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 Kath' se refait une jeunesse ! - New Pres' de K.H.B

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Katherine H. Bailey
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« Les apparences . . . »
♦ Messages : 1591
♦ Avatar : Nina Dobrev
♦ Âge : 216
♦ Citation : L'homme est composé d'hostilité, de luxure, de violence et de compassion, d'amour, de tendresse. (Star Trek)

« . . . sont parfois trompeuses ! »
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MessageSujet: Kath' se refait une jeunesse ! - New Pres' de K.H.B   Jeu 6 Oct - 19:51

Katherine Helena Bailey
feat. Nina Dobrev

Katherine est née en 1795 à Londres, et est donc âgé(e) de 216 ans réels. Cependant, physiquement, elle n'en parait que 19. Elle se nourrit principalement de sang humain.

« Tu crois donc que les morts que nous avons aimés nous quittent vraiment ? »

Kath' appartient à la race des vampires et fait parti du clan Blackwood. Dans la vie de tout les jours, Kath' est étudiante en journalisme.


« Ma vengeance est perdue s'il ignore en mourant que c'est moi qui le tue. »

C'est beau le ciel.
Illusion.
Saviez-vous que ces belles couleurs que vous admirez n'existe pas? Aucune couleur n'existe. A part celles de la lumière, invisibles. Le reste n'est qu'une histoire de chimie, de réaction à cette lumière, de séparation de ces couches.
C'est moins beau d'un coup, n'est-ce pas?
La couleur du ciel, du soleil lui même, ce n'est qu'un effet d'optique. Le ciel n'existe même pas. Il n'y a rien au dessus de nos têtes, rien de palpable.
Ca fait un peu peur non? Rien la haut. Le vide intégrale. Infini.
Avant le monde était bien plus beau. Le ciel était une voûte peinte, la terre était unique, immobile et plate, les couleurs avaient été crées par Dieu.
Mais la race humaine est stupide, elle cherche des explications, agite orgueilleusement sa sciences, prône le savoir ultime et elle gâche tout, elle piétine les rêves d'enfants, elle déchire l'imagination, elle mâche l'espoir et le recrache.

Je suis née dans l'ancienne illusion, lors d'un crépuscule de printemps, dans le rose et le mauve inexistants, il y a de cela 216 ans, plus précisément le 24 mai 1795.
Mes parents se nommaient alors James et Meredith Bailey, beaux et sociables, ceux-ci avaient tout pour plaire et nombreux vinrent me voir à ma naissance pour me déposer divers présents. Evidemment je ne m'en souviens pas, mais mes parents me l'ont répété maintes fois, fiers de cette preuve de respect indéniable. James Bailey se trouvaient être le plus bel homme du conté, bien qu'il n'ait jamais eut de titres à proprement dire chacun le considérait comme un lord. Vous n'imaginez pas tout ce que la beauté peut vous faire acquérir dans la vie: la popularité, des amis, l'amour, ... Mais aussi la mort. Mon père fut tué le 16 Juin 1801, six ans plus tard, par John Walker, homme d'une jalousie profonde qui, dans l'impossibilité de le dépasser, à décidé un jour de bêtement s'en débarrasser.
L'humain est bien stupide lorsque le désespoir le happe.
Mais je ne suis pas ici pour vous parlez d'imbéciles, vu leur nombre se serait d'ailleurs difficile.

Mon père était tout pour moi, il était doux et avait cette faculté hors pair de me rassurer lorsque j'étais enfant. Bien qu'obligé de suivre ma mère dans toute ses festivités, il passait beaucoup de temps avec moi, ou du moins le plus possible. Il me racontait souvent des histoires, des belles histoires. Il me disait que j'étais une princesse, qu'un jour j'épouserais un prince charmant et régnerais sur mon pays, qu'il avait appelé Somnia, mot latin signifiant « Rêves ».
Chaque soir il me berçait par ses paroles, attendant que je m'endormes pour partir aux banquets et autre mondanités. Ma mère, elle, s'impatientait, lui criant de se dépêcher, que je pourrais bien m'endormir par moi-même.
Mais il restait, il restait toujours. Il chassait les fantômes et les monstres.
C'était le seul qui était là pour moi. Le seul.

Le pire de tout c'est de se sentir inutile, impuissant. C'est lorsque l'on ne peut rien faire du tout. Lorsque l'on ne peut rien faire à part regarder, lorsque l'on voit son pire cauchemar se réaliser et que non, on ne peut rien faire, on a pas cette force. On est inutile.
Mon père était quelqu'un qui souffrait de ce que l'on appelle le syndrôme du « Oui », c'est-à-dire qu'il ne pouvait jamais refusé quelque chose à qui que ce soit. C'était un homme trop bon.
Trop bon, trop con.

16 Juin 1801,
J'étais malade ce jour-là, j'avais attrapé un rhum, et mon père avait décidé de rester avec moi. Ma mère était donc partie seule pour ses affaires, et papa était resté à mon chevet, lorsque l'on sonna à la porte d'entré. J'entendais les pas de Marianna, notre domestique, courir à la porte et l'ouvrit dans un cliquetis désagréable. Après un moment, durant lequel je ne pus rien entendre, Marianna cria monta les grands escaliers jusqu'à ma chambre.
J'ouvris les yeux en entendant la porte et après un moment d'éblouissement du aux murs d'un blanc éclatant qui constituaient ma chambre, j'aperçus le visage défait de la vieille femme. Marianna avait un chignon, comme toujours, et ses cheveux frisotants s'échappaient sur son front et dans son cou, elle était bien enrobée et se tenait un peu recourbée, comme si elle était toujours fatiguée. Ce qui était surement le cas en fait.
Elle s'approcha et secoua doucement mon père par l'épaule, celui-ci, qui s'était assoupi, se réveilla en sursaut en murmurant mon nom. Il tourna vers moi un regard affolé, que je rassurais d'un sourire.
Je souriais encore, à ce moment là.

Ce n'est pas l'enfant, c'est un monsieur qui est venu vous rendre visite monsieur. Un nantis de Walker, mon seigneur.

Elle fit une grimace puis posa une main sur la poignée, prête à partir. Visiblement, Marianna ne l'aimait pas, m'étais-je dite alors. Marianna aimait tout le monde, pourtant.

Dois-je lui demander de partir, monsieur?

Mon père avait hésité puis lui dit que cela n'était pas nécessaire, que chacun, même un Walker, était le bienvenu chez lui.
Mon papa non plus n'aime pas les Walker, je ne les aimerais pas non plus. Avais-je pensé, solennelle du haut de mes six ans.
Et je m'étais rendormie, paisiblement. J'avais même rêvé cette nuit là, un beau rêve.
C'est un cris qui m'avait réveillée, j'avais baillé nonchalamment et j'avais chercher mes chaussons en daim des yeux, je ne voulais pas avoir froid.
Egoïsme.
J'ai attrapé mon chat, monsieur moustache, et j'étais descendue marche après marche, faisant attention à ne pas trébucher sur les dalles qui recouvraient les marches.
Il faisait chaud dehors, je me souviens que j'avais sentit le soleil sur mon bras à travers une lucarne. J'avais ouvert la fenêtre pour laisser entrer la chaleur et j'avais posé le chat par terre.
Insouciance.
Puis je m'étais dirigée vers la cuisine. Une odeur. Je savais que je connaissais cette odeur, une odeur de fer, de métal, qui me rappelait la fois où j'étais tombée en vélo et écorchée le genoux.
Peur.
J'avais eu un frisson d'un coup, malgré l'air chaud qui envahissait la pièce, et j'avais actionné la poignée. La porte s'ouvrit dans un grincement sinistre qui hérissa le fin duvet qui recouvrait ma nuque.

