit.
-Viens Mael... Alors, dis moi un peu. Qu'est-ce qui se passe cette fois ? Encore une fille j'imagine non ? Dis-moi tout. Qui est-ce ? Que s'est-il passé ? Comment est-elle ?

Je vis le visage de mon fils s'affoler tout d'un coup. Hé oui je suis une fille et Mael est mon fils. Alors, forcément mon petit côté curieux et féminin ressort instinctivement quand il s'agit d'histoires d'amours.

-Qui a décidé de tout arrêter ?
Je redoutais la réponse et la connaissais d'avance de toute manière. Dans ses histoires, Mael arrêtait toujours lui. Premièrement c'était un charmeur et un dragueur. Il n'était pas rare qu'il vienne me voir pour me dire qu'il aimait deux voire trois filles à la fois. Deuxièmement mon fils adoptif avait peur de ce qu'il était. J'entends par là qu'il ne voulait surtout pas faire le moindre mal à ses charmantes demoiselles, il ne désirait pas les transformer, donc il ne pouvait se convaincre de leur dévoiler la vérité sur sa nature vampirique.
J'attendis sagement sa réponse, le laissant ingurgiter toutes mes questions. Je savais pertinemment qu'il me dirait tout. Nous étions tellement proches lui et moi, qu'il ne me cachait rien. Et puis dans ces moments-là, ce grand garçon avait besoin de parler, de vider son coeur, pour aller mieux.
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Jeu 1 Juil - 14:50

Une mère.
Existe-t-il une chose plus douce, plus pure, qu'une étreinte maternelle ? La vie est souvent étrange quand on y réfléchit... Mael n'avait jamais été aimé de celle qui l'avait mis au monde. Malgré la pauvre femme, elle ne voyait en son fils que l'image de l'absent dont le vide hanta ses jours jusqu'au dernier. Mael, lui, avait appris à s'en passer. De toute façon, comme peut-on regretter ce qu'on ne connaît pas ? Il faut goûter pour aimer, et aimer pour ressentir un manque. La tendresse n'avait été qu'une chose qu'il ignorait, jusqu'à Elisabeth...
Au début, il avait été dérouté, c'est peu dire ! Il avait fallu des décennies pour qu'ils prennent leurs marques, pour que l'homme accepte une tendresse dénuée de la moindre ambiguité, et pour qu'il sache comment la rendre. Avec les autres femmes, c'était venu plus facilement, si l'onexcepte ses pulsions à les tuer naturellement. Mais avec Elisabeth, il avait fallu des années avant qu'il ne s'autorise qu'à froler son épaule d'une caresse...
En un sens, il y avait pa présence de Peter. Cela vous semblera probablement ridicule, mais Mael a des conceptions "archaïques" pour certaines choses. Eli étant mariée à Peter, elle lui appartenait en quelque sorte, il avait la mainmise sur elle, comme elle sur lui (mais il n'avait jamais eut envie de caresser Peter en fait...). Non pas qu'il y ait jamais eut d'ambiguité, mais bon... Vous comprenez, quand on a jamais dis, ni su l'amour, il est compliqué d'en donner, surtout quand il sort de tous codes sociaux.
Après tout, en apparence, Eli n'était pas suffisamment âgée pour être sa mère, même adoptive ; et puis, on voit rarement l'adoption d'un jeune homme de 20 ans. Ainsi, aux yeux de tous, ils se présentaient comme frères et soeurs, ce qui expliquait leur complicité sans faille, sans trahir leur secret. Pour eux néanmoins, ils étaient mère et fils, malgré leur six années seulement de différence... En fait, quand on devient vampire, on perd tous ses repères, et en un sens on redevient un enfant, en milles fois plus dangereux. Mael avait dû apprendre bien des choses, et Eli s'était montrée d'une patience d'ange. Attentionnée, elle avait même une fâcheuse tendance à tout excuser. Heureusement que Peter avait été là pour mettre le hola par moment, sans quoi notre cher Mael aurait pu devenir un garnement pourri gâté !
En tous les cas, si ça avait pris du temps au vampire pour comprendre et accepter la tendresse de sa nouvelle mère, il ne lui était plus possible à présent de s'en passer. Vous pouvez rire, en un sens c'est très inattendu quand on le voit. Mais les apparences sont des choses auxquelles on ne devrait jamais se fier, croyez moi...

-Tu as tout à fait compris. Tu ne me connais que trop bien Mael. Même après ton message j'ai continué à me faire du soucis.

Mael sourit jusqu'à ses oreilles. Pourquoi n'était-il en rien surpris ? D'ailleurs, rien dans ce qui fut dit ensuite ne le surprit.

_ Ah je retrouve le Mael d'origine. Celui qui fait des blagues et qui rigole de tout.

_ On dirait que tu me connais sur le bout des crocs...

Mael ? Plaisanter l'air de rien sur sa nature ? Oui, c'est tout à fait lui !

-Viens Mael... Alors, dis moi un peu. Qu'est-ce qui se passe cette fois ? Encore une fille j'imagine non ? Dis-moi tout. Qui est-ce ? Que s'est-il passé ? Comment est-elle ?

Le vampire eut une moue ennuyée. L'intimité a également quelques inconvénients...

