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 Une frustration apaisée

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MessageSujet: Une frustration apaisée   Jeu 1 Juil - 17:12

UNE FRUSTRATION APAISÉE

Kristina Wilson & Millie Wilson

En fin de journée, nous avons été invités à un souper chez des amis à nos parents. Cela faisait longtemps que nous n’étions pas sorties de notre petite maison pour aller manger tard en soirée. Donc cette journée, mon père m’avait demandé d’aller chercher Millie au Lycée pour être plus présentable. Nous avions une tradition dans notre famille, quand nous sortions de la maison, il fallait être bien habillé, les jeans et camisoles étaient défendus. Et je crois que c’était une bonne chose qu’ils nous imposent cette règle quand nous sortions puisque cela nous impliquait de soigner notre apparence. Un pantalon propre et un haut un peu chic étaient toujours de circonstance dans ce genre de rencontre. Surtout que c’était la première fois que Millie les rencontrerait. Pour mes parents s’étaient important.

ENDROIT DU COMMENCEMENT : LYCÉE

J’étais en route pour le lycée, la musique que la radio locale passait était nulle, je pris un CD et je commençais à chanter dans la voiture… Je ne vous avais dit que j’avais de difficulté de m’affirmer, mais quand j’étais seule, c’était tout le contraire, j’aimais chanter, danser, seule, extrêmement seule, il faut s’entendre… je ne chante même pas devant Millie et elle est ma sœur pour vous dire comment il fallait que je sois seule… bon revenons à notre histoire.

J’arrivais au lycée à la même heure que d’habitude quand j’allais la chercher à l’école. Je sortis de la voiture et alla m’asseoir sur le capot de ma voiture et je l’attendis. Je voyais les autres élèves qui me regardaient quand ils passaient devant moi. Je ne m’en occupais pas plus que cela, moi ce qui comptait c’était que Millie me voit. J’attendis patiemment… mais quelque chose clochait. D’habitude, elle était l’une des premières à sortie du bâtiment. Les autobus commençaient à arriver, une après l’autre et à se stationné, les élèves embarquaient. Je vue soudain Millie qui était sortie, la mine déconfite. (Il faut que je vous dise pour que vous compreniez que je suis une Femme-Aigle, donc ma vision humaine est aussi bonne que celle quand je suis transformée donc, je peux voir plus loin que les autres humains).

Quand elle me vit, la main dans les airs, elle s’approchait de la voiture, lentement comme si elle retardait son arrivée à la maison. J’étais un peu intriguée et inquiète pour elle en même temps. Je n’avais pas bougé du capot de la voiture.

— Salut Millie… ça va ?

Aucune réponse signe qu'ily a quelque chose.

— Raconte-moi ce qui ne va pas, dis-je en mettant ma main sur son épaule.

Elle était muette… d’habitude, elle me contait les anecdotes de sa journée. J’aimais quand je pouvais aller la chercher à l’école, c’était bien là que nous pouvions discuter librement.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Sam 3 Juil - 4:00

Je redoutais le repas du soir. J’étais inquiète de ce qui allait se produire. S’ils ne m’aimaient pas ? Je m’en fichais légèrement, mais c’était bien une crainte. J’étais quand même rendue à 16 ans. Une vraie ado. S’ils me posaient des questions sur mon passé ? Je n’aimerais pas répondre que je l’avais oublié. Il m’était déjà compliqué de vivre avec mon amnésie et de passer les tests pour m’aider à retrouver la mémoire, que je n’avais pas besoin d’autres personnes pour me faire vivre mon désarrois. Ça serait de trop. Normalement, je n’avais pas peur de grand-chose. Je n’avais pas vraiment de raisons valables pour être craintive. Pourtant… C’était peut-être sur le fait que je serais jugée pour ce que j’étais. Peut-être que les amis des Wilson chez qui nous allions manger savais mon histoire. Peut-être n’aurais-je rien à leur raconter. N’empêche, ça m’effrayait. Je détestais me sentir dans un sentiment de faiblesse. Comme j’avais été informée le matin même que nous allions manger chez des amis de la famille, j’avais pris soin de soigner mon apparence avant de partir pour l’école le matin. J’avais pris la peine de tresser mes cheveux, de mettre un chandail rouge assorti d’un simple pantalon noir. Je n’avais pas mis quelque chose qui était incroyablement beau, mais c’était suffisamment correct pour paraître chic. C’était bien parce que j’y étais forcée. Je m’en serais bien passé de cette soirée-là. J’aurais de loin préférer être seule et tranquille dans ma chambre. Disons que j’avais passé la nuit debout. Hier avait été soir de pleine lune. Une pleine lune découverte de tout nuage. La pleine lune est le pire châtiment pour moi. Sous ma forme humaine, je la crains. Je déteste devoir devenir cette bête horrifiante et immonde qu’est le lycan. Si j’y pouvais quelque chose seulement. J’étais un peu fatiguée et ma deuxième personnalité était pour le moins très, très bruyante ces dernier temps. Elle refusait de me laisser tranquille. J’avais des sautes d’humeur fréquente et bien que j’essayais de les maitriser, les Wilson s’inquiétait que je sois aussi colérique. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas facile c’est temps-si.

J’étais allée au lycée ce matin malgré la grande fatigue qui m’assommait. De toute façon, les Wilson ne m’auraient jamais laissé manquer des cours. L’école était très importante pour eux. Je savais que plus tard je les remercierais de me poser autant au derrière pour accomplir mes études, mais pour l’instant ce n’était pas l’envie qui manquait de rater des cours. Je m’étais montrée d’humeur joyeuse ce matin, une humeur qui fut vite remplacée par de la mauvaise en apprenant que nous allions manger ailleurs. Vous savez déjà comment je me sens, alors je saute par-dessus. Donc au lycée, j’essayais de me montrer de bonne humeur ce que je doutais réussir. Plusieurs de mes nouvelles amies, peut-être des anciennes aussi je l’ignorais, avaient remarqué mon comportement bizarre des derniers jours. J’avais fait l’objet de questions toute la sainte journée. Pourquoi étais-je aussi mélangée dans mes émotions. Qu’est-ce qui se passait dans ma vie. Pourquoi n’étais pas de bonne humeur. Avais-je été maltraitée par les Wilson pour être aussi peu enjouée. Cette dernière question m’avait déstabilisée. Pourtant, tout le monde savait que j’étais traitée aux petits oignons avec les Wilson.

La journée avait été longue, ça je peux vous le confirmer. Je m’étais faite le plus petit possible toute la journée espérant que ça passe plus rapidement. Je voulais me faire oublier. Pourquoi lorsque nous voulons avoir la paix, tout le monde veut nous voir et nous parler ? De plus, moi qui détestais être le centre de l’attention, me voilà qui était servie. Je me suis rendu compte qu’à tous les cinq minutes j’avais regardé l’horloge pour voir combien de temps il me restait à cette journée interminable. Pendant le cours de math, mon amie m’avait envoyé un bout de papier. « Mais qu’est-ce que tu as aujourd’hui ? » Je soupirai. Je devais des comptes à tout le monde. J’étais un peu fatiguée. Je pris mon crayon et j’entrepris de lui écrire quelque chose. « Je suis juste fatiguée. C’est tout. » Je lui redonnai le bout de papier et je m’étais concentrée sur le cours. J’avais senti le regard de Catharina sur moi, je l’avais ignorée. Le cours venait de terminer et je voulais me dépêcher de retourner à la maison. Malheureusement pour moi, mon professeur m’interpella avant que j’eus le temps de sortir. Il commença à me dire que je n’étais pas comme d’habitude. Il me demanda ce que j’avais et je lui répondis la même chose qu’à mon amie. Il me parla ensuite de ma moyenne en mathématiques. Elle était en chute libre depuis le début de l’année. J’étais attentive à ses cours, mais il m’ennuyait pour tout dire. Je savais que ma moyenne baissait. J’essayais de me rattraper, mais quoi que je fasse, il me semblait que rien ne fonctionnait. J’avais envie de tout laisser tomber cette fois. Je ne voulais plus me battre. J’étais fatiguée. Je ne voulais plus. Tout le monde était sorti de l’école et moi j’étais encore à l’intérieur à me faire dire que j’étais poche en math. Presque réconfortant. Mon professeur me parla encore un peu, puis il me dit que je pouvais partir. Je ne me le fis pas dire deux fois. Je fonçai vers la porte et je sortis de l’école.

En marchant pour sortir, je me rappelai que nous ne mangions pas chez nous. Juste ça suffit à me faire ralentir. Je n’avais pas envie d’y aller. Je poussai finalement les portes qui me permettaient de sortir au grand air. Je faisais exprès de marcher lentement. En regardant au loin, je vis Kristina qui me faisait des signes de main. Ma raison de plus pour marcher lentement. Je ne voulais pas contrarier les Wilson, mais je voulais avoir la paix pour une fois. Juste une. Sur le capot de sa voiture, Kristina m’attendait patiemment. Un ange cette fille. Je finis par arriver à la voiture.

« Salut Millie… ça va ? »

Je gardai le silence. Je baissai la tête et je regardai mes pieds, honteuse. Kristina me connaissait trop bien. Elle saurait instantanément que quelque chose clochait en moi.

« Raconte-moi ce qui ne va pas. »

Elle posa sa main sur mon épaule. Je gardai le silence. Devais-je tout lui dire ? J’avais eu une sale journée. Kristina me comprendrait j’étais presque certaine. Je me décidai à rompre mon mutisme. J’inspirai profondément et je me lançai.

« J’ai eu une mauvaise journée. Je crois que c’est à cause d’hier soir, mais je n’en suis pas certaine. J’aurais aimé me reposer un peu ce soir et bosser un peu sur mes maths, mais nous allons chez les amis de tes parents et je n’ai pas envie d’y aller. Je n’ai pas envie d’être encore le centre de l’intérêt. Je voudrais être tranquille. On dirait que tout va mal. »

J’arrêtai de parler. Je voulais partir d’ici. Je gardais toujours la tête baissée vers le sol.

« Il y aurait autre chose, mais je ne peux pas en parler… »

Je savais qu’elle savait de quoi je parlais. Je jetai un coup d’œil autour de moi. Non, je ne pouvais vraiment pas en parler ici. Il y avait trop de personnes proches pour que je puisse dire un mot. Tout le monde avait de grandes oreilles par ici. Ils voulaient tous être au courant des derniers potins et je ne tenais pas à en être un.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Dim 4 Juil - 21:35

« J’ai eu une mauvaise journée. Je crois que c’est à cause d’hier soir, mais je n’en suis pas certaine. J’aurais aimé me reposer un peu ce soir et bosser un peu sur mes maths, mais nous allons chez les amis de tes parents et je n’ai pas envie d’y aller. Je n’ai pas envie d’être encore le centre de l’intérêt. Je voudrais être tranquille. On dirait que tout va mal. »

Je ne dis rien réfléchissant. Nous avions été invités non pas parce qu’ils voulaient connaître Millie, mais cela faisait longtemps. Il connaissait Millie par son prénom, mais souhaitait sûrement mettre un visage sur le nom. Je ne parlais pas, je voyais sa mine basse.

« Il y aurait autre chose, mais je ne peux pas en parler… »

J’avais perçu mon message subtil et elle m’en apprit beaucoup quand elle regardait alentour d’elle. Elle avait besoin de parler, c’était évident.

— Aller, monte.

Je m’éloignais de la maison, nous ne voyons plus les arbres, mais de l’eau. J’allais au seul endroit où j’étais bien… où je pouvais réfléchir. Un lieu où le son de l’air virevoltant d’un côté comme dans l’autre. Je pouvais laisser mon imagination et me détendre. Il n’y avait pas beaucoup de monde et je pouvais toujours me trouver un coin tranquille.

