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 Une rencontre inattendue [Pv. Lucan J. Baxter]

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MessageSujet: Une rencontre inattendue [Pv. Lucan J. Baxter]   Dim 3 Juil - 19:50

La journée avait été longue.
Il y a des jours ainsi. J'avais reçu la visite de plus d'une dizaine de personnes, des chercheurs en quête de matériel pour leurs recherches. Véritables âmes en peine, elles m'avaient posé mille et unes questions, et je les avais aiguillé avec calme et patience, en dépit d'un certain agacement latent. La plupart du temps, les gens me sortaient des énormités, surtout si l'on considère ce pour quoi ils se prennent, à savoir des spécialistes.
La plupart des gens sont fascinés par les vieux livres. Leur odeur, le craquement du vieux papier, l'encre plus ou moins passée, la qualigraphie soignée, la langue souvent latine... C'était mon univers depuis plusieurs décennies maintenant. Les premières années après que je sois devenue animorphes, je m'étais essayée à plusieurs disciplines, dont l'archéologie. J'avais aidé dans plusieurs chantiers partout sur le globe, mais rien n'eut le goût de ma prenière rencontre avec un Incunables, ces tous premiers livres mi imprimés mi manuscrits.
Je hochais la tête avec un léger sourire. C'était loin tout ça, cela faisait presque 55 ans maintenant. Il était 17h ce qui voulait dire que ma journée allait se terminer dans une heure. Ce n'était pas trop tôt. En tant que conservatrice, je m'occupe la plupart du temps de l'entretien des vieux livres, ou de leur restauration quand c'est à ma portée. Avec ce travail, j'étais assez rarement en contact, sauf les chercheurs ou les autres priviliégiés qui avaient accès aux salles de lectures du département Livres anciens. En général, il s'agit de personnes déjà relativement âgées, c'est pourquoi je remarquais aussitôt le beau gosse qui passa la porte du sas.
Pour mes précieux livres, il faut des conditions très particulières : aux environs de 15° et 55% d'humidité. Aussi, les salles de lectures du département ancien étaient cliamtisées et conditionnées avec soin, d'où la présence d'un sas qui était muni d'une serrure électronique, afin de bien maîtriser les entrées et surtout les sorties. La valeur des livres frisaient le scandale, surtout pour les pièces les plus rares....
L'homme était blond, la trentaine fraîchement passée visiblement, et il avait des yeux magnifiques. Je constatais quelques secondes plus tard qu'il avait également un sourire à faire se damner les statues, et qui ne laissa pas l'hôtesse d'accueil de marbre. Elle est pourtant plus que froide d'ordinaire, mais cette fois elle sembla très serviable. Avec un nouveau sourire, je rangeais le Graduel du XVème que j'avais dans les mains puis lavais ses dernières avec précautions (et une solution hydroalcoolique !) avant de sortir un Missel français dont il ne restait qu'une seule édition au monde. Ecrit en rouge et noir, j'appréciais particulièrement le contact du papier d'excellente facture tout autant que la vision des pages incroyables...
Depuis plusieurs décennies déjà, j'avais eu l'intuition que les fameux gants blancs qu'on montre dans les films ou les reportages faisaient plus de mal que le contact direct du papier avec la peau. La peau est, certes, acide, mais les gants retiennent dans leurs fibres les spores qui sont ainsi véhiculées d'un livres à l'autre. Avec une hygiène correcte et un lavage fréquent, les livres souffraient moins si on les saisissait sans gants, mais cela me valait toujours des regards interrogateurs voire réprobateurs des visiteurs ignorants. Parfois même, j'avais droit à des critiques plus ou moins à haute voix...
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MessageSujet: Re: Une rencontre inattendue [Pv. Lucan J. Baxter]   Ven 22 Juil - 17:07


Je suis ce que le commun des mortels appellerait familièrement "un chiant". Il ne faut pas s'y méprendre, comme tous les hommes de grand âge et natifs d'une certaine époque aujourd'hui bien lointaine, j'ai de très bonnes manières, une politesse et un respect que les hommes et femmes du vingt-et-unième siècle ne possèdent plus. En cela donc personne ne trouverait quelque chose à y redire. Hélas de nos jours la politesse, les égards, et les convenances, ne signifient plus rien. J'ai en effet pu observer au cours de ces quelques cent dernières années, un très net déclin dans l'éducation des jeunes gens destinés à former le monde de demain. La notion même de respect décroit en chute libre d'année en année, l'autorité des parents sur leur progéniture est quasi inexistante, et au final si moi, en pur spectateur de ce monde évolutif, devait apposer un mot, et un seul, sur cet air nouveau qui point... ce serait celui-ci : décadence.