Papa?

Personne. J'aurais pu croire qu'il m'avait laissée seule, mais c'était lui. Mon père. Il ne m'aurait jamais abandonnée.
J'avais avancé et glissé. Je laissais échapper un cris strident en heurtant le sol, ma tête cognant le carrelage avec force. Mouillée. Je me rendis soudain compte que j'étais trempée. Je tournais donc la tête et soudain je ne vis plus rien. Plus rien d'autre que du rouge, du pourpre, du sang, partout, je me trouvais dans une énorme flaque écarlate.
Je me mis à hurler, hurler à en déchirer le ciel, à casser les nuages, à faire pleurer les oiseaux. Je hurlais car, juste à coter de moi, mon père me fixait. Le sang coulant encore et encore de son cou rompu, ses yeux vides et sans vies m'observaient.

[. . .]
Cela fait deux semaines maintenant... Je t'en pries Katherine, dis quelque chose...

Je l'observais, impassible.
Dire quelque chose? Ils voulaient tous que je dise quelque chose. Mais quelque chose... C'est quoi? Que devais-je dire? Que tout était de ma faute? Que si je n'aurais pas été jouer dehors le jour précédent, je ne serais pas tombée malade et que, si je n'étais pas tombée malade, papa ne serait pas resté à mes cotés et ne se serait pas trouver à la maison quand il est venu sonné, et que donc, mon père ne serait pas.... Mort?
Que si je ne m'étais pas assoupie, si j'aurais couru à la cuisine dés mon réveil ou encore si je n'aurais pas perdu mon temps à chercher mes stupides pantoufles, je serais arrivée, peut-être, à temps pour le sauver?
Ou je devrais dire que j'ai fais un beau rêve pendant que mon propre père se faisait tué? Que j'ai souris au soleil pendant qu'il se vidait de son temps? Que je suis coupable d'être en vie alors que lui n'est plus là? Que je ne le mérite pas?
Non, je ne pourrais pas. Je ne saurais pas ouvrir la bouche car je n'aurais rien à dire, je n'aurais pas le pouvoir de dire leur fameux «quelque chose» sans que je craques, que les larmes que je retiens ne tombent, sans que mon coeur ne s'arrête refusant de continuer à suffoquer faiblement.
Alors j'observais le visage défaits de ma mère, le regard vide.

Après le retour de ma mère, tout c'était passé très vite. Elle entendit d'abords un cris et, après un moment à chercher d'où il provenait, elle découvrit Marianna dans le cellier. Ensuite, toute deux étaient montées en courant dans ma chambre, puis dans celle de papa, et ne nous trouvant pas elles avaient fouillé le reste de la maison, jusqu'à ce qu'elle ouvre la porte de la cuisine.
Marianna s'était évanouie, ou du moins c'est ce que cru ma mère sur le moment, mais elle ne se réveilla jamais. Quand à moi, j'étais immobile aux cotés de mon père. J'avais mis son bras au dessus de moi et m'étais recroquevillée dans ses bras froids, les yeux sans expression, fixants sans répit le mur opposé, je chantonnais sweet and low d'une voie faible, les paroles de la célèbre berceuse ainsi à peine audibles.

Sweet and low, sweet and low

Wind of the western sea;

Low, low, breathe and blow,

Wind of the western sea;

Over the rolling waters go

Come from the dying moon, and blow,

Blow him again to me,

While my little one, while

My pretty one sleeps.
Sleep and rest, sleep and rest

Father will come to thee soon;

Rest, rest, on mother's breast,

Father will come to thee soon;

Father will come to his babe in the nest,

Silver sails all out of the west,

Under the silver moon,

Sleep my little one, sleep,

My pretty one, sleep.

Ainsi, Marianna fut enlevée par une crise cardiaque et ne put jamais parler de l'homme qui avait toqué et avec qui était papa avant d'être... Tué.
Désormais donc, tout le monde était sans cesse autour de moi, à essayer de me faire parler. Mais je ne pouvais pas. Je voulais vraiment, vraiment leur dire... Mais je ne pouvais pas.

Deux jours plus tard, une fête fut donnée à la cour en l'honneur du grand homme qu'était mon père. Je fus habillée d'un corset étouffant, d'un chignon trop serrant et d'une robe trop pesante. A peine arrivée au lieu dit, je m'éloignais de la foule, jetant mes chaussures trop grandes sur mon passage.
Arrachant la ficelle de mes cheveux, je plongeais sous une table et m'y recroquevillait, passant juste un oeil derrière la nappe d'un blanc immaculé pour observer.

Des visages, toujours des visages. Ils rient et sourient puis font cette grimace, cette moue triste, lorsqu'ils croisent le regard de ma mère.
« Toutes mes condoléances » qu'ils disent.
Toutes? T'es bien sur Honey?
Ce regard... Ce regard qu'on lance comme pour dire: « c'est pas de chance dis-donc! » , ce regard faussement désolé, cette grimace soit-disant affectée. Mais ils s'en fichent.
Ils s'en fichent tous. Toujours.
Et dans trois jours, plus aucun ne pensera à James Bailey, à ses cheveux d'un blond étincelant, à ses yeux noisettes rieurs, à son parfum de mûres sauvages et de vanille. Non, ils s'en ficheront eux.
Eux, ils ne vivront pas avec ce vide intégral, ils ne dormiront pas avec cette culpabilité dévorante. Non, Eux, ils ne subiront pas chaque souvenir comme un coup de couteau. Non, Eux, ils ne seront pas seuls. Pas infiniment seuls. Abandonnés. Pas eux.
Soudain la porte s'ouvrit sur un retardataire et mon coeur balança vers le néant.

Sir Walker, quel plaisir de vous voir. Dit ma mère, affichant un sourire forcé comme elle l'avait fait jusque là.

Un instant haletante, je repris ma respiration et fonçait hors de la table. Je courus me planter entre le meurtrier et ma mère, protectrice.
Celui-ci cependant ne pris même pas la peine de baisser les yeux vers moi, il ne regardait que ma mère et ses cheveux auburn foncé chatoyant.

Mes condoléances... Dit-il avec un sourire qui était tout sauf désolé.

Il s'abaissa et prit la main de ma mère, la baisant en y écrasant sa moustache et mettant mal à l'aise la grande dame.

Quel dommage que ce cher James soit partit si tôt... Dit-il en prononçant le nom de mon père avec une consonance telle que j'eus un frisson.

Soudain je n'y pu plus. La douce angoisse, le calme désespoir qui m'avait jusqu'alors habitée laissa place à la colère farouche, à la haine pure et coupante. J'explosais. Et les mots sortirent de ma bouche avec tant de force que toute la salle se tut, observant presque avec effrois mon petit être.

Il n'est pas partit! Il ne m'aurait jamais laissé! Il n'est pas partit! C'est toi qui l'a tué! Hurlais-je, m'égosillant comme jamais.

Puis tremblante, la vision trouble, je plongeais dans l'obscurité.