NOUVEL ENDROIT : LE PORT

Je conduisais toujours la voiture. Cela ne me dérangeait pas d’arriver en retard pour le repas du soir, nous étions à l’opposer de chez nous, qui était dans la montagne. Elle allait sûrement trouver cela stupide, mais moi, j’aimais cet endroit. On pouvait entendre les mouettes crier et ce laisser porter par le vent.

Je débarquais de la voiture. J’invitais Millie à faire de même. J’essayais de choisir mes mots.

— Je sais que ça te paraît bizarre que je t’emmène ici. Nous allons être en retard, mais ce que je fais, je le fais pour ton bien. Tu sais… quand j’étais au lycée, je venais souvent ici pour réfléchir. Je sais que ce n’est pas la porte d’à côté, mais je savais qu’à cet endroit, je pouvais réfléchir seule. Me poser les bonnes questions. Tu sais, Millie… Claire et Éric ne sont pas là pour te nuire… Ils sont là pour t’aider… c’est vrai que des fois, ils sont rabat-joie et qu’ils sont un peu sévères, mais après toutes ses années, je me rends compte que cela m’a aidée à passer à travers mon adolescence sans trop d’embûches.

Je savais comment elle pouvait se sentir. J’essayais en tout cas de me mettre à sa place. Moi aussi, je voudrais qu’on me « foute la paix »

— Tu sais, Maryse et René sont corrects. Ils ne sont pas du genre à poser un tas de questions. Nous les voyons une fois par années… ils n’ont pas d’enfants, alors ils se permettent de voyager et nous racontent leur voyage et leurs anecdotes… Leur dernier qu’ils ont fait, c’est le safari en Afrique, je ne suis pas certaine… La plupart du temps, c’est qu’on mange chez eux et ensuite on regarde les photos dans leur sous-sol sur la grande télévision. C’est très instructif et drôle aussi. René est farfelu quand il raconte… On ne va pas s’ennuyer.

Je la regardais… elle n’était pas encore certaine. Nous marchions sur le quai où aucun petit bateau n’était amarré, l’endroit idéal. Nous étions seules, pour le moment, une autre raison…

— Alors… veux-tu me dire la vraie raison pourquoi je ne vois pas un sourire sur ce magnifique visage.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Lun 5 Juil - 15:02

J’étais contente d’être tombée sur les Wilson comme famille adoptive. Kristina était de loin la meilleure fille sur qui je pouvais tomber. Je n’avais même pas besoin de tout dire qu’elle comprenait. Bon c’est sûr qu’elle connaissait mon secret, donc ça nous aidait. J’étais contente parce qu’avec Kristina, je pouvais toujours tout lui confier et elle ne me jugeait pas ou ne me critiquait que rarement.

« Aller, monte. »

Je relevai la tête vers Kristina. Je ne me fis pas prier deux fois. Je me dirigeai vers le siège passager, je balançai mon sac sur la banquette arrière et je m’assis à ma place. Kristina avait déjà pris la sienne et elle décolla. Assise sur le banc passager, je regardais dehors. Je gardais le silence tout en me demandant où elle m’amenait. Nous allions en direction opposée de la maison. J’étais heureuse que ma grande sœur m’offre un sursis. Ça me permettait de remettre un peu plus mes idées à leur place et reprendre mon calme. Les arbres avaient laissé leur place à l’eau. J’avais besoin de tranquillité et je croyais que Kristina avait compris.

Ma sœur conduisit encore un peu puis elle stationna la voiture. Elle m’invita à en débarquer. Je suivis ce qu’elle me disait et je débarquai de la voiture à mon tour. Le vent fit voler mes cheveux lorsque je mis les pieds à l’extérieur de la voiture. Le vent les faisait virevolter dans tous les sens. Je n’avais beau qu’avoir deux tresses, lorsque j’étais dans la voiture, elles pendaient sur ma poitrine alors que là, elles étaient dans mon dos. Quant à mon toupet, il était rendu suspendu dans les airs et il ne semblait pas vouloir redescendre. Il fallait avouer que le vent y était pour beaucoup. Malgré tout, je n’avais pas froid. J’étais encore bien. Je regardais au loin l’étendue bleue que nous offrait le port de la ville. C’est vrai que c’était relaxant comme endroit.

«Je sais que ça te paraît bizarre que je t’emmène ici. Nous allons être en retard, mais ce que je fais, je le fais pour ton bien. Tu sais… quand j’étais au lycée, je venais souvent ici pour réfléchir. Je sais que ce n’est pas la porte d’à côté, mais je savais qu’à cet endroit, je pouvais réfléchir seule. Me poser les bonnes questions. Tu sais, Millie… Claire et Éric ne sont pas là pour te nuire… Ils sont là pour t’aider… c’est vrai que des fois, ils sont rabat-joie et qu’ils sont un peu sévères, mais après toutes ses années, je me rends compte que cela m’a aidée à passer à travers mon adolescence sans trop d’embûches. »

Je me mis à réfléchir à ses paroles. Il était vrai que ses parents étaient quelque peu rabat-joie concernant l’école. Cependant, pour ça, je le savais. Je ne m’en faisais pas trop. J’avais eu envie de lui dire que son adolescence ne ressemblait en rien à celle que je menais, mais puisqu’elle n’avait pas tort j’avais préféré me taire. Après tout, je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour vivre la vie d’une adolescente normale. Il n’y avait qu’une seule fois par mois où je devenais quelqu’un d’autre, mis à part ça, il n’y avait que mes petites sautes d’humeur qui me rappelaient que je n’étais pas normale comme tous les autres.

« Tu sais, Maryse et René sont corrects. Ils ne sont pas du genre à poser un tas de questions. Nous les voyons une fois par années… ils n’ont pas d’enfants, alors ils se permettent de voyager et nous racontent leur voyage et leurs anecdotes… Leur dernier qu’ils ont fait, c’est le safari en Afrique, je ne suis pas certaine… La plupart du temps, c’est qu’on mange chez eux et ensuite on regarde les photos dans leur sous-sol sur la grande télévision. C’est très instructif et drôle aussi. René est farfelu quand il raconte… On ne va pas s’ennuyer. »

Ses paroles eurent le tour de me réconforter un peu. Tant que je ne serais pas le centre de l’attention suffirait à me faire bien aller. Je détestais devoir répondre à des questions. Surtout en ce qui avait attrait à mon passé. J’étais toujours embarrassée de répondre que je ne savais plus rien. C’est vrai, le seul moment que je me souviens c’est lorsque je me suis réveillé dans l’hôpital et d’une partie de l’accident. Mais à part ça, rien. Ça me frustrait un peu d’avoir tout oublié, mais dans le fond, si j’avais été placée en famille d’accueil, c’était que j’avais une famille de fous. Alors, c’était sans doute mieux comme ça. Par contre, j’étais certaine d’avoir eu de beaux moments dans ma vie antérieure. C’était ceux-là, je crois, qui me faisait le plus de peine à perdre. Tous mes amis, tous mes souvenirs heureux, tous envolés. Tout en marchant, je songeant à différentes choses comme celles plus haut. Toutes concernaient mon passé.

« Alors… veux-tu me dire la vraie raison pourquoi je ne vois pas un sourire sur ce magnifique visage. »

Un sourire en coin naquit sur mon visage. Juste cette petite phrase avait suffi à m’insuffler un petit brin de bonheur dans ma journée. Tout était si simple dit comme ça. J’allai à la limite du quai. La limite qui me ferait plonger dans l’eau si j’avais un peu plus. Je regardai l’eau. Mon reflet y était et celui de Kristina aussi.

« Tu vois, l’eau reflète notre visage. En fait, il reflète la personne que nous en ce moment présent. Mais personne ne s’imagine qu’il y a autre chose en dessous de ces visages. Il ne reflète que la couche superficielle. L’intérieur, l’eau ne le reflète pas. Toi tu es normale, tu ne deviens personne d’autre. Moi par contre, il y a autre chose sous ce masque. Il ne se manifeste qu’une seule fois par mois, mais il est terrifiant. Autant pour moi que pour les autres. »

Elle ne comprendrait sûrement pas où je voulais en venir. Tout ce qui me tracassait le plus se tenait dans le petit espace que j’étais. Il était en moi et je ne pouvais m’en débarrasser. Je continuai de regardai l’eau. Je continuai de me regarder. J’avais tout à fait l’air d’être quelqu’un de normal. Vraiment, personne ne pourrait se douter que j’étais une tueuse. Tueuse… Je ne voulais pas croire que je tuais la nuit des pleines lunes. Pourtant, je ne pouvais pas le nier. Je tuais pour le plaisir et pour manger. En réalité, ce n’était pas moi. C’était l’autre personnalité que j’essayais de faire oublié dans le fin fond de mon être. Je ne voulais pas de lui, mais lui voulait de moi. Il voulait prendre plus de place. Il voudrait bien que je me laisse aller, que je baisse les bras et que j’abandonne. Mais c’était justement ces meurtres horribles que je commettais qui me permettait de garder confiance et de ne pas vouloir baisser les bras. Je ne pus empêcher une larme de rouler sur ma joue.

« Je change les soirs de pleines lunes. Il prend de la force et il me tasse dans un coin reculé de mon cerveau. Il prend toute la place, me laissant spectatrice du massacre. Il m’oblige à voir ce qu’il fait. Il m’oblige à être témoin des actes qu’il commet avec mon corps et lorsque je redeviens humaine, je me sens souiller. Je ne me sens plus digne d’être moi. Tous ces gens que je tue pour rien… Tous ces gens qui se retrouvent avec un membre de la famille en moins. Tout ça à cause de moi… »

Je craquais. Toute cette carapace solide que je m’étais monté autour de moi s’effondrait petit à petit. J’étais aussi plus susceptible puisque la pleine lune venait d’avoir lieu. Mes émotions devenaient moins contrôlables lorsque la pleine lune était proche. Je serrai les poings et les dents. Je voulais me battre contre moi-même, cependant, ce n’était pas ce qu’il y avait de plus évident. Mais je ne lâcherais pas. J’étais une battante pour ça. Ça me tenait à cœur de plus contrôler mon lycan. Je voulais faire moins de dégâts. J’ignorais si c’était possible, mais si ça l’était, je ferais tout pour réussir quel qu’en soit le prix à payer.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Mer 7 Juil - 2:16

Enfin un sourire sur le doux visage de ma sœur. Même petit, il était magnifique. Je crois que c’était une bonne idée de l’avoir emmené sur le port. Elle se trouvera un endroit seulement pour elle un jour quand elle sera contrariée. C’était mon endroit, mais elle pouvait bien le garder si elle l’aimait. Il était vrai que c’était plus loin de la maison et encore du lycée, mais rien de tel qu’une marche pour se remettre les idées en place. Je la voyais pensive, comme si elle réfléchissait à ce qu’elle pouvait bien me dire. Nous n’avions presque pas de secret envers l’autre et je trouvais cela bien dans un sens parce que nous savons la situation de l’autre.

« Tu vois, l’eau reflète notre visage. En fait, il reflète la personne que nous en ce moment présent. Mais personne ne s’imagine qu’il y a autre chose en dessous de ces visages. Il ne reflète que la couche superficielle. L’intérieur, l’eau ne le reflète pas. »

Je savais pourtant ce qu’elle voulait dire. J’étais comme elle, quelque chose se cachait en moi… mais j’étais sûre que mon état n’était pas comparable. Elle, elle tuait des gens le soir de pleine lune, moi… je me transformais que pour ma protection et mon bien-être personnel.

« Toi tu es normale, tu ne deviens personne d’autre. Moi par contre, il y a autre chose sous ce masque. Il ne se manifeste qu’une seule fois par mois, mais il est terrifiant. Autant pour moi que pour les autres. »

Moi normale, j’aimerais bien le croire. Ce fut un moment inquiétant que je ne voulais pas lui annoncer. Je ne voulais pas la traumatiser, la faire fuir. Je me battrais pour elle. Millie était sur le côté des bons. Je ne voulais pas la faire souffrir. Je savais ce qu’animorphe voulait dire et je me refusais de participer à cette chasse contre des personnes qui ne font pas de mal aux humains. Je me refusais de perdre ma sœur et qu’elle n’ait plus confiance en moi.