_ Qui a décidé de tout arrêter ?
Il fixa Elisabeth avec un sursaut de surprise. Comment... ? Question inutile. Elle savait, c'est tout... Le grand dadet s'assit sur le rebord et se mit à triturer nerveusement ses mains. Il n'était pas certain de vouloir en discuter, mais bon... Il se résolut dans un soupire.

_ Moi. Comme d'habitude. Elle s'appelle Ode. Elle a une magnifique peau dorée à souhait, et un sourire... Ah si tu la voyais sourire ! Elle... Elle est pleine de vie, elle a des milliers de projets et...

Mael perdit toute joie. Se renfermant, il se contenant d'un vague :

_ Bref, elle mérite mieux, alors j'ai laissé tombé avant qu'elle ne s'attache. Elle pensera simplement que je suis un rustre, ce qui ne sera pas totalement faux.

Mael se racla la gorge tout en évitant de regarder Eli. Oui, vraiment...

_ Je ne veux pas en parler. De toute façon, il n'y a rien à dire.

Et, parce que l'esprit du vampire avait coutume de passer du coq à l'âne, il déclara enfin :

_ Tu sais, je crois que j'aimerais avoir un chien. Un bébé s'entend, une toute petite chose que je pourrais voir grandir et rendre dingue ! Tu crois que Peter y verrait un inconvénient ?

Mael tout craché ça ! Ne lui demandez pas d'où ça lui était venu...
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Lun 5 Juil - 19:07

Mes enfants adoptifs sont tout pour moi. Je suis une mère dans l'âme. J'ai toujours eu besoin de protéger plus jeune ou plus faible que moi et ce, même dans mon enfance ou mon adolescence. Ce fut donc sans hésitation que j'acceptais d'accueillir dans mon foyer Mael et Jessica, surtout en sachant que je ne pourrais plus jamais avoir d'enfant naturellement. Cependant, je suis tellement heureuse dans ma nouvelle vie, que je ne peux en vouloir à Peter et ne regrette rien du tout, bien au contraire. Il a fait cela par amour pour moi et rien d'autre. Pourtant, bien que je fusse adorée et choyée par mes parents, je ne peux que me sentir bizarre à certains moments. Lorsque je passe du temps avec mes enfants, notamment dans le cas présent avec Mael et ses soucis de cœur, j'ai l'étrange impression que les mots que j'utilise, les gestes que j'adopte envers ma «descendance», sont les mêmes que lors de mon enfance. Normal allez-vous me dire, je suis une mère et je recopie le schéma maternel. (Toutefois, Elizabeth fut adoptée également et ne connut jamais ses véritables parents. De nos jours encore, elle pense que les personnes qui l'ont élevée, sont ses parents biologiques. Elle ne reproduit donc (sans le savoir), que ce qu'elle a vécu en tant que fille adoptive et c'est cela qui la rapproche tant de sa fille Jessica. Parce qu'elle la comprend comme personne d'autre sur cette Terre).
Je me souviendrais toujours et même après des siècles et des siècles de vie vampirique, la relation forte qu'entretenaient mes géniteurs avec moi.

Assise sur le rebord de la Tour de Guet, je regardais l'étendue de la ville d'Everstown qui s'offrait à mes yeux vampiriques. Cette ville était belle. Je l'aimais, je m'y sentais bien, comme chez moi, comme si je n'avais connue que le Petit Londres, comme on aimait à l'appeler. En un sens, oui je n'avais connue que cette ville. Ayant quitté Colombus et l'Ohio à mes vingt ans, très peu de souvenirs de mon enfance ou adolescence passées aux États-Unis faisaient surface dans mon esprit. Qui plus est, j'étais maintenant un vampire et tous mes souvenirs humains avaient disparu. Enfin presque tous.

-On dirait que tu me connais sur le bout des crocs...
Étant dans mes pensées les plus profondes (ce que je n'aurais pas du car, j'étais venue voir mon fils. Je n'étais pas là pour penser à moi et au comportement que je tenais avec mes enfants adoptifs), je n'entendis que très légèrement sa phrase, mais la compris tout de même. Un vague sourire amusé vint se loger sur mes lèvres.
Cependant, une expression des plus étranges, se profila sur le visage de Mael. Je le remarquais instantanément et levais les yeux vers lui. Il avait l'air... Surpris. Il répondit aux fameuses questions que je lui avais posé quelques secondes auparavant.

-Moi. Comme d'habitude. Elle s'appelle Ode. Elle a une magnifique peau dorée à souhait et un sourire... Ah si tu la voyais sourire ! Elle... Elle est pleine de vie, elle a des milliers de projets et...

Je souris amoureusement. J'aimais voir mon fils dans cet état. Je le sentais heureux. Sauf que... Son visage perdit toute once de bonheur. Il détourna légèrement son regard du mien, observant ses pieds, qui avait apparemment l'air intéressant tout d'un coup.

-Bref, elle mérite mieux, alors j'ai laissé tombé avant qu'elle ne s'attache. Elle pensera simplement que je suis un rustre, ce qui ne sera pas totalement faux.