Lorsque je me réveillai, j'étais dans mon lit tout chaud et aux couvertures douces. Ma mère m'observa me réveiller sans un mot puis s'en alla de ma chambre, tout bonnement, sans même un sourire. C'est Babička, ma grand-mère maternelle, qui m'expliqua que mon coeur trop fragile avait failli craqué sous tant d'émotions et que je m'étais tout bonnement évanouie. Elle dit avec un air grave que mon subconscient m'avait défendu de la mort, que je ne devrais pas m'infliger des choses ainsi. Je baissais les yeux face à la mine sévère de la vieille femme pourtant d'habitude souriante, sans vraiment comprendre ce pour quoi elle me grondait.
Personne ne m'avait cru. Appris-je quelques minutes plus tard. En réalité, je n'en avais aucune preuve. Je ne l'avais pas vu, j'avais juste entendu son nom (et encore, je pouvais avoir mal entendu). De plus, il y avait de nombreux Walker et on ne sait pas si l'homme en question était finalement rentré ou non et si il était partit avec sa mort ou non.
Ce que je disais importait peu, le 'Sir' s'en sortirait.
Un goût âpre m'envahit à cette idée, et aussitôt une douleur foudroyante se fit sentir dans ma poitrine. Je me laissais alors mollement retomber sur mon oreiller et, les yeux embués, fixais le plafond et le temps qui passe.
Vide.
Il était mort, soudain je m'en rendais compte, il était mort, invengé, mort pour toujours. Mort, mort, mort. Pour toujours. Ce fut comme si soudain je comprenais le sens du mot « toujours » et « jamais », comme si je ne les avais jamais vraiment compris avant. Plus jamais. Jamais. Je ne le reverrais jamais. La mort était en réalité la chose la plus définitive du monde, c'est qui empêchait les « un jour », les espoirs ou même les choix. La mort était plus que je n'aurais pu le croire une fin. La lumière que représentait pour moi mon père s'était subitement éteinte. Il y avait beaucoup de lumière, sur le monde, mais pourtant, je visualisais clairement la sienne qui disparaissait du schémas et je ressentais, avec une vague d'effrois, l'immenses noirceur qu'elle laissait à sa place.
C'était comme si je tombais, encore et encore, et que je savais qu'il n'y avait rien. Qu'il n'y aurait jamais rien à quoi me rattraper. J'étais dans le vide complet. Je n'avais pas vraiment peur, je n'étais pas vraiment triste... C'était bien pire que ça. Je savais que je ne m'écraserais jamais, que la chute ne s'arrêterais pas... Alors j'abandonnais. Pire que les pleurs ou la douleur, je me laissais aller au néant. Au désespoir. Les larmes, qui pourtant me faisaient grimacer et embuaient mes yeux, refusait de sortir et je ne ressentais plus rien. Comme si, à la place de mon corps et de mon esprit, ce trouvait un trou noir béant. Trou vide aussi grand que celui qui me faisait face, celui de son absence.
Alors incapable de bouger, de parler, ou même de manger, je fixais le temps qui, sans s'en soucier, continuait inlassablement de s'écouler.

Après une semaine, j'avais été envoyée à un hôpital, l'hôpital d'une ville voisine de Londres. Je fus alors bourrée de médicaments infâmes et de discours dits encourageants à un meilleur comportement et à une approche de la vie plus positive. Youhou.
J'y suis restée neuf ans. Neuf longues années. Neuf ans durant lesquels j'ai vu des gens venir, partir, mourir, grandir, rire et, surtout, changer. J'ai vu leur sourire s'effacer au fil du temps, j'ai vu leurs épaules s'affaisser j'ai vu leurs rêves disparaitre dans des cris et des pleurs de désespoirs, et peu à peu la haine a envahit ma vision. La haine est une chose horrible, elle se glisse dans l'esprit des braves et elle mort. Encore et encore. Elle ronge tout à l'intérieur, elle prend toute la place et ne laisse rien de beau, rien de vrai.
Au départ, je voulais rester moi-même. Je recrachais les médicaments, je me battais pour un peu d'air, j'allais réconforter les autres, je faisais même des promesses. Mais au fil du temps, j'avais compris que cela ne servait à rien, car tout ces gens ne voulaient qu'une chose: que nous perdions toute notre couleur. J'avais abandonné, une fois encore...
Jusqu'à ce qu'il vienne.

17 Juillet 1810,
16 heures: temps libre.
J'étais couchée dans la grande salle d'un blanc immaculé. Le carrelage froid contre ma peau tiède me donna un frisson, apaisé par la chaleur que me procurait la lumière du soleil qui arrivait sur moi à travers la lucarne.
Le silence parfait n'était troublé que par le couinement des chaussures de Madame, grande femme âcre qui nous surveillait en faisant les cents pas, sa cigarette en main.

Et les chaises, c'est pour les chiens? Me lança-t-elle avec son habituel rictus, qui donnait l'impression qu'elle était sans cesse écoeurée.

Je laissais tomber ma tête sur le coté, plantant mes yeux vides dans les siens, puis avec un soupire, reprenait ma position d'origine et refermais les yeux. Las.
Un brouhaha résonna soudain, coupant de sa lame tranchante le calme plat. Je me redressais, un sourcil interrogateur levé aux dessus de mes yeux sombres. La porte d'entrée, en chêne massif sculpté de motif complexe, s'ouvrit en grand, les poignées cognant les murs avec fracas.
Un jeune homme, qui devait avoir dans les 17 ans, entra d'un pas sûr, balayant du regard la salle, un sourire arrogant fixé sur ses lèvres. Ses cheveux bruns foncés étaient traversés par des reflets rougeoyants et ses yeux verts perçants semblant jeter des étincelles sur tout ce qu'il regardait. Deux soeurs arrivèrent un instant après lui, visiblement essoufflées et en colère.

Et bah... Ca manque de vie par ici! Dit-il en riant avant d'ajouter aux deux femmes, d'un air faussement sérieux: Vous devriez faire plus d'exercices... Vous savez, le sport est très bon pour la santé. Mais ne vous inquiétez pas, maintenant que je suis là, vous allez être bien plus motivées.

Il tourna la tête et nos yeux se croisèrent. Il perdit doucement son sourire comme oubliant sa propre présence, puis se reprit, secoua la tête et releva le menton vers les deux femmes pour leur demander où se trouvait ses affaires.
Quant à moi, je restais immobile, ne le quittant pas une seconde des yeux. C'était comme si j'étais devenue un simple esprit sans corps, je ne ressentais plus rien, j'étais juste en suspension. J'eus dés lors l'impression que les étincelles dans ses yeux avaient ravivé la flamme des miens. Pour la première fois depuis trois ans, j'eus envie de faire quelque chose. Quoi? Je n'en avais aucune idée, mais c'était déjà énorme car depuis toutes ces années les mots «envie» et «énergie» m'avaient désertés alors, sans un mot, mes lèvres cerises s'étirèrent dans un demi-sourire.

23 Décembre 1810,
10 heures: Promenade dans le Jardin.
Je sortais dans le jardin à 10 heures pile, passant devant Madame, qui observa sa montre, déçue de n'avoir aucune raison de me postillonner dessus.
J'avançai entre les buissons taillés en fouillant l'herbe du regard, mes yeux s'arrêtant sur une petite touffe de cheveux au reflet cuivré.

Jack! M'écriais-je, tout sourire, en rejoignant mon ami.