Je me contentais de lui sourire en baissant la tête pour ne rien laisser paraître. Normale… j’aimerais bien, mais d’un autre côté, cela faisait trois ans maintenant… j’acceptais ce que j’étais devenue.

Si seulement, elle se transformait en autre chose qu’un loup-garou. Sa vie serait bien moins triste. Je ne pouvais pas imaginer à quel point, elle était triste. Elle tuait des vies le soir de pleine lune.

« Je change les soirs de pleines lunes. Il prend de la force et il me tasse dans un coin reculé de mon cerveau. Il prend toute la place, me laissant spectatrice du massacre. Il m’oblige à voir ce qu’il fait. Il m’oblige à être témoin des actes qu’il commet avec mon corps et lorsque je redeviens humaine, je me sens souillée. Je ne me sens plus digne d’être moi. Tous ces gens que je tue pour rien… Tous ces gens qui se retrouvent avec un membre de la famille en moins. Tout ça à cause de moi… »

Plusieurs personnes auraient sans doute pris leurs jambes à leur cou pour s’enfuir d’elle qui paraissait si calme, mais qui était un réel prédateur. Pas moi. Je m’efforçais de voir uniquement son côté bon pour pouvoir trouver une solution. C’était bien moi cela. Je voyais le positif, minime est-il.

— Il n’y aurait pas un moyen que tu puisses contrôler… les victimes… comme un délinquant ou un meurtrier… diriger la bête vers une autre bête.

Il était dur pour moi de parler de ces choses là. Je lui avais donné une alternative, mais je doutais que ça allait fonctionner. Je gardais tout de même espoir, mais… il y avait quelque chose en moi qui me disais que c’était mal ce que j’étais en train de faire. Mais je taisais cette voix… l’aigle, le chasseur de lycan et vampire… Je taisais cette voix. Je n’écoutais pas ma race, mais mon cœur depuis que j’avais su pour Millie. Quoi faire maintenant?

Je n’étais pas capable de dire autre chose. J’essayais trop de me taire sur ce que je pourrais dire qui l’a briserait encore plus.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Dim 11 Juil - 3:19

Les dents et les poings toujours serrés, j’essayais de me contrôler. J’étais en colère contre moi-même. J’étais battue par moi-même. Vous vous rendez compte ? Se battre soi-même pour que ça ne donne rien au final ? J’avais beaucoup à faire. Beaucoup trop. Jamais je ne réussirais sans aide. J’étais démolie par ce que j’étais. Je n’avais rien voulue de tout ça. Tout ce que j’avais rêvé c’était d’avoir une vie. J’avais plutôt pensé à une vie normale plutôt qu’un vrai cauchemar comme celui-là. Personne n’aurait imaginé qu’un tel destin était possible. Personne n’aurait voulu cette vie ni pour elle-même ni pour moi, j’en suis presque convaincue. Se faire chasser presque tous les soirs parce que vous êtes quelqu’un d’autre et que ce quelqu’un là est nocif pour la vie des habitants. Ce faire poursuivre tous les soirs et n’espérer qu’être vivante encore le lendemain matin. Hier, il faut l’oublier, il faut profiter du moment présent, car demain peux ne jamais venir. C’était ce que je vivais à chaque fois que ma transformation avait lieu. Je risquais toujours de ne pas voir demain. J’étais terrifiée. Je refusais de voir ma mort arriver. Ce n’était pas vrai que je mourrais à seize ans. Je me battrais par tous les moyens possibles, mais je ne mourrais pas. Je n’étais pas prête. Je refusais cette éventualité.

Je ne vis pas le sourire de Kristina. Tout ce que je voyais c’était la tête du lycan dans l’eau. Cette autre personne en moi. Je l’haïssais. J’avais envie de sauter dans l’eau et de le démolir. Je savais que je ne battrais rien. Je savais que tout ce que je ferrais serait de brouiller de l’eau. Je me contentais de rester là, de paraître le plus calme possible. J’avais passé de la grande tristesse à une colère vive et immense. Une colère envers moi-même. Je me détestais. Pourquoi est-ce que la vie était si injuste envers moi ? Pourquoi m’avait-on imposé ce châtiment parce que oui, s’en était un. Je n’avais rien fait pour mériter cette vie d’enfer. Je n’avais rien fait ! Absolument rien ! J’avais toujours tout fait pour plaire à tout le monde. J’avais toujours tout fait pour me montrer une enfant parfaite. J’étais même allé jusqu’à endurer les pires horreurs et tout ça pour rien ! J’avais souffert par le passé, même si je ne m’en souvenais plus. Je souffrais encore ! C’était quoi qu’il faudrait que je fasse pour que le vent tourne ?

« Il n’y aurait pas un moyen que tu puisses contrôler… les victimes… comme un délinquant ou un meurtrier… diriger la bête vers une autre bête. »

La voix de Kristina me ramena au moment présent. Bien que sa voix fût calme et réconfortante, elle ne réussit pas à calmer ma colère. Je voulais tout détruire. Je croyais que tout le monde était contre moi. Je croyais qu’ils complotaient tous dans mon dos. Je devenais folle. Je dois avouer que c’était l’effet de la pleine lune. C’était elle qui me rendait complètement cinglée.

« J’ai beau vouloir, j’en suis incapable. Elle est plus forte que moi et je ne serai jamais capable de prendre le dessus. »

J’avais un ton froid et cassant. J’en voulais à tout le monde. Je n’avais aucune raison à en vouloir à ma sœur adoptive. Absolument aucune. Ce n’avais pas été parce que je le voulais que je lui avais répondu sur un tel ton. J’étais seulement incapable de me contrôler en ce moment. Je passais par tous les sentiments possibles et impossibles en peu de temps. J’avais passé de la tristesse à la colère en claquant des doigts et voilà que la tristesse revenait. Des larmes se mirent à couler à flot sur mes joues. Rien de tout ça n’était intentionnel. Rien de tout ça je l’avais voulu. J’avais trop accumulé et tout sortait en même temps. Je ne pouvais plus rien contenir. Tout ce que j’avais monté en moi j’effondrais en morceaux. Des morceaux bien plus gros que ce que je voulais.

J’étais là, debout sur le quai à regarder l’eau et à sentir les larmes rouler sur mes joues sans que je puisse les retenir. On aurait dit que le flot d’eau qui sortait de mon corps ne cessait de couler. En ce moment, je me représentais comme étant une bombe à retardement. J’avais tout accumulé depuis longtemps et cette fois tout pétais sans que je puisse rien faire. Je voulais bien tout retenir, mais tout le monde avait sa limite. La mienne avait été plutôt grande, mais je l’avais atteint. J’avais trop essayé de la pousser. Je pris de grandes bouffées d’air. J’essayais de me calmer. Les larmes cessèrent. Je desserrai les poings. Je ne devais pas faire vivre ça à Kristina, je le savais. Elle ne devait pas subir tout ce que j’avais contre tout le monde. Ce n’était pas à elle d’endurer tout ça. Elle ne cherchait qu’à m’aider. C’était la seule à savoir qui j’étais réellement. C’était la seule qui pouvait comprendre et la seule à pouvoir m’aider. Non, je ne devais pas déverser rien devant elle. Elle n’y était pour rien.

Je lâchai un soupire et je m’assis sur le bord du quai. Je fis balançai mes pieds de l’avant vers l’arrière dans un mouvement continu. Je m’en voulais d’avoir parler à ma sœur d’une telle façon. Me voilà rendu au stade de la culpabilité. C’était vrai que je m’en voulais. Elle était toujours là pour moi, alors pourquoi lui faire don d’un tel déversement de colère alors que ce n’étais même pas de sa faute. Elle ne tombait juste pas au bon moment fallait croire.

« Je suis désolée Kristina. Je n’aurais pas dû te parler comme ça. Excuse-moi. »

Mon ton était redevenu doux et chaleureux quoiqu’empli de culpabilité. J’en voulais tellement au monde entier en ce moment. J’en voulais au monde entier pour le sort qui m’avait été réservé. Si je pouvais empêcher que d’autres personnes deviennent comme moi, je le ferais tellement. Je repensai à ses paroles. Je voulais rectifier mon tir.

« Euhm, pour mieux… répondre… à ta question… de tout à l’heure, je ne crois pas que c’est possible de contrôler cette bête. Du moins, peut-être plus tard, mais pas maintenant. Je ne suis pas encore assez ‘’forte’’ pour avoir le dessus sur lui. Je crois que tu en as eu une démonstration. »

Je faisais évidemment référence à ce qui c’était passé deux minutes auparavant. Je déposai mes deux mains sur mes cuisses et je me mis à jouer avec mes mains. Je baissai ma tête, honteuse de mon comportement et je me concentrai sur mes mains.

« S’il y avait un moyen de me séparer de cette bête je le prendrais sur-le-champ, croit moi. Je n’en peux plus de vivre avec lui. C’est une vraie torture. »

Je murmurais mes paroles. C’était comme si je ne voulais que me parler à voix haute, mais basse en même temps. J’avais envie de changer de sujet. Cet endroit était vraiment un petit paradis. Des questions me vinrent en tête.

« Dis-moi, tout à l’heure tu m’as dit que tu venais ici avant pour réfléchir. Tu réfléchissais sur quoi ? Qu’est-ce qui se passait dans ta vie pour venir ici ? Pourquoi le port aussi ? Il n’y aurait pas pu avoir un endroit plus près de la maison qui aurait fait l’affaire ? »

J’avais trouvé comment changer de sujet. Il avait seulement suffit à changer le centre d’attention. S’il n’était plus sur moi, je ne pouvais plus me plaindre sur mon sort. Ça me permettait aussi de me laisser un moment de répit. J’espérais que Kristina comprendrais que je ne voulais plus parler de moi pour l’instant. Je continuais de jouer avec mes doigts et de les regarder. Je ne voulais pas regarder l’eau, de peur de me remettre en colère sur ce que j’étais. Je voulais éviter de faire vivre à Kristina mon enfer. Déjà qu’elle me supportait dans mes crisettes de pleines lunes, je ne trouvais pas nécessaire d’en ajouter. Ce n’était pas à elle de vivre avec ça. Je ne voulais pas l’embarquer dans un enfer qui était mien.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Mer 21 Juil - 17:01

HORS RPJ : Bon cela à valu la peine que j'attende ^^

Je repensais à ce qu’elle me disait et me posait la question si cela ne pouvait pas être une question d’habitude comme moi, avant cela me prenait d’énormes concentrations pour ma transformation, peut-être que pour elle c’était le contrôle. J’espérais qu’elle arriverait un jour à contrôler la bête qui était en elle. Je ne pouvais pas la protéger quand elle se transformait, mais je pouvais tout de même la couvrir pour nos parents disant que chaque soir de pleine lune c’était le cinéma et le camping. Ils gobaient cette histoire, mais j’étais certaine que je ne pourrai pas toujours leur mentir. Je divaguais peut-être, mais il y avait certaines choses que je pensais sur son état que je ne pouvais pas me risquer de dévoiler à Millie de peur de lui faire encore plus souffrir.

Le fait qu’elle change de sujet m’aidait à me remémorer des souvenirs qui étaient enfuis dans ma mémoire depuis des lustres. Juste d’y penser, je voyais déjà Anne à ma droite sur le pont et Samara à ma gauche sur le canapé dans le salon devant un bon film et pop-corn au caramel. Je ris un peu quand elle trouvait mon endroit loin de chez moi. Mais il y avait un toujours un but derrière chaque chose, même minime est-il.

— C’est justement pour être plus loin de la maison que je venais ici. Je venais pour fuir la routine.

Je me revoyais à son âge seule sur le quai en regardant le soleil qui descendait à vue d’œil et mes parents qui s’inquiétaient à la maison.