-Mael voyons... L'amour n'a pas de limite. Si cette fille avait appris à te connaître, qu'elle s'était attachée à toi, elle serait surement restée pour votre amour et...

Mael me coupa la parole.

-Je ne veux pas en parler.
-D'accord. Excuse moi.
Je me taisais et respectais son souhait. Je comprenais que mon fils ne désire pas enlever la vie à cette fille et surtout pas lui ôter ses projets de jeune femme.

-Tu sais, je crois que j'aimerais avoir un chien. Un bébé s'entend, une toute petite chose que je pourrais voir grandir et rendre dingue !

Je le regardais, de grands yeux ébahis.
-Je te demande pardon ? Un chiot ?
-Tu crois que Peter y verrait un inconvénient ?
-Heu... Non je ne pense pas. Enfin il faut toujours lui demander. Il faudra juste que notre soif ne prenne pas le dessus. Sinon il risque d'y passer.
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mar 6 Juil - 13:00

HRPG : poste nul, désolée...


Détourner la conversation, aller là où ça ne fait pas mal, là où le chemin ne glisse pas, là on l'on ne prononce pas les terribles vérités qu'on connaît pourtant, mais auquelles on ne veut pas être confronté...

-Je te demande pardon ? Un chiot ?

La surprise. Quand on désarçonne suffisamment son interlocuteur, il oublie de quoi vous parliez juste avant, et la partie est gagnée, au moins temporairement.

-Heu... Non je ne pense pas. Enfin il faut toujours lui demander. Il faudra juste que notre soif ne prenne pas le dessus. Sinon il risque d'y passer.

Mael eut un sursaut d'horreur. Il visualisait une petite touffe de poils mouvante, adorable à souhait, mais certainement pas à croquer au sens premier du terme ! La mise en garde d'Eli lui fit comme un électrochoc.

_ On arrive bien à se contrôler en présence de tes amies, alors le premier qui touche à mon chien c'est moins qui le bouffe !

Eli eut une mine réprobatrice à laquelle il répliqua aussitôt.

_ Quoi ??

Agressif ? Un peu. D'autant plus que "les amies" d'Eli se résumaient à Kayleigh, mais il était vrai qu'ils prenaient grand soin de se maîtriser en sa présence. Maintenant, il était vrai qu'un snack traînant dans la maison, à portée permanente de crocs, cela pouvait être une autre paire de manches.

_ Tu crois que ça poserait problème ? reprit le vampire, avec hésitation cette fois. Pour Peter, je pense qu'il est évident que non, et j'ose espérer que ton instinct maternel t'empêchera de croquer un bébé, qui sera forcément adorable. Reste Jess, qui serait capable de le mordre juste pour me rendre dingue, mais là, ça ne passera pas !

Entre Jessica et lui ? Complicité, taquinerie... Et tout un tas de chose complexes qu'eux seuls peuvent comprendre, si tant est qu'ils s'en donnent la peine.
En tous les ca,s Mael avait atteint son but : ils avaient changé de sujet et, même si son coeur était encore bien gros, au moins n'alourdissait-il pas celui d'Eli au passage.
C'était toujours ça de pris !
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mar 20 Juil - 18:47

J'avais parfaitement bien compris que Mael ne désirait plus discuter d'histoires de cœur pour le moment. Tout d'abord l'expression sur son visage me le faisait dire. Qui plus est, ce dernier venait subitement de changer de conversation pour parler des chiots. Tactique qui offrait des résultats satisfaisants, mais qui n'était en loin subtile. On comprenait à des kilomètres à la ronde l'effet escomptait. Soit... Ne voulant blesser ou énerver mon fils, je continuais sur notre nouveau sujet de conversation.

-On arrive bien à se contrôler en présence de tes amies, alors le premier qui touche à mon chien c'est moi qui le bouffe ! Répliqua Mael à l'avertissement que je venais de lancer par rapport à notre soif et notre régime alimentaire.

Ce à quoi, je rétorquais une moue réprobatrice, que mon fils n'eut aucun mal à déchiffrer.

-Quoi ??
-Mael je comprend ta surprise en entendant les mots que je viens de prononcer, mais bon ce n'est pas la peine de m'incendier pour si peu. Ce n'est pas comme si ton chiot était mort ou que quelqu'un de la famille avait essayé de s'en emparer.
-Tu crois que ça poserait problème ?
Je le regardais dans les yeux et lui offrit un sourire.
-Ne t'en fais pas Mael tout ira bien. Peter sera d'accord je pense. Mais à une condition. Celle que tu t'en occupes vraiment. Je ne veux pas le retrouver mort de faim ou perdue dans la forêt avoisinant la maison je te préviens. Et ne l'abandonne pas au bout de trois mois en nous le laissant sur les bras. Ce sera ta responsabilité. Et dernier point des plus importants pour moi. Ta chère petite boule de poils grandira. Donc j'espère que tu ne t'en lasseras pas. Ou que tu ne nous diras qu'il n'est plus mignon et qu'il est devenu encombrant. Penses à après d'accord ? Je te fais confiance, tu es grand non ?
Grand certes, mais quelquefois quelque peu immature, sans paraître méchante. Ce que j'entends par là, c'est que Mael est resté un grand enfant en fait.