Il tourna vers moi ses yeux émeraudes pétillants et avança devant moi ses mains jointes comme pour protéger un trésor. Je m'agenouillai à ses cotés et il ouvrit ses mains, découvrant un tourbillon de couleurs. Je clignai des yeux puis distinguai la source de cet éclat, le magnifique papillon s'envola et, tout doucement, se posa sur mon épaule. Je souris, émerveillée, et Jack me rendit mon sourire, me faisant rougir malgré moi. Nous avions observé l'insecte s'éloigner jusqu'à ce qu'il disparaisse dans le bleu clair des cieux puis nous nous étions couchés dans l'herbe humide lorsque la cloche résonna, annonçant que le temps de promenade était écoulé.
Je voulu me relever quand il me tira d'une main, m'indiquant par ce geste de rester assise, j'obéis, perplexe.

Il faut qu'on sorte d'ici. Me dit-il, le visage sombre.

Dés lors, tout dérapa.

19 heures 30: Extinction des feux.
J'étais couché sur mon lit, les yeux fermés, feignant de dormir paisiblement. J'entendis le bruit de pas des surveillantes passer devant ma porte puis, quand le silence emplit l'espace, j'ouvris les yeux.
Il était déjà là, assis sur le bord du lit, la clef des chambres qu'il avait volé en main, un de mes dessins dans l'autre.
Je me redressais, souriante bien qu'inquiète.
Qu'est-ce qu'il pouvait bien avoir en tête? J'avais peur de sa folie, d'un coup, bien que c'était ce qui me plaisait justement le plus chez lui. L'étincelle, comme je lui disais, la lumière qui allumait ses yeux lorsqu'une idée saugrenue lui traversait l'esprit. Et en ce moment ses yeux semblaient enflammés.

Tu dessines toujours la même chose. Ton ancienne maison et ça. Me dit-il, observant le dessin en question.

Je souris et lui prit délicatement le dessin pour le regarder, puis lui expliquai, pensive:

C'était mon coin secret. A mon père et moi. C'est un grand cerisier, un magnifique cerisier, tout au fond du cimetière. Il doit avoir une centaine d'années au moins mais il a toujours des cerises, chaque été, toujours plus de cerises. Mon père et moi adorions s'abriter dessous. C'est un endroit où seuls les morts nous font de la compagnie, quand t'es là, sous ces énormes branches, t'as l'impression d'être seul au monde.

Tu m'y emmèneras une fois? Me demanda-t-il de ses grands yeux interrogateur.

Je hochais la tête, pas convaincue que l'occasion se présente un jour. J'avais presque accepté l'idée d'une mort dissimulée en une fugue...

Tu sais quel jour nous serons demain? Me demanda-t-il soudain.

Quel jour? J'aurais bien pu lui dire l'horaire, mais la date par contre... Ici les jours étaient toujours les mêmes, pour moi nous étions en boucle dans un jour sans nom.

Et si je te dis « ho ho ho! », ça t'aide? Ajouta-t-il, un sourcil levé et un demi-sourire sur ses lèvres.

Noël... Murmurais-je à moi-même, abasourdie. J'ai totalement oublié que ce jour existait...

J'étais étonnée... Pour moi, Noël était un jour magnifique, un jour de fête et de bonheur simple... Hors, dans ce lieu maudis, je ne pouvais imaginer un tel jour exister.

Dois-je comprendre que n'a pas été m'acheter un cadeau?! Me dit Jack avec un air faussement déçu avant d'éclater de rire, puis il ajouta, plus sérieux: En faite demain c'est la veille de noël et le jour parfait.

Je n'eus pas le temps d'ouvrir la bouche sur ce qu'il entendait par parfait qu'il continua et, grimaçante, j'écoutais son plan farfelus. Le pire, c'est que même si je croyais que c'était une erreur et une pure folie... Je le suivrais.

24 décembre 1810.
Il était 19 heures quand nous fûmes amenés à la grande salle pour y manger. D'habitude c'était l'heure où nous étions conduits à nos chambres mais, étant la veille de noël, nous ne dormions qu'à 21h30.
Je pris soin de m'assoir près de la cuisine, tandis que Jack prit un siège près du banquet, après m'avoir lancé un regard haineux.
Je détournais les yeux des siens, hautaine, et me concentrait sur la table, frissonnante.
Les plats furent posés sur la table, juste à coté de lui, dans un cliquetis sinistre. Je me levais presque comme un robot, la nuque raide et la bouche tordue. Je pris une assiette et la remplit à ras bord, sous le regard étonné d'une de mes voisines de chambre. Je me replaçais ensuite à ma place.
Patience...
Je pris ma fourchette pour faire mine de manger.
Patience...
Je relevais les yeux de temps à autre vers Jack.
Patience...
Jack releva légèrement la tête et je sentis mon coeur accéléré. C'était maintenant.
Il me fit un clin d'oeil. Le clin d'oeil. Et je tombai en arrière, entraînant ma fourchette dans ma chute. Celle-ci tomba sur la pile d'assiettes vides derrière moi dans un fracas monstrueux tandis que ma tête heurtait violemment le carrelage.
Au moment même où tout les yeux se tournèrent vers moi, Jack attrapa son chandelier et le fit atterrir sur la nappe de la table opposées au banquet. Dés lors, tout se passa comme prévu. Je me levais et rassurais tout le monde puis hurlais de frayeur face à la flamme qui avait eu le temps de grandir. Tout le monde tourna les yeux vers le monstre cracheur de flamme.
Maintenant.
Jack, qui était entre-temps rentré sous la table du banquet, traversa celle-ci pour réapparaitre juste à coté de moi, à l'autre extrémité de la table. Nous entrâmes dans la cuisine qui avait été désertés par les cuisiniers, partit aider à éteindre l'incendie.
Maintenant, on arrivait à la partie que j'aimais le moins dans son foutu plan.
Il ouvrit la fenêtre en grand et le vent frais fouetta nos visages alors qu'il me tendis la main. J'hésitais, la gorge nouée par la peur, puis pris sa main et me jetai dans le vide.
C'était comme si je mourrais. Comme si le monde entier s'était tut l'espace d'un instant, comme si le temps lui même avait retenu son souffle. La chute des quatre étages de l'orphelinat me parut interminable. Mais hélas, nous finîmes par toucher le fond.
Le tas de composte, situé juste sous la fenêtre, amortit notre chute comme prévu et, un peu sonnés, nous nous relevâmes après quelques secondes pour courir, trébuchants et oscillants, vers le fond du jardin. Mes jambes me semblaient peser des tonnes, j'avais l'impression que le vent nous poussait vers l'arrière, mais nous parvînmes tout de même au mur. Je levais les yeux vers le gigantesques assemblage de pierre et de ciment, si grand que j'avais l'impression qu'il heurtait le ciel et coinçait les nuages. Jack me tira le bras pour me sortir de mes pensées et, sans plus attendre, je le suivais sous terre.
Ce trou avait été formé par une taupe ou que sais-je il y a de cela une semaine, dieu merci les soeurs n'avaient pas remarqué celui-ci... J'avais crains que quelqu'un ne l'aie rebouché mais nous étions tellement surveillé lors des 'promenades' que je n'avais même pas osé essayer de m'en approcher. Dieu merci, nous nûment qu'à recreuser un tout petit peu; en moins de quelques secondes je fus dehors. J'étais dehors!
Après tant de temps...
Je levais les yeux vers le ciel... N'était-il pas plus bleu? Et j'aurais juré que l'herbe était moins verte là bas. Est-ce que les fleurs étaient aussi colorées?
Je baissais les yeux vers Jack, tout sourire.