— Durant le lycée, chaque jour, Anne et Samara venaient chez moi pour étudier ou pour placoter comme seule les filles peuvent le faire. C’était mes meilleures amies. Nous ne nous quittions jamais à l’école. Nous avions toujours quelque chose à nous raconter surtout Samara. Quand nous avions eu notre diplôme, tout s’est précipité et mes meilleures amies avaient des projets et elles durent quitter la ville et même l’état. Ce fut un moment très dur pour moi. Nous étions extrêmement liés et ce ne fut pas sans larme que je leur adressais mes adieux. Alors le soir, je me rendais ici pour ne pas souffrir, car les nombreuses fois que j’étais restée à la maison avant le souper, je les revoyais dans ma mémoire s’installer dans ma chambre et placoter des garçons ou de leur anecdote personnelle dans les cours ou leur fin de semaine mouvementés qu’elles avaient eux...

Je revoyais Samara qui fouillait dans mes affaires et me demandaient ce que je fabriquais avec un dragon en peluche en dessous de mon lit et qu’Anne me disait que c’était démoder, mais qu’en même temps, elle analysait mon acte de le mettre en dessous de mon lit. Je me rappelais des nombreuses discussions des garçons que nous avions eux. Comme j’avais eux un tel blocage à leur dire que j’éprouvais des sentiments pour un garçon et quand je venais pour lui dire, il était déjà trop tard. Je me confiais à Anne et je la voyais très bien psychologue pour être franche. Et Samara, toujours en train de fouiller partout. Je l’avais même pris en train de fouiller dans la poubelle dans une de nos classes.

— Je cherchais un endroit isolé et où je pouvais me sentir libre. Je choisis le port. À mes débuts ici, je savais conduire et je pouvais profiter du temps libre que m’accorder les parents pour venir ici. J’étais bien. Je ne leur disais pas où j’allais, et cela me coûtait une sérieuse dispute avec eux. J’eux pas le droit de sortir pendant un bon moment, jusqu'à tant que je cède et que je leur dise où je me rendais. Ensuite se fut à leur tour de venir me reconduire dans cet endroit et me laisser un peu de seules pour récupéré des moments difficiles que je passais. Ils revenaient me prendre avant que le soleil se couche. Ils étaient là pour moi et ne croyaient pas que j’étais cinglée de réagir avec autant de tristesse.

Je fis une pause pour penser à ce que je pouvais lui dire et d'autre ne pas lui dire, puisque oui, vous vous en doutiez, j'ai mes petits secrets, mais il éait bon de me vider le coeur sur ce que je ressentais. Je ne le faisais pas souvent par peur d'être juger sur ce que je ressentais, mais je crois bien qu'avec Millie... j'avais la sensation que je pouvais m'ouvrir à elle.

— Tu vas peut-être trouver cela bizarre, mais quand tu es venu dans notre famille ça m’a fait beaucoup de bien. De me retrouver entourée et de pouvoir aimer une autre jeune fille. Je ne me voyais un peu en toi au début du lycée, avec aucune amie… Je voulais devenir ta première amie et sa sœur également.

Même si elle ne le savait pas encore, elle m’aidait dans ma solitude. Elle était là quand j’avais besoin d’elle et vice-versa. Je serai toujours là pour elle, dans les malheurs comme dans les joies.

— Tu vas rire, pendant des années quand j’étais jeune je souhaitais à mon anniversaire avoir un petit frère ou une petite sœur. Et je t’ai maintenant. Tu sais Millie… je serai toujours là pour toi… quand tu en auras besoin, tu peux compter sur moi.

Elle aussi se trouvera un endroit qui pourra lui permettre d’être libre. Que ce soit en haut d’une falaise, dans un parc ou ici même.

— Mais, Millie fait moi une faveur, quand tu auras trouvé ton endroit, dit le moi. Cela me permettra de ne pas m’inquiéter pour toi et s’il arrivait quelque chose, je pourrais te contacter plus facilement, OK?

Je lui adressais un sourire complice.

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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Lun 16 Aoû - 1:54

Était-ce possible qu’un jour je puisse contrôler mon lycan ? Me serait-il possible de prendre un peu plus le dessus sur lui afin de limiter les dégâts ? Je l’ignorais et j’en doutais. Il était tellement fort. C’était toujours difficile de vivre avec lui. Je n’aurais pas pus être obliger de me transformer en papillon ? Il me semble que ça ferait moins mal. Comme je souhaitais que tout ça ne soit jamais arrivé. Malgré moi, je posai mes yeux dans l’eau. Je me regardai. J’avais une mine affreuse quand je pensais à qui j’étais.

« C’est justement pour être plus loin de la maison que je venais ici. Je venais pour fuir la routine. »

Ah c’est vrai, je lui avais posé des tas de questions. Je réfléchissais à ce qu’elle me disait. Serais-je comme elle ? Aurais-je un jour besoin de fuir la routine à mon tour ?

« Durant le lycée, chaque jour, Anne et Samara venaient chez moi pour étudier ou pour placoter comme seule les filles peuvent le faire. C’était mes meilleures amies. Nous ne nous quittions jamais à l’école. Nous avions toujours quelque chose à nous raconter surtout Samara. Quand nous avions eu notre diplôme, tout s’est précipité et mes meilleures amies avaient des projets et elles durent quitter la ville et même l’état. Ce fut un moment très dur pour moi. Nous étions extrêmement liés et ce ne fut pas sans larme que je leur adressais mes adieux. Alors le soir, je me rendais ici pour ne pas souffrir, car les nombreuses fois que j’étais restée à la maison avant le souper, je les revoyais dans ma mémoire s’installer dans ma chambre et placoter des garçons ou de leur anecdote personnelle dans les cours ou leur fin de semaine mouvementés qu’elles avaient eux... »

Peut-être n’aurais-je pas du la faire retourner dans ses souvenirs ? Quoi qu’il en soit, j’avais quand même de grandes explications. J’espérais être capable de me faire des amies comme Kristina avec Anne et Samara. Leur amitié me semblait si forte. J’étais triste pour ma sœur. J’aurais voulu mieux pour elle. Elle qui était si attentionnée et si patiente envers tout le monde. J’aimerais tant pouvoir faire plus pour ma sœur qui prenait tant soin de moi.

« Je cherchais un endroit isolé et où je pouvais me sentir libre. Je choisis le port. À mes débuts ici, je savais conduire et je pouvais profiter du temps libre que m’accorder les parents pour venir ici. J’étais bien. Je ne leur disais pas où j’allais, et cela me coûtait une sérieuse dispute avec eux. J’eux pas le droit de sortir pendant un bon moment, jusqu'à tant que je cède et que je leur dise où je me rendais. Ensuite se fut à leur tour de venir me reconduire dans cet endroit et me laisser un peu de seules pour récupérer des moments difficiles que je passais. Ils revenaient me prendre avant que le soleil se couche. Ils étaient là pour moi et ne croyaient pas que j’étais cinglée de réagir avec autant de tristesse. »

Pendant que Kristina réfléchissais ou ne faisait que se taire, moi je méditais sur ses paroles. Je préférerais sans doute que personne ne sache où j’allais si jamais je sortais de la maison comme ça. J’étais triste avec ma sœur. Je trouvais que c’était un bien gros prix à payer pour rien.

« Tu vas peut-être trouver cela bizarre, mais quand tu es venu dans notre famille ça m’a fait beaucoup de bien. De me retrouver entourée et de pouvoir aimer une autre jeune fille. Je ne me voyais un peu en toi au début du lycée, avec aucune amie… Je voulais devenir ta première amie et sa sœur également. »

Pourquoi trouverais-je ça étrange ? Un sourire en coin naquit sur mes lèvres. Je m’imaginais Kristina à mon âge, assise sur le pont du port comme je le faisais présentement. Bien qu’elle me dise que ce n’était pas une enfant malcommode, je me disais qu’il y avait bien des fois où elle devait être plus cowboy un peu.

« Tu vas rire, pendant des années quand j’étais jeune je souhaitais à mon anniversaire avoir un petit frère ou une petite sœur. Et je t’ai maintenant. Tu sais Millie… je serai toujours là pour toi… quand tu en auras besoin, tu peux compter sur moi. »

J’étais sa sœur, mais adoptive. Je n’en étais pas une de sang. Peut-être que ça comptais pour la même chose.

« Mais, Millie fait moi une faveur, quand tu auras trouvé ton endroit, dit le moi. Cela me permettra de ne pas m’inquiéter pour toi et s’il arrivait quelque chose, je pourrais te contacter plus facilement, OK? »

Je relevai la tête et posai mon regard dans celui de ma sœur. Je vis son sourire sur son visage. Je ne pus retenir le mien. C’était si facile être naturel avec Kristina. Tout semblait passé plus facilement. Je savais qu’elle ne me jugerait pas vraiment. Elle ne me donnerait que des conseils. Je le savais.

« D’accord. Si jamais j’en trouve un je te le dirai, mais faudra que tu ne le dises à personne. Même aux parents. Du moins jusqu’à ce que je sois prête à ce qu’ils le sachent. »

Je souriais à pleine dents. C’était presque étrange pour une journée comme aujourd’hui de me voir sourire. Tout le monde à l’école sursauterait en me voyant ainsi. Moi qui avait été de mauvaise humeur toute la journée. Je baissai la tête vers mes bras et mes jambes. Mon regard tomba sur ma cicatrice.

« Mon passé à été violent..? Tu crois qu’un jour je retrouverai la mémoire ou je serais à tout jamais perdue ? »

Peut-être que ma sœur connaissais quelque chose de mon passé.

« Connais-tu des choses de mon passé ? Sais-tu qui j’étais ? Qui étaient ma famille ? »

J’avais plusieurs questions. Peut-être pourrais-je enfin répondre plus clairement aux personnes qui me posaient des questions sur mon passé. Ça me démoralisais régulièrement de leur répondre que je ne savais plus rien. La question la plus fréquente était comment est-ce que je m’étais faite cette cicatrice. Je ne pouvais que leur répondre que je ne m’en souvenais plus et parfois on me prenait pour un folle. Peut-être que c’était ce que j’étais. Peut-être que j’étais réellement folle.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Lun 16 Aoû - 15:24

J’aurais aimé moi aussi avoir quelqu’un qui pouvait me couvrir pour que les parents n’en sachent rien. Je crois de savoir qu’ils savaient où j’étais étaient un peu réconfortant puisque s’il arrivait quelque chose à la famille, je pouvais être joignable en cas d’urgence. Ce qui m’avantageait aujourd’hui, c’était la technologie avancée et mon travail. Je pouvais rejoindre tout le monde avec un cellulaire que je traînais en permanence avec moi à ma ceinture. Je ne le prenais que lorsque c’était nécessaire.

Je voyais ses yeux qui descendaient le long de son bras. Cette grande cicatrice qui était causée par son passé. Je mettais interrogé sur son passé et j’ai su que ce n’était rien de plaisant. J’étais soulagée qu’elle ne s’en rappelait pas. Quand mes parents m’avaient montré le dossier d’adoption, nous avions vu des brides et des hypothèses des services sociaux, mais jamais son histoire au complet. J’avais été dégoûtée qu’une telle famille existe et je crois que cela a permis de faire une bonne action pour cette enfant.

« Mon passé a été violent? Tu crois qu’un jour je retrouverai la mémoire ou je serais à tout jamais perdue? Connais-tu des choses de mon passé? Sais-tu qui j’étais? Qui était ma famille? »

Elle me posait toute ses questions, mais je ne voulais pas lui répondre. Je réfléchissais quand mon cellulaire vibra sur ma ceinture. Je décrochais et j’entendis une voix familière à l’autre bout.

— Je sais… je sais… non… Oui, elle est avec moi… Nous sommes là où j’allais après le lycée… c’est sans importance. Je sais, je suis au courant… Papa a raison, arrête de paniqué… non arrête… parce que je l’ai décidé!