-Reste Jess, qui serait capable de le mordre juste pour me rendre dingue, mais là, ça ne passera pas !
Je souris amusée.
-Tu sais parfaitement bien que ta sœur sait se retenir et qu'elle ne fera pas ça. Bien au contraire, elle le trouvera tellement mignon, qu'elle ne pourra lui faire du mal. Mais certes elle fera certainement ça plus pour lui que pour toi.
Je lui lançais un regard complice.
-Enfin c'est ce qu'elle te répondra à coup sûr. Et ne t'en fais pas pour notre soif, nous ne sommes pas bêtes à ce point là. Nous sommes civilisés et puis ce n'est pas un chiot qui étanchera notre soif.
Je vis sur le visage de mon fils adoptif que mes mots ne lui avaient pas encore plu. Mais bon, je n'avais pas tort, c'était la vérité.
-Quelle race aimerai-tu adopter ? Mais pitié...
Je le regardais, mon regard suppliant.
-Un chien pas trop encombrant, qui ne deviendra pas énorme et qui ne me salira pas la maison. Sinon, ça ne me plaira pas. Sinon il dormira dehors.
Oui dehors, avec la forêt remplie de vampires et de lycans. Pauvre animal va.
-Un nom précis en tête déjà ? Demandais-je en rigolant légèrement.
D'un coup sans prévenir, mon esprit partit loin. C'est Mael qui avait raison en fait. Un chiot. Quoi de plus humain que d'adopter un animal de compagnie? Encore une couverture supplémentaire à notre mensonge.
-Tu as raison en fait Mael. Murmurais-je. Un chiot c'est parfait, pour passer encore plus incognito parmi les êtres humains.
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mer 21 Juil - 8:50

-Mael je comprend ta surprise en entendant les mots que je viens de prononcer, mais bon ce n'est pas la peine de m'incendier pour si peu. Ce n'est pas comme si ton chiot était mort ou que quelqu'un de la famille avait essayé de s'en emparer.

Mael se mit littéralement à bouder. Oui, c'est certain, il existe des comportements plus matures, plus masculins, plus adultes... Mais bon, lorsque Mael se trouvait en présence d'Eli, en général, il redevenait un jeune garnement. Ne cherchez pas à comprendre, ça serait trop compliqué, pour tous...

-Ne t'en fais pas Mael tout ira bien. Peter sera d'accord je pense. Mais à une condition. Celle que tu t'en occupes vraiment. Je ne veux pas le retrouver mort de faim ou perdue dans la forêt avoisinant la maison je te préviens. Et ne l'abandonne pas au bout de trois mois en nous le laissant sur les bras. Ce sera ta responsabilité. Et dernier point des plus importants pour moi. Ta chère petite boule de poils grandira. Donc j'espère que tu ne t'en lasseras pas. Ou que tu ne nous diras qu'il n'est plus mignon et qu'il est devenu encombrant. Penses à après d'accord ? Je te fais confiance, tu es grand non ?

Cette fois, ce fut un soupire impatient et marqué qui retentit. En moins d'une fraction de seconde, Mael fut debout, et il tournait ostensiblement le dos à sa mère.

_ Je n'ai plus trente-cinq ans Eli, lança-t-il avec non moins d'impatience. Je sais que ces bestioles grandissent, merci du tuyau !

Brusquement, il fit demi tour avant de se rapprocher et de lui prendre la main.

_ Excuses-moi, pardon, pardon pardon... Je n'ai pas à passer mes nerfs sur toi, c'est pour ça que j'étais parti. Je déteste m'en prendre aux autres, surtout quand tout le problème vient de moi.

Il la supplia du regard de l'excuser et la discution s'orienta sur Jessica.

-Tu sais parfaitement bien que ta sœur sait se retenir et qu'elle ne fera pas ça. Bien au contraire, elle le trouvera tellement mignon, qu'elle ne pourra lui faire du mal. Mais certes elle fera certainement ça plus pour lui que pour toi. Enfin c'est ce qu'elle te répondra à coup sûr. Et ne t'en fais pas pour notre soif, nous ne sommes pas bêtes à ce point là. Nous sommes civilisés et puis ce n'est pas un chiot qui étanchera notre soif.

Mael avait été plus ou moins réceptif au monologue. Il avait répondu aux affirmations par de légers mouvements de tête ou des bruits qui ressemblaient à des "mmphm", jusqu'à la dernière affirmation, qui le fit grimacer. Non, évidemment, mais tout de même, un casse-croûte peut aider à calmer temporairement une grosse faim.

*Mael, tu es immonde !*

Le vampire pritun air plus triste encore et se détourna en espérant qu'elle ne l'ait pas vu.

*Non tu n'es pas immonde, tu es simplement toi...*

Décidément, la soirée promettait d'être gaie ! Fidèle à elle-même, Eli enchaina pour tenter de le distraire. Si ce n'était pas la meilleure des mamans ça !

-Quelle race aimerai-tu adopter ? Mais pitié... Un chien pas trop encombrant, qui ne deviendra pas énorme et qui ne me salira pas la maison. Sinon, ça ne me plaira pas. Sinon il dormira dehors.