« Jack! On a réu... »

Les yeux écarquillés, Jack était immobile, toujours mi-dehors mi-dedans.

Qu'est-ce que... Commençais-je, le souffle coupé.

Puis tout fut rapide. Trop rapide. Il fut violemment tiré vers le dedans, et hurla. Je me jetais vers lui et attrapais ses mains, le tirant vers l'extérieur. Cependant, inévitablement, il continuait de reculer, centimètres par centimètres. Tout devenait progressivement flou et je mis un certain temps à comprendre que c'était mes propres larmes qui obstruaient ma vue.
Je lui hurlais de tenir bon lorsqu'il me souffla d'approcher. J'exécutais et me penchais vers lui.

Cours. Me murmura-t-il. On se retrouvera dans ta cachète.

Je fis non de la tête, avec résolution, mais il continua, il me prévint que d'autres gens allais arriver par dehors. Il fallait que je fuis. Il me rejoindrait.

Promis? Lui demandais-je entre deux sanglots.

Ses yeux éclatants dans les miens, il promis, et, tout doucement, je lâchais sa main.


31 décembre 1810.
Un Jingle Bells joyeux résonnait dans mes oreilles bien qu'il ne m'était en aucun cas destiné. Non, ce chant joyeux était celui d'une famille habitant à une cinquantaine de mètres, famille qui ne savait même pas que j'existais. Ils vivaient leur bonheur, ignorant que non loin d'eux, une adolescente crasseuse pleurait en silence, les yeux dans le vide.
Le vide.
Ce vide m'obsédait, il devenait mon plus grand démon car, dans le vide, il n'y a personne. Et si il n'y a personne, ça veut dire que Jack n'était pas là. Toujours pas là.
Cela faisait 7 jours que j'étais assise là, sous mon cerisier, au milieu des pierres tombales aussi froide que leur contenu. Seule. Et Jack n'arrivait toujours pas.
Lorsque les feux d'artifices éclatèrent dans le ciel, je me levai et, après un instant d'espoir, je me résignais à bouger. J'avais faim, horriblement faim.
Je me mis à marcher presque comme dans un rêve. Je ne sentais plus mes pieds ni le reste de mon corps, je n'entendais même plus mes propres pensées, et fixais le vide lorsque je reconnus subitement le décor: j'étais chez moi, ou du moins j'étais à l'entrée de la maison où j'avais passé ma petite enfance dans la douce innocence. J'hésitais, caressant le batteur du bout des doigts avant de me résigner à frapper et de m'éloigner. Je n'avais plus ma place ici.

Hé toi! Fit une voix derrière moi. Qu'est ce que tu fais dehors seule à cette heure?

Je me retournais, espérant que cette voix masculine et usée était de bonne augure.
L'homme s'approcha et, à un mètre de moi, s'immobilisa, plantant ses yeux gris dans les miens.

Je te reconnais! S'exclama-t-il, tirant tant sur ses cordes vocales qu'on aurait pu croire qu'il allait tousser.

J'hésitais à fuir mais d'un coter l'allure du vieil homme me semblait inoffensive. L'homme en question paraissait avoir passé les soixante ans depuis un moment déjà. Grand et svelte, il semblait ceci dit en pleine forme sous son beau costume gris souris. Son noeud papillons gris clair, presque argenté, était assortit à ses yeux rieurs qui me fixait en ce moment même et ses cheveux, entièrement blanc, était plaqué en arrière à la manière d'un jeune donjuan. Seules les rides sur son visage rougit par le froid et seule sa longue barbe blanche révélaient son âge avancé.
L'homme me prit par le menton et me força à lever la tête, je l'observais un instant puis dégageais mon menton dans sa main rêche. Il sortit alors un journal de sous sa blouse et, après avoir regardé deux fois mon visage et son journal, il le tourna vers moi, me montrant alors mon propre visage.

« Recherchée: Jeune fille d'une famille riche s'est enfuie de l'hôpital St Thomas après neuf ans de soins. Récompense.  »

Sous le gros titre une photo de moi à l'âge de six ans, toute sourire. Et juste un peu plus bas, j'eus le temps d'apercevoir le nom de Jack, lié à celui de suicide, mais l'homme remis son journal dans sa poche et je n'eus pas l'audace de le lui demander... Ni même de penser à ce que cela voudrait dire.

Je reconnais tes yeux. Dit-il. Je crois qu'on aurait des trucs à se raconter, toi et moi, et j'ai
bien l'impression que tu as besoin d'un toit pour ce soir...

Après un moment d'hésitation, je le suivis.

A partir de cette nuit, je vécus une vie de rêve. Je découvris que l'homme en question s'appelait John et qu'il avait vécu onze ans au même hôpital que moi. Il avait vécu la même galère et avait réussit à s'enfuir en se cachant, des jours durant, dans les poubelles. Il avait du se construire une nouvelle vie et avait été aidé par une vieille dame qui l'avait croisé alors qu'il mendiait et qui l'avait recueillit. Il voulait aider à son tour, comme la vieille dame, il voulait m'aider moi.
Il était riche. Il avait hérité de tout ce qu'avait la dame qui l'avait adopté. Et il me fit grandir au milieu de cadeaux et des richesses inestimables, il me donna un nom officiel: Helena. Le rayon de soleil. J'avais retrouvé le sourire, même si mon père et Jack me manquaient... J'étais en vie, c'était tout ce qui comptait.

24 Mai 1814.

Joyeux anniversaire Helena!

J'eus à peine le temps de me retourner que Judith, ma meilleure amie, me flanqua un franc baiser sur la joue. Je lui souris, m'essuyant la joue avec une grimace. Les festivités étaient lancées et tout le monde s'avançait à présent vers moi pour m'embrasser et me souhaiter bonheur et santé. Je souriais, hébétée, ne m'attendant pas à autant d'honneur.

Alors ça fait quoi d'avoir dix-neuf ans? Me demanda Jeremy, mon petit copain, tout en m'enlaçant.

Ca change tout! Dis-je en riant, je me sens beaucoup plus adulte...

Je ponctuais ma dernière phrase d'un roulement d'yeux, moi adulte? Jamais! Ca craint trop d'être sérieux et, pire, d'être casée.

Clair, ... D'ailleurs... C'est pas une ride ça? Me taquina-t-il.