Je soupirais après les cris que ma mère faisait par rapport à notre retard chez les amis de mes parents. Je coupai le téléphone et j’entendais ma mère crier mon nom, comme pour me dire de ne pas raccrocher, mais c’était trop tard.

— C’était maman… elle s’inquiète. Papa essayait de la persuader d’aller au rendez-vous, mais elle a refusé.

Je m’interrompis. Je n’aimais pas parler de ma mère comme ça, mais des fois, elle me mettait en colère puisqu’elle me demandait toujours une raison valable pour chaque choix que je prenais dans ma vie. Je soupirais pensant aux choses qu’elle me demandait. Je trouvais que c’était inutile de savoir le passé. Cela lui causerait que du tort et en faisant cela, je ne la protégerais pas.

— Le passé n’est pas important, c’est le présent et le futur qui l’est le plus. Le présent, c’est les choix que nous prenons et le futur c’est ce que nous allons devenir. Le passé n’est pas important puisqu’il ne définit pas ce que nous sommes ou les choix que nous allons faire plus tard.

Je me tus pour de bon avant qu’elle pense que son passé était dur. Millie ne devait pas le savoir. Je ne voulais pas qu’elle le sache. Nous restâmes muettes plusieurs minutes…

Je me retournai quand j’entendis une voiture freinée sec dans le stationnement. Je me retournait et vit une femme. Je regardais plus spécifiquement et j’y aperçus le beau collier de ma mère dans son cou quand elle sortait. J’adorais avoir une vue excellente grâce à l’aigle qui était en moi. Je pouvais préparer Millie sur ce qu’il allait se passait. Je voyais les yeux froncés de ma mère…

— Désolée… il y a un orage dans l’air pendant une magnifique journée.

Je me levai du quai en faisant toujours dos à ma mère qui approchait très vite, les poings serrés.

— Marie Annabelle Kristina Wilson!! Criait ma mère derrière moi. Quand elle disait mon nom au complet, c’est que je l’avais terriblement déçu. Comment as-tu osé me raccrocher la ligne au nez?!
— Tu ne m’écoutais pas!
— OK, ça suffit les filles. Nous devons y aller. Ça va Millie?

Mon père ne prenait jamais pour une. Il me considérait comme une adulte. Il tendit la main de Millie et l’éloignait de la scène puisque j’étais en colère de la scène que ma mère était en train de faire pour une toute petite chose. J’avais de la difficulté à m’exprimer devant les autres, mais pas devant ma mère. Elle m’avait souvent poussée à bout, mais là c’était le pire pour une petite niaiserie.

— Non Éric, je ne partirai pas avant que notre fille nous présente des excuses et nous explique son agissement. Ton « rebelisme » à commencer quand tu t’es transfor…
— Maman! dis-je en lui faisant des gros yeux.

Elle avait été trop loin. Je regardais Millie. Avait-elle compris? J’espérais que non. Ce n’était qu’une moitié de mot… Je me pris les cheveux. Il n’y avait que la famille sur le port et je souhaitais m’envoler, mais je ne le pouvais pas devant Millie qui était entouré du bras de notre père.

— Kristina, tu ne vas pas recommence à venir ici…
— Je le ferais chaque jour, si c’est pour me faire du bien.
— Et tu as entraîné Millie dans cette fugue.
— Ce n’est pas une fugue, c’est…
— Oh oui, ça l’était… tu es devenue impulsive et tu ne pensais qu’à toi quand tu as changé.
— Maman, écoute-moi! Ce n’est pas pour moi que je suis venue ici, c’est pour elle. Si tu l’avais vu et avait senti son inquiétude, tu aurais repoussé le dîner toi aussi. Je devais être là pour elle en tant que sœur.

C’était la première fois que je protégeais ainsi Millie devant ma mère. Elle devait sans douter un jour que je le ferrais, mais elle ne serait pas douter que ce soit contre elle. Elle soupira, comme si je venais de lui sonner les cloches royalement. Mon père regarda Millie sous son bras qui la serrait si protecteur. J’aimais mon père pour ça.

— Ce n’est pas le genre à René et Maryse de poser des questions. Je lui ai téléphoné ce matin pour leur dire un peu ta situation et il est au courant, alors ne t’inquiète pas. Nous allons passer une soirée comme une vraie famille. Tu vas aimer Maryse, un simple regard nous met à l’aise.

Ma mère s’était calmée et me regarda comme si elle le regrettait à présent. Cela se voyait que trop bien.

— Tu sais maman… je n’ai pas choisi d’être comme ça. Il va falloir que tu l’acceptes un jour. Et quoi qui puisse se passer… je serai toujours… toujours… toujours là pour elle.

Elle savait très bien de quoi je parlais et de qui également. Elle me regardait. Je savais depuis le début qu’elle n’avait pas accepter que j’étais animorphe et pas elle. C’était clair pour moi. Elle-même, elle lisait des livres sur la surnaturelle quand elle était adolescente, elle allait voir des films aussi bizarres, mais elle n’avait pas eu le gène des aigles.

Elle se dirigea vers Millie et la serra dans ses bras sans étreindre un loooong moment, comme si elle regrettait cette scène. Ce qu’avait entendu Millie, sur une dispute, elle le regrettait sûrement, puisque cela sonnerait des cloches à Millie sur ma véritable identité.

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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Lun 30 Aoû - 1:30

Je regardais toujours ma cicatrice. J’essayais d’entrevoir de petits bouts de mon passé ou même juste des flashs de ce qu’il aurait pu être, mais je ne voyais absolument rien. Avant que Kristina me réponde, je lâchai un petit soupire. J’étais un petit peu agacé et fatigué de mon amnésie. Bien qu’elle avait certain bon côté, elle comportait beaucoup de mauvais et ça l’avait le don pour m’exaspérer un peu. Je croyais vraiment qu’elle me répondrait, qu’elle me fournirait quelques explications, mais pour me gâcher ce petit élan d’espoir, le téléphone qu’elle portait à la ceinture vibra. Mes yeux partirent de ma cicatrice et allèrent se poser sur le petit objet. J’avais envie de le détruire sur place. Il réduisait nettement plus mes chances de savoir quelque chose. J’étais certaine qu’après cet appel, ma sœur ne veuille plus m’en parler. Mon passé était quelque chose qu’on évitait de me dire chez les Wilson. Je me posais de sérieuses questions. Je savais que la majorité des enfants donnés en adoptions n’avait pas un joyeux passé. Je ne m’attendais pas que le mien soit joli. Tout ce que je voulais c’était la vérité sur qui j’étais. Je savais que ça ne ferait pas de moi une meilleure personne. Je ne voulais que savoir. J’espérais qu’en sachant quelque chose, je puisse m’améliorer en tant qu’humaine. Voir si ça serait une chose faisable, ça restait encore à voir, mais rien ne m’empêchait d’espérer. Je croyais fermement que je n’étais pas due pour un happy end, que je n’aurais le droit qu’à une vie monstrueuse et pourchasser par des humains sous ma forme animale. Ma sœur finit par décrocher le téléphone.

« Je sais… je sais… non… Oui, elle est avec moi… Nous sommes là où j’allais après le lycée… c’est sans importance. Je sais, je suis au courant… Papa a raison, arrête de paniqué… non arrête… parce que je l’ai décidé! »

À entendre parler Kristina, je savais que c’était Claire à l’autre bout. Je me mordais l’intérieur des joues. Si ma sœur avait des problèmes se seraient par ma faute et je m’en voudrais. J’entendis Kristina soupirer et couper la ligne au nez de sa mère. Je haussai un sourcil, surprise de son comportement. Je ne la voyais jamais faire des choses du genre. Elle était toujours la fille modèle.

« C’était maman… elle s’inquiète. Papa essayait de la persuader d’aller au rendez-vous, mais elle a refusé. »

Je me mis à réfléchir pendant qu’elle s’interrompait. Claire s’inquiétait toujours facilement dans des sujets qui concernaient ses filles. Pourtant, elle nous connaissait. Nous n’étions pas deux filles complètement sans tête. La majorité du temps elle savait où j’allais et je présumais que c’était la même chose avec Kristina. C’était peut-être ça qui inquiétait ma mère, les seules fois où nous disparitions sans laisser de nouvelles. J’avoue que c’était un peu inquiétant.

« Le passé n’est pas important, c’est le présent et le futur qui l’est le plus. Le présent, c’est les choix que nous prenons et le futur c’est ce que nous allons devenir. Le passé n’est pas important puisqu’il ne définit pas ce que nous sommes ou les choix que nous allons faire plus tard. »

Je dissimulai ma surprise qu’elle revienne sur le sujet de départ. J’étais certaine qu’elle n’en reparlerait plus jamais. Je méditais sur ses paroles. C’était sage ce qu’elle me disait et je savais tout ça très bien. Sauf que je n’avais pas envie de vivre dans un oubli à vie. J’y avais été plongé de force et on aurait qu’une barrière anti-Millie m’empêchait d’en ressortir. Dans notre mutisme, j’avais cessé de me questionner et de me tourmenter. Je savais qu’en n’arrêtant pas, je ne ferais qu’augmenter mon désir et je me plongerais moi-même dans ma perte. Le bruit aigu de pneus freinant sur l’asphalte me fit tourner la tête. Je vis notre mère s’avancer. Je savais que nous allions avoir un mauvais quart d’heure.

Les yeux froncés, les lèvres pincées, je voyais que ma mère adoptive était loin d’être contente. Grâce à mon très bon ami le lycan, je ne pus que me mettre à ronchonner. Réflexion de lycan : il n’y avait qu’elle pour tout saboter. Je mis une main sur mon front, découragée. J’avais l’impression d’être deux personnes en même temps. Peut-être que seulement ça suffisait à me rendre morose.

« Désolée… il y a un orage dans l’air pendant une magnifique journée. »

Un petit sourire en coin fit son apparition sur mon visage. Une magnifique journée. Certainement pas pour moi. Ça l’avait été l’une des pires journées de mon existence. Pas la pire, mais une des pires. Peut-être que pour elle s’en avait été une belle, mais j’étais loin de considérer la mienne comme belle. Elle n’équivalait même pas le niveau acceptable ! Kristina se leva et tourna le dos à sa mère. Je ne pus retenir un ricanement de mon lycan. Je m’en serais bien passé de ce comportement au même moment. Je jetai un coup d’œil à Claire qui avançait vers nous les deux poings serrés dur comme fer à ce que nous montrait ses jointures blanchies. Réflexion de lycan : Arrête de serrer autant les mains, elles vont finir par exploser tant elles sont serrées.

« Marie Annabelle Kristina Wilson!! criait Claire. Comment as-tu osé me raccrocher la ligne au nez?!

— Tu ne m’écoutais pas!

— OK, ça suffit les filles. Nous devons y aller. Ça va Millie? »

Kristina avait un deuxième nom ?!? Comme de quoi que je ne connaissais pas si bien que ça ma famille adoptive, même si ce n’était qu’un petit détail. Comme Éric me parlait en me demandant comment j’allais, je ne fis qu’un léger hochement de tête. Je mentais bien évidemment, mais il n’étais obligé de savoir comment j’avais passé ma journée. Pendant qu’il me tendait la main, je regardais Kristina. Je pris finalement la main d’Éric, je me levai et je le suivis pendant qu’il m’éloignait du massacre.

« Non Éric, je ne partirai pas avant que notre fille nous présente des excuses et nous explique son agissement. Ton « rebelisme » à commencer quand tu t’es transfor…

— Maman! »

Je n’avais pas vraiment compris les paroles de Claire. J’avais entendu le début, mais pas la fin. Le ‘’maman’’ de Kristina m’avait intrigué et je m’étais retournée. J’avais foncé les sourcils pour voir si je pouvais comprendre quelque chose d’autre.

« Qu’est-ce qu’il y a Millie ? »

La voix d’Éric me remis sur le chemin que je poursuivais avec lui. Il avait une main posée sur le haut de mon dos qui me forcerait à marcher avec lui s’il me prenait le goût de tourner les talons.