Le vampire eut un léger sourire en imaginant une crise d'hystérie maternelle quand son petit protégé de près d'un mètre quinze au garot parcourerait la maison familiale couvert de boue. Il ne faut que quelques minutes à un vampire pour faire le ménage complet d'une maison... Mais même pour quelques minutes, cela ne tentait pas franchement Mael ! Flemmard ? Non. Simplement sélectif dans les tâches !

_ Non, pas encore d'idée, je n'y ais pas vraiment réfléchi... Pour la taille, c'est négociable, mais il faut un truc suffisamment grand pour que je ne le perde pas de vue quand je le promènerais. D'ailleurs, j'aimerais qu'il soit suffisamment grand pour que je puisse le faire sans me faire honte, donc exit tous les chiens-chiens à leur mémère, je ne veux pas qu'on me prenne pour un gay !

Ce qui, malheureusement pour Mael qui s'en défendait à coeur joie, arrivait, parfois...

_ Un nom précis en tête déjà ?

Le vampire se tourna vers Eli avec un sourire un peu plus franc cette fois. Bien-sûr que non, puisque cette idée avait germé à l'instant dans son esprit... En parlant d'idée, une autre le saisit.

_ On pourrait toujours essayer d'un trouver un ensemble ? Tu as plus de goût que moi pour pas mal de choses. Mais pas un nom de tapette que je n'oserais pas prononcer en public !

-Tu as raison en fait Mael. Un chiot c'est parfait, pour passer encore plus incognito parmi les êtres humains.

_ J'ai toujours raison, tu ne le sais donc toujours pas ? se vanta le grand dadet sans parvenir à revenir s'assoeir parce qu'il était malgré tout agité.

Un grand sourire le gagna comme à chaque fois qu'il s'apprêtait à dire une idiotie. Cette fois-ci ne fit pas exception.

_ J'y pense, on pourrait l'appeler Tyler le clebs, ça semble tout indiqué non ?

Tyler, le petit-ami animorphe de Jess que Mael ne pouvait littéralement pas sentir ! Ou plutôt, si, qu'il sentait, mais beaucoup trop à son coup, si vous voyez ce que je veux dire...
Eli ne manquerait pas de le réprimander, mais c'était plus fort que lui !
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Jeu 5 Aoû - 17:33

Pour ne pas changer, mes paroles eurent pour seul effet de redoubler le comportement renfrogné de mon fils adoptif. Je le vis «bouder», tel un enfant, qui n'aurait pas eu une réponse positive à l'une de ses envies de petit garçon. Cela surprenait toujours la mère que j'étais au plus profond de moi. Comment un jeune homme de vingt ans en apparence et de 92 ans réellement, pouvait se comporter de la sorte ? Qui plus est, il avait de telles réactions seulement en ma présence. Avec les autres personnes, jamais il ne se rabaisserait à pareil comportement. De toute manière, cela faisait plusieurs années que je n'avais plus cherché à comprendre, bien trop habituée à ses faits et gestes en ma compagnie.
A ma plus grande surprise, Mael se leva en une fraction de seconde et me tourna le dos, tout en soupirant à la suite de mes paroles. Comment un garçon tel que lui pouvait être aussi sensible ? Encore une question qui resterait sans réponses pour l'éternité apparemment. Bon j'avoue que lorsque l'on connaissait bien le jeune vampire, il n'était pas difficile de s'apercevoir que derrière ce tas de muscles, se cachait un cœur en or.