Je lui tirais la langue et, genre de rien, vérifiais mon reflet... Histoire d'être sur qu'il rigolait.
Il m'embrassa tendrement puis s'éloigna, je l'observais partir en me demandant avec qui je sortirais après...
J'embrassais la foule du regard, m'émerveillant de cette attention. Certes cette soirée surprise n'était pas vraiment une surprise, étant donné que l'on m'avait précédemment demandé si ça me plairait et offert une robe et un masque pour mettre ce soir, mais je devais bien avoué qu'ils l'avaient bien réussie.
La jardin de la demeure avait été garnie de centaines de lanternes dorées sur le coter du chemin et dans les arbres, ceux-ci avaient aussi été attaqués par des fines bandelettes de tissus rouges. Le sol en pierre quant à lui avait été parsemé de minuscule pierres rouges, semblables à des rubis. Enfin, un grand drap pourpre avait été suspendu dans les branches, tout au fond, formant en dessous une large piste de danse où cinq couples, tous masqués comme le voulait le code de cette soirée, étaient en ce moment même enlacés, se balançant sur un air de slow langoureux.
Je laissais tomber ma tête en arrière, les yeux fermés, me laissant bercer par la légère brise qui faisait frémir mes boucles brunes. Je pouvais presque sentir l'éclat argenté de la lune sur mon visage, comme si j'aspirais un peu de son immense beauté, comme si elle, l'astre inaccessible, n'était qu'à quelques centimètres de moi, le simple humaine de dix-neufs ans, pleine d'énergie et ne voulant qu'une chose: se venger de la vie, cette putain sans coeur.
Un frisson me secoua soudain et, instinctivement, j'ouvris les yeux. Quelqu'un m'observait, j'en étais sure, quelqu'un me fixait en ce moment même. Je balayais rapidement la salle des yeux et rencontrais un regard. Deux yeux bleu clair, presque translucides, m'observaient. Je pouvais sentir l'ardeur dans ses pupilles, un désir qui me semblaient inconnus. Celui du sang, compris?-je plus tard. Je lui rendais son regard, l'accompagnant d'un léger sourire, loin d'être gênée d'y mettre les émotions. Cet inconnu me plaisait, et pas qu'un peu.
Je passais une main dans ma cheveux, dégageant mes épaules, loin de me douter que ce geste était presque une invitation à croquer mon cou.
J'étais sure de moi et ce déjà en temps normale, et ma tenue me propulsait presque au rang de déesse toute puissante. Je ne doutais pas une seconde, ce gars habillé tout en noir serait bientôt à moi.
Je remettais mon masque, celui-ci était noir, ce qui mettait en valeur mon teint de porcelaine, et était orné de minuscule rubis scintillants, assortit à la couleur sanguinaire des décorations. Ma robe était toute noire, formée d'un corset serrant dont découlait le dessous, voluptueux, formé de dizaines de voiles noirs. J'observais le mystérieux invité. Habillé simplement, il avait pourtant une grâce sans égaux, dans son pantalon noir et sa chemise assortie. Il avait ses cheveux, foncés eux aussi, en bataille et son masque, de la couleur du néant lui aussi, était garnis de motifs complexes. Le tout était exquis et rendait extrêmement bien sur son teint presque translucide.
Il se redressa de l'arbre sur lequel il était jusqu'alors adossé et s'approcha d'un pas lent, touchant le sol avec une douceur sans fin, ce qui donnait l'impression qu'il glissait sur l'air au lieu de marcher.

Mademoiselle, me dit-il avec un parfait accent français qui aurait fait craqué n'importe quelle fille, a condition qu'elle n'ait pas déjà craqué rien qu'en le voyant. Il y a énormément de bruit ici... Ca vous dit de m'accompagner dans un endroit plus calme?

Je lui souris et inclinais la tête, prenant avec délicatesse la main qu'il me tendait.

Après que j'ai saisis sa main, sa main glacée, tout se passa très vite. Il n'emmena au loin, toujours avec ce même sourire carnassier qui, malgré tout, ne m'avait pas fait fuir. Il sortit une bouteille de vin et nous nous étions assis. Je voulais paraitre forte, cool, reprenant verres après verres jusqu'à ce que mon rire résonne sans cesse et que ma vision soit trouble. Je me souviens m'être approché de lui et avoir sentit ses lèvres sur les miennes puis, soudain, sa main avait empoigné mes cheveux et tiré ma tête en arrière. Ses crocs entrèrent dans mon cou comme dans du beurre tandis que, suffocante, je ne pouvais crier et me soumettais à la douleur lancinante. La douleur était pire que tout, j'avais l'impression qu'elle parcourait mon corps entier, qu'elle me possédait, que je mourrais. Pourtant je tenus le coup et lorsque le vampire eut finit de se rassasier, je respirais encore.
Je l'entendis se lever, il allait partir, j'allais mourir, tout doucement. Je sentais que mon heure n'était pas loin.
Puis, soudain, il se remit à genoux. J'entendis un bruit et cru reconnaitre le bruit d'une mâchoire croquant de la chair, puis quelque chose de chaud fut collé contre ma bouche. Son bras, compris-je. Et le liquide qui en sortait, le sang de mon propre assassin, coulait à présent dans ma bouche.
N'ayant plus la force, je me laissais faire, buvant le breuvage qu'il me servait. Quelques minutes plus tard, j'étais morte, mon coeur s'était arrêter. Pour toujours.

27 Mai 1814.

Ca pue. Pensais-je en moi-même lorsque je me réveillai, trois jours plus tard, derrière les poubelles d'une ruelle obscure.
Après un instant à reprendre mes esprits, je me rendis compte que je n'étais jamais venue ici, en faite, et que a fortiori, ma présence dans ce lieu était très étrange.
Ensuite, je me rendis compte d'autre chose: malgré l'obscurité omniprésente, je voyais tout. Chaque détail. Chaque toiles d'araignée. Chaque minuscule insectes. Tout, et ce plus clairement que jamais.
Eblouies de trop voir, l'ironie complète, je fermai les yeux.
Quelque chose n'allait pas, quelque chose était différent et pas autour de moi mais à l'intérieur.
Mais surtout, j'avais soif. Très soif. Tellement que j'avais l'impression que j'allais exploser, mourir, devenir folle. Tellement que je ne pries pas le temps de regarder à ma tenue ou de réfléchir à comment j'étais arrivée ici, je me levai et sortis en courant de la ruelle, rentrant comme une furie dans le premier pub sur lequel je tombai.

Whisky! Hurlais-je au barman, sortant une pièce de ma chaussure.

Celui-ci me donna le whisky en question avec un regard surpris, visiblement étonné qu'une femme d'une beauté surnaturelle arrive en courant dans son bar dans une magnifique robe de bal déchirée et tachée de sang et de poussières.
J'attrapai mon verre à deux mains, le vidant d'un trait. Malgré le liquide, ma gorge n'était que plus enflammée, la soif semblait s'aggraver au lieu de se dissiper.

Un autre! Grognais-je d'une voix que je ne me connaissais pas.

A nouveau, le liquide fut avalé en une seconde et même si ma tête commençait à tourner, j'avais toujours aussi soif. Elle me dévorait. En un éclair je pris la bouteille des mains de l'homme, qui n'eut même pas le temps de s'en apercevoir, et la vidait.

J'ai SOIF! M'écriais-je, à moitié en pleurs.

Le barman, visiblement effrayé me tendit une bouteille d'eau, que je vidai en moins d'une seconde. Non, ce n'est pas ça qu'il me fallait. Soudain je m'aperçus de l'odeur qui m'entourait... Un parfum comme je n'en avais jamais sentit, le chose la plus appétissante imaginable, d'une douceur et d'une force sans équivaut. Je humais puis, en me concentrant, je détectai l'origine. L'odeur venait de l'étrange barman, visiblement en sur-poids et mal rasé. Mes yeux tombèrent alors sur son cou.
Envoutée, je n'avais d'yeux que pour se léger battement, cette veine qui frétillait.
L'emprise de la soif se referma sur moi et, en une seconde, mes crocs firent ma première victime.
Mais pas la dernière.