« Rien.

- Il n’y a rien ? »

Il m’exaspérait. Que n’avait-il pas compris dans rien ? D’un ton plus féroce que j’avais voulu je lui répliquai :

« Non, il n’y a rien ! »

Automatiquement, je me mis en marche plus rapide. Je ne voulais pas avoir le droit à d’autres questions. Il me rattrapa. Bizarrement je m’étais calmée rapidement. Éric ne me posa plus de question et il ne fit que m’entourer d’un bras protecteur, comme compréhensif de ma réaction. Il savait que j’avais mes petites sautes d’humeur. Il savait que lorsque je n’étais pas d’humeur, il valait mieux rien me dire. Il était au courant de tout ça et dans ces temps-là il continuait d’être compréhensif et de me protéger. Il me serra un peu plus fort dans ses bras. Je soupirai, contente qu’il soit venu me reprendre dans ses bras. J’étais heureuse de pouvoir compter sur lui. Il ne me demandait pas de comptes quand j’étais en colère il ne faisait qu’attendre que ça passe.

« Ce n’est pas le genre à René et Maryse de poser des questions. Je lui ai téléphoné ce matin pour leur dire un peu ta situation et il est au courant, alors ne t’inquiète pas. Nous allons passer une soirée comme une vraie famille. Tu vas aimer Maryse, un simple regard nous met à l’aise. »

J’avais déjà eu le droit à ces explications, mais les entendre à nouveau me réconfortait. Kristina et Claire c’était rapprochée de nous, calme et posée. Arrivant plus près de moi et de mon père, ma mère vint me serrer dans ses bras. Son étreinte fut longue. Je me contentai de rester tranquille et je réussis à ce que mon meilleur ami de lycan ne fasse aucune remarque. À croire que je communiquais souvent avec lui ! C’était surtout lui qui faisait des remarques dans ma tête, mais comme c’était moi qui étais au pouvoir et pas lui, les remarques sortaient parfois de ma bouche et je me récoltais des ennuis.

« Bon ce n’est pas tout, mais nous allons vraiment être en retard ! »

D’un petit sourire en coin, je sentis Claire se reculer et approuver les paroles de son mari. Les deux adultes montèrent dans la voiture suivit de près par ma sœur. Je restai quelques secondes encore sur le quai, regardant au loin l’eau que les flots perturbaient. Je sentis une dernière fois la brise de vent sur mon visage et la senteur de l’eau salée pénétrer mes narines. Soupirant une dernière fois, je tournai les talons et j’embarquai dans la voiture à mon tour.

Assise à ma place, je regardais par la fenêtre le paysage qui défilait devant moi. Je regardais les différentes maisons, leur taille différente, leur couleur parfois hallucinante, leur aménagement paysager… Je n’avais pas beaucoup de temps, mais je regardais en gros. Maryse et René n’habitait pas très loin de notre maison. Nous avions donc un bon moment de route à faire. J’étais silencieuse sur le siège de la voiture. Je ne voulais pas parler, je n’en sentais pas le besoin et je ne voulais pas avoir droit à un interrogatoire. Sauf que je ne pouvais pas tout avoir. Je sentais le regard d’Éric qui venait se poser de temps à autre sur moi. Je savais que ça le titillait de vouloir me poser des questions. Je lâchai l’extérieur des yeux pour poser mon regard sur mon père. Un sourire illumina son visage. Je lui répondis par un sourire, quelque peu forcé, mais au moins je souriais.

« Comment a été ta journée ? »

Je m’empêchai d’avoir l’air fatiguée. Je savais qu’en temps normal, si nous retournions à la maison j’aurais eu le droit à la même question.

« J’ai poché mon dernier examen de maths, ma prof n’était pas contente, comme d’habitude, mais a part ça c’était… bien. »

Il ne me posa pas d’autres questions. Même sur mon léger doute sur ma réponse. Nous roulâmes en silence jusqu’à la maison des amis des Wilson. Une fois rendu, nous débarquâmes et peu de temps après, Kristina et ma mère débarquèrent de leur voiture. En famille unie, nous avançâmes vers la maison. Éric donna deux petits coups à la porte. En tendant l’oreille, j’entendis des bruits de pas derrière la porte. Enfin celle-ci fut ouverte laissant entrevoir une dame qui avait à peu près le même âge que ma mère, assez bien habillé, souriante.

« Enfin vous voilà ! Nous vous attendions plus tôt. »

Ah oui ? Nous avions pris du retard ? Nous entrâmes dans la maison et nous allâmes directement au salon. Une petite horloge m’indiqua que nous avions 30 minutes de retard. Je baissai la tête sachant que c’était un peu de ma faute. Si je n’avais pas été mal en point nous n’aurions jamais été au port Kristina et moi. Comme c’était la première fois que je venais dans cette demeure, je ne savais plus trop où me placer. René m’invita à prendre place dans un fauteuil simple pendant que Maryse nous offrait des boissons. Quand ils finirent par s’asseoir, leur regard se posa sur moi. Ils étaient bienveillants, mais ce fut assez pour m’intimider.

« Alors, comme ça, c’est toi la belle Millie. Claire nous a parlé un peu de toi. » me disait l’homme.

Je sentais que mon teint était rosé. Je tournai la tête vers ma mère qui souriait et ensuite vers ma sœur. Que devais-je faire et comment devais-je agir ? Je leur adressai un petit sourire pendant que je m’enfonçais dans mon fauteuil. Je pris une gorgée de ma boisson m’empêchant de répondre aux questions qui pourraient venir.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Lun 30 Aoû - 3:09

— Tu sais… tu n’avais pas le droit de dire ça devant Millie, continuais-je dans la voiture puisque ma sœur avait monté avec notre père.
— Combien de fois, va-t-il falloir que je te le dise? Je suis désolée. Ça m’a échappé.
— Ça ne peut pas s’échapper ce genre de commentaire sur ma véritable identité.
— Il va bien falloir que tu l’as mette au courant un jour. On ne pourra pas toujours le garder secret.
— C’est moi qui déciderai quand je voudrai lui en parler. Tu ne sais que la base, le reste, grand-maman m’a tout dit. Et comment voudrais-tu que je lui dise pour commencer? « Désolée, je t’ai menti pendant plusieurs années, mais je suis une femme-aigle. » Franchement! C’est mieux qu’elle n’en sache rien.
— C’est ta sœur.
— Je ne vois pas c’est quoi le rapport. Toi, tu es ma mère et je ne te dis pas tout.

Et voilà, c’était reparti. Il y avait, vraiment, une seule personne avec qui je n’avais aucune gêne de parler : ma mère. Cette dernière réplique l’avait bouche bée. Bien sûr que je ne lui disais pas tout. Je ne pouvais pas lui dire tout pour commencer. Cela serait de m’attirer des ennuis premièrement et peut-être semés un peu de jalousie dans l’air. Le trajet a été dans un silence total. Je n’avais pas pardonné à ma mère pour s’être « échappée » devant Millie sur le quai.

« Enfin vous voilà! Nous vous attendions plus tôt. »

Je me culpabilisais un peu parce que c’était moi qui avais emmené Millie et c’était moi qui avais causé la dispute, ce qui avait retardé la visite. J’avais fait tout ça, au début pour Millie, qui ne se sentait pas très bien, mais ensuite ce n’était que personnel.

Nous nous installâmes dans le salon et remercia Maryse pour la boisson qu’elle me donnait. Je regardais à l’étage supérieur et je n’entendis pas le moindre bruit. D’habitude, il était là. Il ne ratait pas une occasion de venir me voir et de me faire sursauter quand j’avais le dos tourné. Pas cette fois-ci.

— Christopher n’est pas là? demandais-je intrigué.

Cela faisait une éternité que je ne l’avais pas vu. Enfin, avec le travail, je n’ai pas vraiment eu le temps de le voir. Le travail, mon aigle, ma sœur, mes parents qui voulaient que je passe plus de temps avec eux… je l’avais un peu négliger, mais lui n’ont plus, n’avais rien fait, il ne m’avait pas appelée… pas rien.

— Non, ma chérie. Il est parti chez une amie…
— Une jolie blonde aux yeux bleus rajoutait René.
— Oh... OK…
— Alors, est-ce que tu t’es trouvé un emploi? demanda René qui sautait du coq-à-l'âne.

Ils n’avaient rien remarqué, mais je m’étais tue et je n’avais même pas compris la question qu’il venait de me poser. Christopher était mon ami, certes, mais… je l’aimais beaucoup et j’en venais à me demander si, mon coeur voulait plus que de l’amitié. La remarque qu’il avait dite sur la belle blonde m’avait un peu surprise.

— Kristina travail au zoo comme entretient paysagiste, informa mon père puisque j’étais dans une petite transe.
— C’est bien votre fille ça!

Maryse et maman parlaient ensemble de fleurs et lui fit faire un petit tour de sa cuisine qu’elle voulait décorer de nouveau et René et mon père commençait à parler de sport. Je regardais le tapis, Christopher était encore dans mes songes. Je relevai mes yeux et croisaient ceux de Millie qui était assise sur le divan en face du mien. Je lui souris momentanément. J’étais déjà fatiguée. Cette dispute avec ma mère m’avait secouée et je voulais aller dormir. Je me levai aussitôt et alla dans la cuisine. Ma mère commençait à aider Maryse à piler les pommes de terre.

— Maryse est ce que cela dérangerait si j’allais faire une petite visite guidée à Millie. Si vous avez besoin d’aide, on sera dans la salle de la bibliothèque.
— Non, il n’y a pas de problème. Tu ne peux pas défaire une tradition., dit-elle en souriant, comme si elle avait compris quelque chose trop tard. De toute façon, on aura tout le temps de discuter au repas avant le diaporama de notre voyage en Afrique.
— Merci.

Je regagnai le salon et fit signe à Millie de me suivre. Je pris un corridor et montait l’escalier qui menait aux chambres, à la salle de bain et ma pièce préférée… la bibliothèque.

— J’adore cet endroit. À chaque fois qu’on venait en visite, j’allais rejoindre Christopher dans cette pièce.

Je le voyais plus jeune, assis à l’envers sur le divan. La tête en bas en train de lire une bande-dessiné ou assis confortablement et où j’entrais à pas de souris pour lui faire peur, mais à chaque fois, il me disait que j’étais trop bruyante pour le faire sursauter comme, il me le faisait souvent. J’étais bien avec lui. Je parcourais les volumes du bout de mes doigts en souriant, sachant que je faisais la même chose à chaque fois. Il y avait un grand meuble brun qui allait jusqu’au plafond et qui faisait toute la pièce du fond. Il y avait environ deux cents livres dans cette bibliothèque et je me demandais quelques fois s’il y en avait plus. Ils n’étaient pas classés, mais Christopher trouvait toujours celui qu’il cherchait. Cela faisait un mois, je crois… que je ne l’avais pas vu… je croyais le voir ce soir, mais j’avais appris une chose qui m’avait un peu déboussolée. Il aimait mieux être avec une autre plutôt qu’avec moi. Je restais muette, dos à Millie, devant les centaines d’ouvrages, perdue dans mes songes.

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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Lun 30 Aoû - 21:49

En buvant, je remarquai que ma sœur regardait le plafond. Curieuse, je levai également les yeux. Il n’avait rien ce plafond. Il était de couleur unie avec un lustre en son centre. J’ignorais qu’il y avait quelqu’un d’autre qui vivait dans cette maison. Les Wilson ne m’en avaient jamais parlé. Peut-être avaient-ils suggéré que ce n’était pas d’une importance capitale et qu’il n’avait que négliger de m’en parler. Il y avait pleins d’hypothèses possibles.

« Christopher n’est pas là? »

J’arrêtai de boire. Je fis comme si je n’avais plus soif, quoique je n’aie jamais eu envie de boire depuis le début de la soirée. Il ne m’avait servi qu’à me cacher.

« Non, ma chérie. Il est parti chez une amie…

— Une jolie blonde aux yeux bleus, rajoutait René.