Mais revenons-en à moi, « le chiant ». Je suis ce premier client à l'ouverture du magasin, ou au contraire ce dernier visiteur devant les vitrines d'un musé. Je suis hors du temps, et en conséquence je me tiens hors des heures dites de pointe pour le commun des mortels. Je n'aime pas les périodes de forte affluence de la journée, non pas qu'une quelconque agoraphobie me guette, non. En vérité je redoute plutôt l'effet d'attroupement que je peux susciter chez mes congénères éphémères. Je ne suis pas humain, et ça leur instinct animal bien que fortement diminué au cours de l'évolution, les tient aussitôt en alerte à ce sujet. J'attire les regards, je fascine, je déclenche les gloussements des adolescentes, je fais se retourner la ménagère de plus de quarante ans, et je m'attire la jalousie de la classe masculine lorsque celle-ci n'est pas susceptible de succomber à mes charmes elle aussi.

Il y a une multitude de gens qui donneraient beaucoup, jusqu'à leur âme, pour être comme moi : remarquable au sens premier du terme. Moi je n'ai rien cherché de tout cela, je subit mon charisme et la séduction irrépressible qui s’échappe de ma personne par chacun de mes pores. Je subit, mais je ruse également. Comme ce soir, où je fais - je cite ici nombre de demoiselles guichetières à caissière - "mon chiant", en me présentant à la grande bibliothèque d'Everstown une heure à peine avant la fermeture. Je ne suis pas sans savoir qu'à cette heure de la journée, tout employé quel qu'il soit compte les clients comme un troupeau de mouton, et sent son cœur s'alléger d'avantage à chaque sortie. Mon arrivée tardive en tout lieu est donc bien souvent perçue comme un nouveau poids sur la liberté de ces pauvres employés modèles, et je ne dois ma survie relative qu'à ma courtoisie et mes sourires. Sans quoi quelque vendeuse ou hôtesse m'aurait déjà étripé sur place de venir gâcher leur espoir d'une fermeture en avance.

Me voici donc me présentant en fin de journée, au sas d'entrée du très prisé et très privé département Livres Anciens. Pour tromper mon ennuis, je viens dès que faire se peut me plonger dans les pages de ces œuvres, pour certaines véritables œuvres d'art du reste, et redonne un peu de sens à mon éternelle vie en y apprenant ce qui parvient encore à échapper à mon tortueux esprit. J'entendis avec délectation le bruit de la pressurisation du sas se mettre en marche et sentit presque instantanément la température descendre autour de moi pour tomber à une quinzaine de degrés. Un peu impatient je dois dire d'aller effleurer la couverture de ces livres qui pour certains étaient aussi vieux que moi - 200 ans - voire plus anciens encore, je me balançais d'avant en arrière les mains soigneusement rangées au fond des poches.

Je remarquais alors le regard timide de l’hôtesse d'accueil posé sur moi, et lui décochait un sourire éclatant à l'instant même ou les portes vitrées de ma prison pressurisées s'ouvraient pour le donner accès à ce paradis littéraire. C'est avec empressement que je la vis s’extraire de derrière son comptoir vernis et venir me cueillir à peine le seuil de la section Livre anciens franchis sous mes pas. Après quelques mots échangés avec elle pour l'informer qu'à vrai dire je n'avais pas encore porté mon choix sur un type d'ouvrage en particulier, je l'écoutais me mettre au parfum de ses favoris en suçotant l'intérieur de ma joue pour tromper mon inertie. C'est alors que je remarquais la bibliothécaire - conservatrice serait un mot plus juste au vu de l'endroit quasi religieux dans lequel je me trouvais - affairée au devant d'une vitrine relative au XVe siècle.