Après ce jour, je vécus mon existence au milieu de tout les pêchés imaginables, vivant dans le sang. Je me vengeais enfin de tous ces stupides humains, je me vengeais de la vie misérable dans laquelle j'avais baigné pendant presque dix longues années. Je vengeais Jack, je vengeais mon père et je vengeais mon innocence, mon insouciance, celle que l'on m'avait si brusquement volé.
Je ne revu jamais mes amis de Londres, je partit dés le lendemain de ma transformation, cherchant la trace de mon meurtrier. Après un mois je perdis sa trace, continuant cependant de voyager, prenant goût à la découverte. Je devenais même une pro sanguinaire, je pouvais d'écrire le mode de vie de mes victimes grâce à leur goût et rapidement ma préférence alla vers le sang des nobles, plus riches et gouteux. Je m'installais rarement plus que deux semaines, devant déguerpir avant que l'on ne se doute de quoi que ce soit... La rumeur disait qu'une épidémie touchait les régions où j'étais passée, faisant attention à ne pas laisser trop de trace dans le coup de mes victimes l'on crut à une étrange maladie. Après un an et demi je m'en allais vers la France, rentrant avec facilité dans l'environnement de la haute bourgeoisie. La beauté ouvre bien des portes. Je restai presque deux mois à Paris, partageant la compagnie de gens importants dont la fonction m'échappait la plupart du temps. Je parcourais le vieux continent pendant trois décennies puis m'en alla vers l'Amérique de toute les promesses, savourant l'idée d'un nouveau terrain de jeux. Je dus cependant calmer mes ardeurs au fil des ans: la civilisation était de plus en plus évoluée et bientôt elle pu énumérer toutes les maladies, les reconnaitre... Et aussi infime était la trace de ma morsure, les humains la repéraient et risquaient de l'analyser.
C'est en 1935 que je décidais de revenir sur mes origines.

23 Mai 1935.

Laidies and gentlemen, England welcomes you.

J'entendis la voix de notre capitaine nous indiquer que nous étions arrivés et, sans un mot ni un regard pour le bateau dans lequel j'avais embarqué à New York, je descendis sur terre et inspirai une bouffée de l'air anglais, humide à souhait.
Londres n'avait pas changé en ce siècle, les mêmes rues pavées qui faisaient trébucher les femmes perchées sur des talons aiguilles, toujours cette même odeur de viandes frites mélangés à une effluves de citron et de menthe, confrontant la noblesse de la grande ville avec les goûts plutôt curieux de ses habitants pour la nourriture d'origine inconnue et contenant une dose exubérante de calories.
Je mis mon chapeau, même si, vu l'heure et le temps, le soleil ne devrait pas réussir m'atteindre. Je pris ensuite le temps de lisser ma robe légère, assez décalée par rapport au temps de m...
Je me mis à avancer, la tête haute, bien qu'appréhendant les retrouvailles avec la ville qui m'avait autrefois tant blessée. Je voulais montrer à Londres ce que j'étais devenue, je voulais être fière en ces lieux, et montrer à ses fantômes que Katherine Bailey était plus forte qu'eux.
Je me dirigeais vers le cimetière, m'arrêtant juste pour prendre un verre de vin rouge, seul breuvage capable de remplacer un minimum le sang... Pendant moins d'une heure certes, mais c'était mieux que rien, et dés que j'en aurais fini avec les cadavres, je pourrais me nourrir autant que je le souhaites. Londres grouille de touristes dont on ne remarque jamais la disparition...
J'arrivais au cimetière d'Highgate, l'immense cimetière, et m'arrêtais un instant devant la grande grille d'entrée. L'air me semblait plus lourd soudainement, il oppressait mon crâne, il valait peut-être mieux faire demi-tour... Non, me reprenais-je mentalement. Je n'étais pas venue ici pour rien.
Je jetais un regard inquiet autour de moi puis me décidait à pénétrer dans le lieu sacré. A peine le seuil passé, un frisson me parcouru, semblable à un minuscule personnage muni de bottes de glace qui, soudain, aurait décidé de glisser dans ma nuque et mon dos.
Je parcourus le cimetière, observant les pierres gravées, les fleurs, les arbres, les décorations... Comme si un cimetière devait être beau. Comme si cela pouvait compenser avec la laideur de la mort, les corps en putréfaction et les visages rendu laids par la tristesse.
J'arrivais devant un caveau. Les gravures, encore à peine visible, indiquaient fièrement: « Ici gisent James, Meredith et Katherine Bailey. » et en dessous mes yeux purent déchiffrer: « Unis même dans la mort. » J'étouffais un rire.
Je décrochai une fleur du sol et la posa devant le nom de mon père, pensant, aveuglée par l'espoir, qu'il devait être fier de moi. Puis sans un mot je m'en allai. Voilà, c'était fait. J'avais vu la tombe de l'ancienne Katherine, je lui avais dit au revoir, ainsi qu'à sa famille. Désormais il n'y aurait plus que moi.

Je louai un appartement en plein centre, profitant d'une partie de l'immense pécule que j'avais accumulé au fil des années et des meurtres, et après mettre souler du liquide rougeâtre pendant toute la nuit, je me terrais dedans, damnant la journée et le soleil. Si il y avait bien une chose que je détestais dans cette vie d'immortelle, c'était de ne pouvoir sortir que lorsque le soleil était absent. Je n'arrivais même pas à me souvenir de ce que cela faisait d'être réchauffé par le contact du grand astre...
Ce fut de la fenêtre de mon appartement que j'aperçus Hayden Blackwood. J'avais passé la nuit précédente dans le même bar glauque que celui-ci, nous avions vite sympathisé, heureux de découvrir un autre vampire dans le même lieu. Hors, lorsque je l'aperçus ce jour là, il était au soleil. En plein soleil. Sans protection. Il semblait même profiter des rayons vitaminés.
Choquée, je décidais de sortir dés la tombée de la nuit et d'aller lui poser quelques questions.
Ainsi je devenu une Blackwood et, par la même occasion, me vus offert un Lapis-Lazuli, pierre ayant le pouvoir de me garder de la malédiction du soleil. Nous collaborions: je lui jurais, à lui et sa femme, fidélité et jurais de protéger le secret de notre race, ainsi que de protéger Everstown, où j'emménageais avec le clan, connue pour être un aimant à créatures, en échange il me donnait la pierre tant convoitée, me donnait un clan, une protection et, évidemment, une bonne compagnie.