— Oh... OK…

— Alors, est-ce que tu t’es trouvé un emploi? »

À la réponse de Maryse et René j’avais regardé ma sœur. L’expression sur son visage avait changé. Se pouvait-il que Kristina aime ce fameux Christopher ? Je ne savais pas ce qui avait le plus déçu Kristina, le fait que ce garçon ne soit pas là ou le fait qu’il soit avec une fille ailleurs. Peut-être même les deux on ne savait rien.

« Kristina travail au zoo comme entretient paysagiste.

— C’est bien votre fille ça! »

Je ne suivais plus la conversation que d’une oreille à présent. J’entendais les mots, mais ils n’avaient plus de sens dans ma tête. Je suivais surtout les mouvements de ma sœur. À la voir agir, ce n’était pas quelque chose que je connaissais d’elle. Je ne sais pas si elle savait que je la regardais, mais dès qu’elle leva son regard, mon agissement curieux me déstabilisa. Ce n’était pas vraiment dans mes habitudes de tout vouloir savoir. Sauf qu’en parlant de ce garçon, j’avais eu une puce à l’oreille. Quand Kristina se leva et quitta la salle, elle me laissa seule avec mon père et René. Ils étaient dans une discussion assez féroce sur une équipe de hockey. Je me mis à les écouter et même à rire avec eux. Lentement, ma gêne d’être différente d’eux s’en allait. Elle me laissait enfin tranquille. Continuant de les écouter discuter, je tournai la tête et je regardai le meuble qui se trouvait en face de moi. C’était à peu près la grosseur d’une table de chevet. Il y avait des photos dessus. Curieuse, je cessai de m’intéresser à ce que disait les deux hommes. Il y avait un cadre déposé sur le meuble. Il y avait deux photos à l’intérieur. L’une d’entre elles était une mère tenant son bébé dans ses bras. Je fronçai les sourcils. La dame était bien Maryse et l’enfant… Eh bien lui je ne le connaissais pas. Je me suis mise à croire qu’il s’agissait de Christopher. La deuxième c’était les mêmes personnes qui y étaient sauf bien plus tard. Quand je détournai le regard parce que j’avais entendu des bruits de pas venant au salon, je vis Kristina me faire signe de la suivre. Je me levai et je la suivis.

Nous prîmes un corridor et j’essayais de voir s’il n’y avait pas d’autre photo. J’étais devenue curieuse à l’endroit de cette famille. Nous montâmes un escalier et nous nous sommes dirigées vers le fond du couloir. Kristina ouvrit une porte en devant elle et entra dans la pièce. Quant à moi, je restai sur le pas de la porte. J’avais les yeux écarquillés. Je ne savais pas qu’on pouvait posséder une telle bibliothèque dans une maison.

« J’adore cet endroit. À chaque fois qu’on venait en visite, j’allais rejoindre Christopher dans cette pièce. »

Je sortis de ma petite transe. Je regardais toujours le fond de la pièce où était posté au moins une centaine de livres. Je n’en revenais tout simplement pas. J’entrai dans la pièce. Kristina me faisait dos. Elle était silencieuse. Je ne savais pas vraiment comment agir. Je la dépassai et j’allai me positionner directement au pied de l’immense bibliothèque. Je regardai les premiers titres qu’il y avait à porter de main. Aucun ne me disait quelque chose. Mais il y avait quelque chose qui trottait dans ma tête. Sans me retourner, je pris la parole d’une voix enjouée.

« J’adore. C’est vraiment incroyable qu’autant de livres soient au même endroit. »

À mon ton de voix, je devais ressembler à une petite fille qu’on lâchait dans une boutique de jouet. J’étais, comment dire, émerveillée.

« Qui est Christopher ? »

J’espérais qu’elle me réponde plus que ce n’est que le fils de Maryse et René. Je désirais plus de détails, mais je voulais commencer plus en douceur dans mes questions. Je ne voulais pas forcer Kristina à me répondre si elle ne voulait pas. Mon ton de voix avait changé aussi. Il était passé du enjoué à curieux et c’était tout à fait décelable dans ma voix. Je n’eus cependant pas le droit à sa réponse.

« Les filles, vous voulez bien descendre à la salle à manger ? Le souper est prêt et il ne manque plus que vous deux. »

Je me retournai pour faire face à René qui se tenait dans le porche de la porte. Il était tout sourire. J’allais commencer à marcher vers la sortie quand René vint me rejoindre au pied de la bibliothèque.

« Attend un peu Millie, j’ai quelque chose pour toi. »

Silencieux, il scruta la banque de livres. Je regardais attentivement ce qu’il faisait. René tendit une main au-dessus de sa tête et s’empara d’un livre. Il le regarda un instant, puis il me le tendit.

« Je crois que tu devrais apprécier ce livre. »

Comme il me souriait, je lui retournai son sourire. Je m’emparai du livre. La couverture était dure et sombre. On voyait sur l’image une jeune fille tenant un médaillon. Le médaillon était une lune dans un cercle noir. Au début, j’eus nu peu peur de ce que parlerais le bouquin. Le médaillon sur la couverture y était pour beaucoup, mais il était certain que je n’avais pas encore lu le livre. Je le remerciai et nous quittâmes la bibliothèque. Dans le corridor en haut de l’escalier, René m’arrêta de nouveau.

« J’ai autre chose pour toi. Je ne sais pas trop quoi en faire, je me suis dit qu’il pourrait peut-être te plaire. Je l’ai rapporté d’un de mes voyages. J’en ai plusieurs comme ça. »

Il entra dans la pièce d’à côté et en ressortit peu de temps après avec un petit sac brun qu’il me tendit. La curiosité s’emparait rapidement de moi ce soir avec tous ces agissements. Je pris le petit sac et je l’ouvris. Un petit objet était dans le fond. Avec une main j’allai le chercher. En fait c’était un collier. Je le regardai attentivement. Il y avait comme pendentif un petit…

« C’est quoi le pendentif ?

- C’est un inukshuk. On m’a dit que ça l’apportait le leadership, la motivation et la force. »

René me souriait. Il souriait toujours lui… Je le remerciai de nouveau. Bien qu’il n’ait rien de si extraordinaire que ça, le collier me plaisait énormément. Je le remis dans son sac et je descendis les marches à la suite de René. Nous allâmes retrouver tout le monde à la salle à manger. Tout le monde y était. Je pris place en face de ma mère. Le repas fut servi en peu de temps et nous commençâmes à manger.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Mar 31 Aoû - 0:02

« Qui est Christopher? »

La grande question! Un ami ou plus? Je ne savais pas moi-même, mais la seule chose que je pouvais lui dire pour l’instant c’était que nous étions amis depuis le lycée. Depuis que les visites de nos parents avaient commencé. Disons que je l’appréciais beaucoup. Je me sentais bien avoir lui. Je crois bien que c’était le seul qui avait été là après le lycée. L’ami qui m’est resté, qui n’est pas parti. Il était là pour moi, je me confiais à lui dans cette pièce. Je me revoyais plus jeune assise sur le fauteuil, lui prêt de moi, il me lisait des passages qu’il aimait bien de son roman en cours. On allait se promener dans le jardin et en ville. Il y aurait tant à dire à son sujet… j’étais sur le point de le dire à Millie, mais René était monté

« Les filles, vous voulez bien descendre à la salle à manger? Le souper est prêt et il ne manque plus que vous deux. » « Attend un peu Millie, j’ai quelque chose pour toi. »

Je lui souriais, mais pas de joie, simplement pour faire savoir que j’avais compris et que nous devons descendre pour le repas. Il allait plus dans la pièce pour rejoindre Millie. Je le vis toucher les ouvrages du bout de ses doigts pour trouver celui qu’il recherchait. Je descendis seule pour aller rejoindre mes parents et Maryse pour laisser seuls René et ma sœur. Ce n’était pas mes affaires le livre qu’il lui prêtait.

Maryse et René étaient à l’extrémité de la table et moi j’étais assise à côté de Millie et devant mon père. Le repas se fit dans la joie et le rire. Les histoires que nous comptaient étaient farfelus. Cela m’avait manqué, mais je sentais qu’il manquait quelque chose comme si j’étais habituée à une autre présence. J’essayais de calmer un peu cette pensée. Ce n’était pas mes oignons avec qui il était. Je regardais Maryse qui avait un air intriguer sur moi et mon père commençait déjà un autre sujet.

— Puisque l’on parle de chose farfelue… Kristina, tu n’aurais pas quelque chose à dire, disait mon père qui était bourré de sous-entendu. Je crois l’avoir dit qu’à lui.
— Je ne crois pas que ce soit…
— Non, dis-le-nous ma chérie. René vient de dire beaucoup de choses marrantes qui nous soient arrivées, maintenant c’est à une autre personne. dit Maryse.
— D’accord je me lance…

J’envoyais des regards à mon père. Je soupirais, but une gorgée d’eau avant de m’élancer sur cette révélation. J’envoyais des regards à mon père. J’aurais voulu m’enfoncer dans le plancher et je n’avais rien dire encore.

— Nous devions construire plusieurs trous pour pouvoir planter des arbres dans la section de restauration. Des nouveaux arbres permettaient de faire plus d’ombre plus tard. Bref…, j’ai planté le trou. Ben m’a demandé de lui tenir la pelle et c’est ce que j’ai fait, il a simplement reculé un peu… et moi… la gaffeuse de première, à perdu l’équilibre puisqu’il était très proche de moi… et deviné où je suis tombé? Les deux fesses dans le trou. J’étais prise là.

Honte à moi. Nous avons ri. J’étais devenue rouge comme une tomate. Je me mis les mains sur mes joues pour calculer la température sur mes pommettes qui étaient bien chaudes. J’aurais bien voulu entendre quelque chose de la part de Christopher, mais il n’était pas là. Bon… je dois arrêter de penser à lui, ce n’était plus normal.

Le repas se déroulait bien et nous avons tous mis la main à la pâte pour la vaisselle. René lavait d’un côté et moi de l’autre. Bien utile un lavabo double! Mon père essuyait la vaisselle de René et Millie la mienne. On aurait dit un concours de celui qui laverait et aurait terminé en premier. Il y a eu un peu d’éclaboussures de mousse à savon de mon côté et un peu du sien. Le sourire aux lèvres et les mains toutes ratatiner, je vidais mon côté tandis que René, il lui restait deux trois morceaux.

[color=indigo]— Alors, je crois bien que les jeunes ont gagné.[/color]
— Je vais vous engager pour faire ma vaisselle, rigolait Maryse.
— Ne compte pas là-dessus ce n’est pas si amusant à la maison, dit mon père.
— Parce qu’à la maison, c’est une corvée, ici… c’est pour le plaisir., répliquais-je
— Tu devrais mettre le jeu aussi en famille à la maison, Éric, dit René.
— Une amie m’a dit que la plus belle thérapie pour un couple c’est de faire la vaisselle ensemble, puisque l’on discute plus que les autres moments de vie.
— Tu as sans doute raison. Les corvées de se font jamais en famille, mais tout seul dans notre coin. disait ma mère.

René et mon père finissaient leur partie et ma mère et Maryse finissait le rangement des assiettes et des ustensiles. Ensuite nous nous dirigeons au sous-sol, où il y aurait un diaporama sur grand écran. Il y avait plusieurs divans et fauteuils. J’en pris un au hasard et tout le monde trouvait une place. Leur aventure commençait par un magnifique montage : Voyage en famille : Afrique : Été 2010 : Maryse, René et Christopher!


Dernière édition par Kristina Wilson le Dim 19 Sep - 15:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Jeu 16 Sep - 0:00

La soirée se déroulait assez bien. Tout le monde riait et les adultes racontaient plusieurs anecdotes rigolotes. Il y avait des histoires complètement farfelues et étranges. Je suivais les histoires et je me rendais compte que je m’étais inquiété pour rien. Les Chamberland ne me posait jamais de question sur mon passé et je m’en réjouissais. Je ne voulais pas être le centre de l’attention et je crois qu’ils l’avaient remarqué. Voir même peut-être qu’ils s’en doutaient avant même que nous soyons arrivés. Enfin tout ça pour dire que j’étais comme sur un petit nuage. Ma journée moche prenait une autre tournure grâce à cette soirée. J’étais heureuse.