-Je n'ai plus trente-cinq ans Eli. Je sais que ces bestioles grandissent, merci du tuyau ! Me répondit-il, la voix légèrement teintée d'impatience.
J'étais habituée au comportement quelque peu changeant de mon fils. Cependant, cela faisait toujours une désagréable sensation de s'entendre parler de la sorte, surtout lorsque cela venait de son fils et qu'il vous devait le respect. Surtout plus, lorsque l'on savait qu'il devait son salut à moi. Peter ne l'aurait sans doute peut-être pas sauvé. Enfin bref. La conversation ne tournait pas autour de la transformation du jeune Mael Sisley en vampire.
De toute façon, je savais pertinemment que ce dernier s'en voudrait horriblement de m'avoir parlé sur ce ton et que les excuses ne tarderaient pas à fuser.
-Excuse-moi, pardon, pardon pardon... S'empressa-t-il de dire en se retournant vivement vers ma petite personne. Je n'ai pas à passer mes nerfs sur toi, c'est pour ça que j'étais parti.
-Je savais très bien la raison de ton départ de la maison.
-Je déteste m'en prendre aux autres, surtout quand tout le problème vient de moi.
Mael avait un regard des plus suppliants. Qu'est-ce que je vous avais dit par rapport aux futures excuses ?
-Ne t'en fais pas Mael. Je te connais trop pour t'en vouloir va. Bien sûr que je te pardonne. Et non tu n'es pas fautif. Arrête de croire cela. Tu ne vois pas assez tes qualités. C'est pour cette raison que toutes tes histoires finissent mal.
Je savais parfaitement que je n'aurais pas du lui reparler de ses problèmes de cœur. Malgré tout, je voulais lui faire ouvrir les yeux et qu'il s'aperçoive de qui il était véritablement. Mael se rabaissait constamment en quelque sorte, ne voyant pas ses qualités comme telles et cela m'agaçait au plus haut point. Je souris chaleureusement.
-Et puis si ton histoire s'est fini avec cette fille, c'est bien parce qu'il y avait une raison autre que toi. C'est juste qu'elle n'était pas faite pour toi. Ne t'en fais pas, tu trouveras bien la bonne. De toute façon, tu as l'éternité pour ça. Tu es figé dans tes vingt ans. Alors, aucun soucis à se faire. Ne sois pas trop pressé. Prend ton temps et trouve la perle rare. Mais petit conseil. Ne cherche pas forcément tout le temps. Tu sais l'amour, c'est comme la loterie. Sois tu es gagnant, sois tu es perdant. Et la plupart du temps, c'est un coup de chance. Ça te tombe dessus sans crier gare.
Je souris amusée.
-Et je sais de quoi je parle.
Je me levais délicatement et m'approchais du vampire romantique qu'était mon fils d'adoption. Je le regardais, un air bienveillant sur le visage.
-Excuse moi de revenir sur cette discussion Mael, mais tu sais, ce n'est pas parce que tu es un vampire que tu ne peux pas trouver l'amour chez une humaine. Bien au contraire. Regarde moi par exemple. Tu crois que j'étais quoi lorsque j'ai rencontré Peter ? J'étais encore humaine et loin de m'imaginer que les vampires étaient réels. J'ai appris sa véritable nature seule, par simple logique on va dire, basé sur des suppositions qui s'avérèrent vraies. Et j'ai appris à l'aimer malgré cela. Je n'ai pas eu peur Mael, pas le moins du monde. Bien au contraire. Je me sentais en sécurité. J'avais confiance en lui, confiance en sa bonne foi d'homme et de médecin qui plus est. Je croyais en son amour pour moi.
Je le regardais maintenant dans les yeux. Mon regard était pétillant. Normal, je parlais de l'homme de ma vie.
-Je ne suis pas la seule humaine capable d'accepter pareille vérité. Je suis persuadée qu'il y a d'autres femmes comme moi, qui par amour pour toi, accepterait tout de ta part. Ne crois pas que mon histoire avec Peter n'est que conte de fées. Par amour pour lui, j'ai tout accepté. Alors, Mael, crois en toi et n'ai pas peur des sentiments que tu peux ressentir. Car je suis persuadée que c'est cela qui te tracasse. Les sentiments que tu peux avoir pour une femme. Si c'est la bonne, tu le verras bien assez vite, je te le promet. Tu ne voudras qu'une chose. La voir et la revoir. Être dans ses bras à n'importe quel moment de la journée. Sentir son odeur, si exquise soit elle, si tentatrice aussi. Mais tu sais parfaitement bien te contrôler, tu n'as pas de soucis à te faire de ce point de vue là.

Le laissant gamberger tout ceci, je décidais de repartir sur la conversation des chiots.
-Non, pas encore d'idée, je n'y ai pas vraiment réfléchi... Pour la taille, c'est négociable, mais il faut un truc suffisamment grand pour que je ne le perde pas de vue quand je le promènerais. D'ailleurs, j'aimerais qu'il soit suffisamment grand pour que je puisse le faire sans me faire honte, donc exit tous les chiens-chiens à leur mémère, je ne veux pas qu'on me prenne pour un gay !
Je levais les yeux au ciel, tout en rigolant légèrement.
-Alala Mael. Si tu n'existais pas, on devrait te créer.
Mon fils se tourna avec moi, un sourire dessiné sur ses lèvres. Enfin quelque chose qui me faisait plaisir.
-On pourrait toujours essayer d'un trouver un ensemble ?
Je souris de joie.
-Oh oui bien sûr, avec plaisir.
-Tu as plus de goût que moi pour pas mal de choses.
Un sourire en coin apparut sur mes lèvres fines.
-Mais pas un nom de tapette que je n'oserais pas prononcer en public !
Je rigolais à nouveau.
-Mon Dieu, on ne te changera pas toi dis moi !
-J'y pense, on pourrait l'appeler Tyler le clebs, ça semble tout indiqué non ?
Cette fois, un soupir s'échappa de mes lèvres.
-Mael voyons. Quand même. Très fin, sincèrement tu n'aurais pu mieux faire. Pour qu'ensuite il s'en prenne à toi ? Non merci. Tu sais très bien que je n'aime pas lorsque tu te bats.
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Mar 10 Aoû - 9:56

-Je savais très bien la raison de ton départ de la maison.

Mael eut un léger sourire. Naturellement qu'elle savait. Elle savait toujours. Comme la mère qu'elle était. Malgré les années, les décennies, les siècles, il resterait son fils, celui qui serait toujours désarmé devant elle...

-Ne t'en fais pas Mael. Je te connais trop pour t'en vouloir va. Bien sûr que je te pardonne. Et non tu n'es pas fautif. Arrête de croire cela. Tu ne vois pas assez tes qualités. C'est pour cette raison que toutes tes histoires finissent mal.