La même année, à Everstown, un vampire dévoila notre existence.
Une guerre mondiale interminable s'en suivit et notre clan n'eut qu'un but: protéger et garder Everstown libre, tout en restant « incognito », c'est à dire en jouant les humains.
Je commençais donc une nouvelle page de ma longue existence dans le stable et le calme... Enfin plus ou moins. Car après être devenue une Blackwood plusieurs mésaventures m'arrivèrent. Premièrement je me mis à dos la femme de Hayden, le chef du clan. Il faut dire qu'elle n'avait déjà pas apprécié mon arrivé... Enfin bref, la miss jalouse prenait très mal mon attitude et mon code vestimentaire. Un jour lorsqu'elle voulu « s'arranger » avec moi (dans un petite fight devant un night club) des Orions nous avaient aperçues et arrêtées. Heureusement nous n'avions pas été tuée, nous servions de cobaye et après trois jours de souffrances nous réussîmes à nous échapper. Depuis évidemment tout va beaucoup mieux (c'est que ça rapproche ce genre de situation...).
Après cette mésaventures j'avais décidée de me concentrer sur un autre point qui posait problème dans mon existence parfaite: Damon. Ce vampire avait une satanée manie de m'éviter, m'ignorer, me snober, bref de faire tout ce qui pouvait m'énerver. Ainsi donc je m'étais mise un jour à le suivre... Discrètement. Enfin je croyais que j'étais discrète mais en réalité le vampire, plus vieux que moi et surtout moins assoiffées (je n'avais pas chassée de la nuit qui précédait mon espionnage), m'avait détectée dés les premiers pas dehors. Ainsi après m'avoir laisser le suivre un moment, il me coinça dans une ruelle pour « m'engueuler ». Il m'avait demandé pourquoi je le suivais, j'avais demandé pourquoi il m'évitait, il n'avait pas répondu (malgré mes approches très... « subtiles ») et après l'avoir giflé (oui je sais, le rêve de chacun d'entre nous!) j'étais partie râler (sans vouloir me vanter, je suis très douée pour ça). M'enfin bref, toujours étant que nos disputes, toujours plus fréquentes, devenaient de plus en plus... Physique. Non seulement on cassait tout ce qui avait le malheur d'être dans la pièce (au grand damne du reste de la famille) et nous donnions des coups violents, mais en plus nous finissions toujours plus proche. Ainsi nous finîmes inévitablement par devenir amants et le reste de la maisonnée, bien que n'aimant pas notre relation (qui allait mal finir, d'après eux), furent heureux que les disputes aient cessées. De par là on aurait pu dire que mon problème était terminé: j'avais un vampire sexy dans mon lit et je ne devais plus me demander pourquoi il m'évitait autant (il fuyait sans doute mon attraction sexuelle!) mais je vois bien la culpabilité qui traverse parfois son regard.. Je commences donc à me dire que mon égo avait tord et que Damon me cachait bel et bien, et me cache toujours, quelque chose...
Et ce n'est pas tout... (et oui, je vous avais dit que ce n'était pas vraiment calme, en faite) j'ai récemment découvert que Marina, le nouveau joujou de Damon, n'était autre qu'un membre du clan appelé Le Fléau et contre lequel nous tentons de protéger Everstown bien qu'il soit presque invisible... Enfin bref, un jour j'ai voulu lui parler... En tout gentillesse, juste pour lui dire que j'avais besoin d'un minimum de Damon (le reste du temps, il faisait ce qu'il voulait!) mais elle m'avait répondu, glaciale, que de toute façons elle ne se servait de lui que pour avoir des informations. Moi qui avait marché dans son jeu de petite gentille un peu stupide... En réalité elle est très douée, elle savait même que personne ne me croirait! En effet lorsque je voulus la dénoncé à Damon, celui-ci me rit au nez et, avec un sourire narquois, me dit que je ne devais pas être jalouse, voyons. Moi? Jalouse? Non mais il se prend pour qui!?... Bon c'est vrai que je n'aime pas trop trop partagé mais... Enfin bref, là n'est pas la question! En plus cette fille vient de plus en plus et je sens que Damon est carrément sous le charme, complètement dupé, et, pire que tout, il m'accorde de moins en moins de temps... Parfois il me rejette même complètement (surtout si « j'ose » parler en mal de sa dulcinée...). Autrement dit maintenant je vois cette intruse entrer dans ma demeure et je ne peux rien faire... L'horreur.... Je suis obligé de me retenir mais un jour, pour sur, je l'aurais.
Ah oui! J'ai aussi découvert que j'avais un double, un sosie si vous voulez... Au départ entre nous c'était pas la joie du tout mais désormais je ne peux que ressentir des sentiments maternels envers la jeune fille qui vient d'ailleurs d'être transformée en vampire, ce que je n'apprécies pas du tout, évidemment. De plus, depuis que je la connais, je suis prise d'étranges flashs dont je ne connais pas du tout la signification...
Comme vous l'aurez compris jusqu'ici ma vie n'a pas été un fleuve tranquille et, je ne sais pas pourquoi, mais je sens que cela va devenir de plus en plus palpitant...



Katherine est sans aucun doute une femme séduisante. Très séduisante. En effet la jeune femme était déjà très belle en humaine et, de par sa transformation, elle est devenue d'une beauté digne d'une déesse. Non seulement elle est très belle et séduisante mais en plus elle sait joué de son corps: autant elle peut paraître inoffensive et douce, comme un petit oiseau, autant elle peut se montrer telle qu'elle est: séductrice et dangereuse.
Katherine est intelligente, comme tout vampire, mais pas non plus spécialement maligne. Evidemment son statut d'immortelle la rend plus réactive, plus rapide dans ses pensées, et plus observatrice que les humains (ou du moins la majorité d'entre eux) mais cependant lorsqu'elle est face à un autre vampire, elle est souvent d'égal à égal.
Calculatrice, personne ne me croirait si je disais que Katherine fait des choses sans y voir d'intérêt personnels... Et pour environ 99 % du temps, ils auront raison. Kath' n'est pas du genre altruiste, c'est sur.
Jalouse, possessive, curieuse, sadique, manipulatrice, calculatrice, ... Oui, l'on peut facilement lui trouver des défauts. Cependant Katherine est aussi très douce, généreuse, bienveillante, protectrice et tout le tralala lorsqu'il s'agit des rares gens qu'elle aime. On peut dire que dans le fond, derrière la coquille, derrière l'amertume, il se cache une Katherine plus... Humaine.


« Tout ce que vous ne pouvez pas voir »


Autre : - Kath' va bientôt découvrir le sang de vampire, la force qu'il donne et, de là, va développer (enfin) son don (manipulation par le regard).


Derrière l'écran

J'me présente, je m'appelle Lau', j'ai 18 ans et j'habite en Belgiiiique. Comme vous l'aurez compris en lisant mon pseudo, je suis un légume ! J'ai découvert Across ™️ en le créant (a) et depuis, ma vie a changé ! *O* Au fait, le personnage que j'ai choisi d'incarner est trop vieux pour être classé? xD On va dire un prédéfini, mais un prédefini inventé du coup bah.... Comme je suis quelqu'un de cool, j'ai forcement lu le règlement, et j'ai trouvé le code qui est: "Ok by moi". Pour terminer, le mot de la fin sera: Ne mangez pas les cacahuètes avec les coquilles!. Merci de m'avoir lu ! :pc:


Dernière édition par Katherine H. Bailey le Mer 31 Oct - 11:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Kath' se refait une jeunesse ! - New Pres' de K.H.B   Sam 8 Oct - 20:18

Finito! Qui m'aime me lise (a) (Ou se contente du résumé sur ma fiche de lien x), je comprendrais :p)

∆ ∆ ∆


Les vampire ne peuvent pas se reproduire, mais ça fait pas de mal d’essayer.
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MessageSujet: Re: Kath' se refait une jeunesse ! - New Pres' de K.H.B   Dim 9 Oct - 7:16

tu nous as fait un vrai roman !

Je lirais tout ça au fur et à mesure !
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MessageSujet: Re: Kath' se refait une jeunesse ! - New Pres' de K.H.B   Dim 9 Oct - 11:44

Bof, c'est pas si long, j'ai uuullltra résumé la fin. J'ai meme passer plein de truc que je voulais expliquer...
Flemme quoi :/
Mais au moins c'est fini et je peux me consacrer au rp Very Happy
(ps: prends ton temps t'inquiètes x) Au pire j'ai résumé le machin sur ma fiche de lien Smile)

∆ ∆ ∆


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MessageSujet: Re: Kath' se refait une jeunesse ! - New Pres' de K.H.B   

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