— Puisque l’on parle de chose farfelue… Kristina, tu n’aurais pas quelque chose à dire.

— Je ne crois pas que ce soit…

— Non, dis-le-nous ma chérie. René vient de dire beaucoup de choses marrantes qui nous soient arrivées, maintenant c’est à une autre personne. dit Maryse.

— D’accord je me lance…

J’étais intriguée par cette annonce. Qu’avait-elle fait pour que ça soit farfelu ? J’attendais presque impatiemment. Je voulais savoir ce qui lui était arrivé. Non pas pour rire d’elle seulement pour savoir. Elle prit une gorgée d’eau avant de commencer son récit.

— Nous devions construire plusieurs trous pour pouvoir planter des arbres dans la section de restauration. Des nouveaux arbres permettaient de faire plus d’ombre plus tard. Bref…, j’ai planté le trou. Ben m’a demandé de lui tenir la pelle et c’est ce que j’ai fait, il a simplement reculé un peu… et moi… la gaffeuse de première, à perdu l’équilibre puisqu’il était très proche de moi… et deviné où je suis tombé? Les deux fesses dans le trou. J’étais prise là.

Le sourire aux lèvres, je ne pus m’empêcher de rigoler comme les autres. La pauvre, elle était rouge comme une tomate. Je vis ses mains monter à ses joues. Je me forçai à arrêter de rire. Je ne peux pas dire que j’aurais apprécié dire des choses gênantes sur moi. Puis le repas reprit son bon train, les deux hommes continuant de discuter d’histoires incroyables. Je n’avais jamais vu un souper aussi délirant. Même à la maison, je n’en voyais comme celui-ci. Le repas pris fin et nous dûmes faire la vaisselle. Normalement je détestais faire la vaisselle. C’était long et moche. Sauf que cette fois, c’était différent. Comme le lavabo était double, nous avons formé deux équipes. René et Éric d’un côté, Kristina et moi de l’autre. Maryse et Claire se sont contentées de discuter tranquillement en ranger la vaisselle. Le lavage a vite fait de tourner en amusement. J’essuyais la vaisselle que Kristina me mettait aussi rapidement que possible. Évidemment l’équipe de filles termina avant celle des garçons.

— Alors, je crois bien que les jeunes ont gagné.

— Je vais vous engager pour faire ma vaisselle, rigolait Maryse.

— Ne compte pas là-dessus ce n’est pas si amusant à la maison, dit mon père.

— Parce qu’à la maison, c’est une corvée, ici… c’est pour le plaisir. répondit Kristina

— Tu devrais mettre le jeu aussi en famille à la maison, Éric, dit René.

— Une amie m’a dit que la plus belle thérapie pour un couple c’est de faire la vaisselle ensemble, puisque l’on discute plus que les autres moments de vie.

— Tu as sans doute raison. Les corvées ne se font jamais en famille, mais tout seul dans notre coin. disait Claire

Je m’étais contentée d’être silencieuse durant l’échange. Je souriais presque à pleine dents. Je déposai mon linge à vaisselle trempé et j’allai dans le salon. La photo m’intriguait toujours. Ce n’étais pas de mes affaires, mais je n’y pouvais rien si une seule petite photo suscitait autant mon attention. Les autres finirent par passer dans mon dos. Je les rejoignis pour ne pas trop attiré l’attention. Nous descendîmes au sous-sol et je découvris qu’il y avait un grand écran où il était écrit : Voyage en famille ; Afrique ; Été 2010 ; Maryse, René et Christopher. Je regardais l’écran avec admiration. La présentation était belle en soit, amis c’était plutôt le lieu du voyage qui me fascinait. Comme il y avait plusieurs fauteuils, j’en pris un voisin de celui à ma sœur. Je regardai l’écran, impatiente que la présentation commence. Les autres finirent par se placer et René éteignit les lumières. Il vint se positionner près de Maryse et ils débutèrent la présentation.

« Cet été nous sommes allés en Afrique dans la région du Nigéria. Nous avons rencontré des familles extraordinaires. Elles étaient accueillantes malgré quelques-unes de leurs coutumes. »

Maryse continua de déboulé quelques explications, faisant tourner des diapositives. Les images étaient incroyables. Il y avait des paysages magnifiques et des portraits à presque coupé le souffle. Je buvais les différentes paroles qui sortaient de la bouche de Maryse ou de René. Parfois, il y avait des portraits de trois personnes qui apparaissaient. Je reconnaissais Maryse et René, pour ce qui était de l’autre personne, je ne savais pas c’était qui, mais je doutais que c’était Christopher. Je me demandais ce que ça faisait vivre avec ses parents biologiques. C’était une chose que je ne ferai jamais parce que mon père est devenu un légume et ma mère, eh bien, je l’ai oublié. Quoi, vous connaissez la routine. Dès que je veux parler de mon passé je ne peux rien dire parce que j’ai tout oublié et vous savez aussi que ça me rend en colère. Je ne recommencerai pas à jacasser là-dessus et vous endormir… Donc, je regardais les photos et je m’amusais et même me régalait, mais en même temps, les voir tous ainsi réunis me rendait un peu… triste si on pouvait dire quelque chose du genre. Je finis par me désintéressé des diaporamas qui défilaient et je m’enfonçai dans ma mélancolie. Je me disais que plusieurs choses dont je rêvais maintenant me seraient interdite.

Quand je revins à la vie normale, je me rendis compte que la présentation était pratiquement finie. Je me grondai intérieurement. Comment une simple ou quelque photos d’une famille unie pouvait avoir eu tant d’influence sur moi pour que je ne suive plus du tout ce qui se passait ? Maryse et René nous adressèrent encore quelques paroles et ils conclurent la présentation. Je les félicitai de la splendeur de leur présentation et je me replongeai dans mes pensées, le temps que les adultes bavardent encore un peu.
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Dim 19 Sep - 15:25

La présentation s’était très bien déroulée. Les paysages présentés étaient magnifiques et j’aurais bien aimé faire partie du voyage. J’aimerais bien voyager un jour. Voir d’autres contrées que ma petite ville d’Everstown. Cela doit être bien intéressant de voir d’autre chose, d’autres végétations, d’animaux. Ils en avaient de la chance. Je regardais un peu du côté de Millie. Elle semblait aimer les photos du voyage.

La présentation était terminée et les adultes discutaient un peu. Jusqu'à tant que ma mère regarde l’horloge et fasse un signe à mon père. Ce signe voulait dire : « Bon, il est temps pour nous d’y aller. » Je me levais et tous, nous montons dans le salon. Il y a eu les poignées de main qui s’imposaient pour les hommes et les becs sur les joues pour les femmes. Mon père disait qu’il rappellerait René pour un autre souper le mois prochain et que c’était à notre tour de recevoir de la visite à la maison. Je serrais dans mes bras Maryse et René pour la belle présentation. Je leur souriais et dis au revoir de la main. Quand la porte d’entrée fut fermée, je demandais à ma mère si je pouvais conduire. Je voyais mon père qui lui fit un signe positif et elle alla le rejoindre. Tandis que moi, j’embarquais dans la voiture avec Millie. Les parents partirent en premier, ensuite nous. Je repensais à la question que ma sœur m’avait demandée à la bibliothèque.

— Je n’ai pas oublié ce que tu m’as demandé dans la bibliothèque. Christopher est un ami de longue date. On s’est connu au lycée et depuis que nos parents sont amis et qu’ils font ce genre de souper, on a commencé à se voir plus souvent et on est devenu amis.

Je marquais une pause. Parler avec Millie, c’était comme une porte que j’ouvrais pour me sentir mieux. Pouvoir libérer mon cœur de ses énigmes sur ma vie que je n’avais pas encore découvertes.

— Il me dit souvent qu’il me doit beaucoup, parce que je l’ai aidé dans des moments difficiles, mais… je lui dois aussi beaucoup de choses, ce qu’il ne sait pas. Comme le fait de pouvoir parler librement avec lui, m’enlever un poids dans tous mes moments de vie. Ou simplement me consoler dans mes pleurs. Il ne s’en rend peut-être pas compte… mais il ne me doit rien du tout. Tout ça pour dire que Christopher est…

Je restais silencieuse pendant un moment pour bien choisir mes mots.

— Il est… très important pour moi.

Et je tournais dans notre cour après que mon père ait stationné la voiture. Il faisait sombre, mais en ouvrant la portière une petite lueur apparut sur le visage de ma sœur. Je ne savais pas si elle savait, mais moi, je n’étais pas certaine de bien des choses sur ce que je ressentais. Je savais seulement que Christopher était très important dans ma vie présentement, plus que jamais il ne l’aurait été auparavant et que… je ne sais pas pourquoi… il me manquait présentement. De ne pas le voir au souper et de savoir qu’il était avec une autre femme, me faisait quelque chose. Je n’y pensais plus. J’entourais les bras autour de ma sœur et nous rentrons à la maison.


HORS-RPG : Tu peux conclure le post ensuite, Millie^^
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   Lun 1 Nov - 19:26

La soirée prenait fin. Je commençais à m’endormir tranquillement. J’avais hâte de retrouver mon lit douillet. Repensant à la soirée, je me rendais compte que j’avais paniquée pour rien. J’avais cru que Maryse et René serait un supplice pour moi, mais Kristina avait raison, c’était des gens incroyablement bien. Nous étions remontés au rez-de-chaussée. Les adultes échangèrent encore quelques mots avant que mes parents signalent le moment de partir. Je donnai des becs à tout le monde puis nous sommes sortis à l’extérieur. Kristina demanda à conduire l’une des deux voitures. J’embarquai avec ma sœur tandis que nos parents prenait l’autre. Ma sœur démarra et nous partîmes. Je restais silencieuse sur mon siège. Je ne me sentais pas obligée de remplir le silence qu’il y avait entre elle et moi.

« Je n’ai pas oublié ce que tu m’as demandé dans la bibliothèque. Christopher est un ami de longue date. On s’est connu au lycée et depuis que nos parents sont amis et qu’ils font ce genre de souper, on a commencé à se voir plus souvent et on est devenu amis. »

Eh bien moi, j’avais oublié. J’écoutais attentivement ce qu’elle me racontait. Moi aussi j’aimerais bien avoir un ami de longue date.

« Il me dit souvent qu’il me doit beaucoup, parce que je l’ai aidé dans des moments difficiles, mais… je lui dois aussi beaucoup de choses, ce qu’il ne sait pas. Comme le fait de pouvoir parler librement avec lui, m’enlever un poids dans tous mes moments de vie. Ou simplement me consoler dans mes pleurs. Il ne s’en rend peut-être pas compte… mais il ne me doit rien du tout. Tout ça pour dire que Christopher est… »

Son silence me fit me poser une question. Quel qualificatif cherchait-elle ? Je me souvenais encore de son expression quand elle a su que Christopher était partie chez une autre fille. Ça me rendait triste pour elle.

« Il est… très important pour moi. »

Je souris. Kristina me fascinait. À ces mots, je me doutais que finalement ce ne serais peut-être pas que des amis. Je ne savais pas qui était Christopher, mais c’était la première fois que Kristina hésitait sur le comment pour parler d’une personne. Je cachai mon sourire en coin. Les bras autour de mes épaules, Kristina et moi nous nous dirigions vers la maison. J’aurais bien eu envie de lui poser d’autre question, mais je sentais que c’était assez pour ce soir. De toute façon, elle était ma sœur. J’aurais donc plein d’autre occasion de les lui poser…


Topic terminer ^^
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MessageSujet: Re: Une frustration apaisée   

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Une frustration apaisée

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