Celle aussi qui ne verrait toujours que le bon, celle qui rejetterait le mauvais en lui, celle qui l'ignorerait, même s'il était là. Au plus profond de lui, Mael, le savait, il était un monstre. Il n'avait pas la même maîtrise que Peter, ni la patience d'Eli. Il avait toujours peur de perdre le contrôle, de blesser quelqu'un et surtout....


*Et surtout d'aimer ça plus que tout au monde sur le moment*


Avant de retourner à l'état de culpabilité honteuse où il se trouvait en semi-permanence.

-Et puis si ton histoire s'est fini avec cette fille, c'est bien parce qu'il y avait une raison autre que toi. C'est juste qu'elle n'était pas faite pour toi. Ne t'en fais pas, tu trouveras bien la bonne. De toute façon, tu as l'éternité pour ça. Tu es figé dans tes vingt ans. Alors, aucun soucis à se faire. Ne sois pas trop pressé. Prend ton temps et trouve la perle rare. Mais petit conseil. Ne cherche pas forcément tout le temps. Tu sais l'amour, c'est comme la loterie. Sois tu es gagnant, sois tu es perdant. Et la plupart du temps, c'est un coup de chance. Ça te tombe dessus sans crier gare.

Mael eut un petit sourire froid. Ne pas chercher ? Comment peut-on ne pas chercher l'amour quand la vie ne vous montre que le bonheur à deux ? Peter et Eli, Jess et... Son sale cabot. Le vampire n'avait plus l'espoir que cela lui tombe dessus par hasard, il pensait que cela serait forcément déjà arrivé, mais il avait dû laisser passer sa chance. Peut-être une des femmes qu'il avait tué. Il se souvenait de chacune d'elle. La liste peut sembler courte pour un vampire, mais pour lui c'était autant de choses à épier. Et sa rédemption, ce ne serait pas dans le bonheur qu'il le trouverait.

*Bon sang je n'aime pas discuter de ça ! Ca me fait virer pseudo-religieux ! Si ça continue je vais me flageler...*

_ Et je sais de quoi je parle. Excuse moi de revenir sur cette discussion Mael, mais tu sais, ce n'est pas parce que tu es un vampire que tu ne peux pas trouver l'amour chez une humaine. Bien au contraire. Regarde moi par exemple. Tu crois que j'étais quoi lorsque j'ai rencontré Peter ? J'étais encore humaine et loin de m'imaginer que les vampires étaient réels. J'ai appris sa véritable nature seule, par simple logique on va dire, basé sur des suppositions qui s'avérèrent vraies. Et j'ai appris à l'aimer malgré cela. Je n'ai pas eu peur Mael, pas le moins du monde. Bien au contraire. Je me sentais en sécurité. J'avais confiance en lui, confiance en sa bonne foi d'homme et de médecin qui plus est. Je croyais en son amour pour moi.

Mael l'avait déjà signifié, mais il ne voulait pas parler de ça, aussi il se contenta d'un simple :

_ Je n'ai pas l'intention de contraindre quelqu'un à choisir entre sa vie et moi, Eli.

Et il orienta la conversation vers le sujet neutre que représentait son désir d'avoir un chien. Après quelques boutades, il parvint à ses fins en détournant les propos et en grattifiant le chien-chien de sa soeur de quelques piques bien méritées à son avis.

-Mael voyons. Quand même. Très fin, sincèrement tu n'aurais pu mieux faire. Pour qu'ensuite il s'en prenne à toi ? Non merci. Tu sais très bien que je n'aime pas lorsque tu te bats.

Mael avait le sourire aux lèvres cette fois. Un combat, mais pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Affronter Tyler, même sans avoir le droit de le mettre en charpie, voilà qui le détendrait !

_ Pour qu'ensuite il essaie de s'en prendre à moi, rectifia-t-il avec orgueil. Quant à me battre, ne t'inquiète pas d'une main et avec les yeux bandés je le renverrais à la niche le chien-chien. D'ailleurs, je lui préciserais de ne pas approcher le mien, de chien, manquerait plus qu'il lui prenne l'envie de faire des trucs franchement dégueu...

Là, c'était purement rhétorique, il ne voyait sincèrement pas Tyler tenter quoi que ce soit avec son chien. Il n'aurait pas intérêt à le faire de toute manière !

_ Franchement Eli, je ne comprend pas comment tu peux accepter ça ! Que Jessyca sorte avec... Avec cette chose ! Je veux dire, ce n'est pas sain ! Je sais que je l'ai déjà dit, mais je trouve que c'est la pire chose qui pourrait arriver !

Après une seconde de réflexion, il prit une mine dégoûtée et ajouta.

_ Non, la pire chose qui pourrait arriver c'est qu'il la mette enceinte ! Là on toucherait le fond. Et ce n'est pas faute d'essayer ! Tu dois parler à Jess Eli, ça ne peut plus durer !

Voilà comment se débarasser de sa colère : la transférer sur quelqu'un d'autre !

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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Lun 30 Aoû - 20:52

-Je n'ai pas l'intention de contraindre quelqu'un à choisir entre sa vie et moi, Eli.
-Tu n'es pas forcé d'obliger quelqu'un à faire cela Mael.

La discussion repartit bien assez vite sur le désir inattendu de mon fils adoptif d'avoir un chiot à la maison. Et forcément, le sujet tourna autour du petit ami de Jessica.
-D'ailleurs, je lui préciserais de ne pas approcher le mien, de chien, manquerait plus qu'il lui prenne l'envie de faire des trucs franchement dégueu...
Je me mis à regarder Mael avec un visage dégouté.
-Mael...
Il fallait le dire, j'étais quelque peu déroutée par les dires du vampire.
-C'est horrible ce que tu viens de dire là. Tyler est un être humain après tout. Et ce n'est pas un chien.
-Franchement Eli, je ne comprend pas comment tu peux accepter ça ! Que Jessica sorte avec... Avec cette chose !
Je levais les yeux au ciel.
-Tu comprendras lorsque tu seras amoureux. Et ce n'est pas une chose. C'est comme ça que nous t'avons élevé Peter et moi ?
-Je veux dire, ce n'est pas sain ! Je sais que je l'ai déjà dit, mais je trouve que c'est la pire chose qui pourrait arriver !
-Ah tu ne trouves pas cela sain ? Parce que tu crois véritablement que nous sommes tous les deux sains peut-être ? Ne me dis pas oui Mael. Cela voudrait dire que tu n'as strictement rien compris à la situation.
-Non, la pire chose qui pourrait arriver c'est qu'il la mette enceinte ! Là on toucherait le fond. Et ce n'est pas faute d'essayer !
Je fronçais les sourcils.
-Comment ça ce n'est pas faute d'essayer ? Qu'est-ce que tu entends par là ? Je ne comprends pas vraiment.
Mon incompréhension était totale. Chose que j'avais l'habitude de vivre face à Mael. Il arrivait constamment à me dérouter par ses questions ou encore ses changements brutales de conversation ou d'humeur. S'en était même presque maladif chez lui.
-Laisse ta sœur un peu tranquille veux-tu ? Elle est assez grande pour se gérer toute seule. Et réfléchis un peu. Les...
Je me mis à murmurer.
-Les hybrides sont des êtres stériles. Il est très rare qu'ils arrivent à se reproduire. Et si c'était le cas, il en résulterait un être humain. Donc quelque chose de tout à fait normal et de ne pas malsain comme tu dis.
Je regardais mon fils dans les yeux.
-Tu ne préfères pas continuer cette discussion dans la voiture ? Je ne me sens plus vraiment en sécurité ici. Et puis on commence à parler de choses que les humains ne doivent pas connaître. S'il y en a un dans les parages on sera beau tiens. Dis-je, toujours en murmurant le plus bas possible pour que seul Mael m'entende.
Je regardais tout autour de moi.
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MessageSujet: Re: Quand aujourd'hui devient hier... [Pv Elizabeth Williams]   Dim 5 Sep - 13:44

Mael n'amait pas la tournure que prit la conversation. Eli n'était-elle pas censée être là pour le consoler ? A présent elle le sermonait !
Bon, en toute franchise, on peut admettre que le vampire l'avait cherché, mais en toute mauvaise foi il se refusait à le reconnaître. Tout ce qu'il vit fut son agacement revenir, de plus belle.

- Comment ça ce n'est pas faute d'essayer ? Qu'est-ce que tu entends par là ? Je ne comprends pas vraiment.

Mael ne répondit pas, mais il n'en pensa pas moins.

*S'il faut que je fasse un dessin je crois que je vais vomir ! *

D'ailleurs, il tenta de se résoudre à ne pas répondre... Mais chassez le naturel il revient au galop comme on dit.

-Laisse ta sœur un peu tranquille veux-tu ? Elle est assez grande pour se gérer toute seule. Et réfléchis un peu. Les... Les hybrides sont des êtres stériles. Il est très rare qu'ils arrivent à se reproduire. Et si c'était le cas, il en résulterait un être humain. Donc quelque chose de tout à fait normal et de ne pas malsain comme tu dis.

*Je ne dis rien, je ne dis rien, je ne dis rien...*

Il ouvrait déjà la bouche quand fort heureusement Eli poursuivit sur sa lancée, mais en changeant de sujet. Elle les trouvait imprudents ? Lui se trouvait... Attaqué !

-Tu ne préfères pas continuer cette discussion dans la voiture ? Je ne me sens plus vraiment en sécurité ici. Et puis on commence à parler de choses que les humains ne doivent pas connaître. S'il y en a un dans les parages on sera beau tiens.

Le vampire la fixa droit dans les yeux, incertain.

_ Tu es probablement parano. Il fait nuit, nous sommes en haut d'une tour de guet fermée au grand public, je te rapelles.

Le regard de sa mère d'adoption le contraint néanmoins à ajouter :

_ Mais tu as probablement raison. Les humains sont parfois capables d'intelligence et les nouvelles technologies ne nous aident pas à passer inaperçus. Vigilance est mère de sûreté, la discrétion est la règle et ainsi de suite.

Il lui servit un sourire parfaitement innocent avant de soupirer.

_ Je crois que je vais plutôt aller faire un tour de mon côté, je ne suis pas encore particulièrement calmé. Ma compagnie laisse encore à désirer il me semble.

Haussant les épaules, il mit les mains dans les poches comme l'enfant qu'il n'est plus. Et dire que la journée avait si bien commencée...
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