Il me fallut quelques secondes, temps de réflexion interminable chez moi, pour comprendre d'où me venait cette soudaine fixité sur sa personne. Ça aurait pu être la teinte flamboyante de ses cheveux roux, mais en vérité c'était une tenace impression de "déjà vu". Le temps de réflexion passé, mes souvenirs immortels revinrent avec la vitesse d'une vague déferlant sur la grève, et je revis avec précision le visage juvénile de ma mystérieuse rousse... A la différence que dans mes songes elle évoluaient non pas entre les allées de livres, mais au bras d'un cavalier sur son trente-et-un, soulevant les jupons d'une étonnante robe rétro comme cela ne se fait plus depuis les années soixante dix... Ma perplexité me fit oublier les bons conseils de ma charmante mais inintéressante hôtesse. Elle était l'exacte copie de la femme de mon souvenir, la coiffure et l'habit différaient, mais le visage restait le même, sans la moindre ride... Incroyable. Puisque ma mémoire infaillible ne pouvais me tromper, de deux choses : l'une, cette jeune femme était effectivement celle de mon souvenir, auquel cas je n'étais pas le seul immortel dans cette pièce, l'autre... J'avais du croiser ce jour là son aïeule, de qui elle était le troublant portrait.

Très vite, alors que sans m'en rendre compte je restais la fixer sans ciller, la seconde hypothèse fit son bout de chemin dans ma tête et s'imposa comme la bonne. En effet, la belle était loin de posséder le sanglant élixir de jouvence m'animant moi... Puisque son petit cœur d'humaine battait vaillamment la cadence.


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MessageSujet: Re: Une rencontre inattendue [Pv. Lucan J. Baxter]   Ven 22 Juil - 20:13

Vous connaissez probablement cette étrange sensation, celle qui vous met en garde lorsque quelqu'un vous fixe. Vous ne sauriez dire pourquoi ni comment, mais vous le savez : on vous observe. Sans vouloir passer pour ce que je ne suis pas, cela m'arrivait assez souvent, étant donné le flamboyant de ma chevelure, ou ma jeunesse (apparente) dans un lieu aussi ancien, mais ces sensations là passaient rapidement, avec le regard de celui qui s'attardait, un moment, sur ma personne.
Cette fois-ci, cela ne passa pas, ce qui me fit froncer légèrement les sourcil, et lever les yeux, trouvant sans chercher deux yeux bleux braqués sur moi. Je me détournais aussitôt, gardant imprimé dans ma mémoire l'image furtive que je venais de capter, afin de l'analyser l'air de rien. L'homme avait le regard braqué sur moi, mais pas comme un homme qui me désirerait, ou même celui d'un homme que je fascine, non il était beaucoup plus... Dubitatif. C'est là un mot qu'on peut servir à toutes les sauces, mais c'était celui qui décrivait le mieux le regard de l'inconnu. Il semblait même en avoir oublié Kelly, l'hôtesse d'accueil. Je sentais qu'elle m'en voudrait d'ailleurs, en dépit du fait que je n'avais, une fois de plus, rien fait pour attirer l'attention sur moi.
Après quelques instants, j'osais un nouveau regard pour l'étranger qui, s'il ne m'avait pas quitté des yeux, le faisait avec un peu moins d'intensité, comme s'il avait déterminé ce qu'il cherchait. Je ne pus pourtant pas me retenir de reposer mon ouvrage et de m'avancer vers lui, sous le regard glacial de Kelly, furiseuse que je lui vole délibérément la vedette cette fois-ci. M'équipant d'un sourire poli et avenant, je me tournais vers l'inconnu qui était encore plus beau vu de près. Voilà qui promettait d'être intéressant...

_ Bonjour, je suis Mlle McLean, la conservatrice. Je peux peut-être vous aider ? Vous cherchez quelque chose en particulier ?

Il avait plutôt intérêt, puisque mes livres ne sont pas des jouets qu'on peut manipuler sans raison. Enfin, que personne hormis moi ne peut manipuler à la légère. Oui, je sais, c'est pas très fair-play de penser ainsi, mais c'était pour le bien commun. Ils étaient beaucoup trop fragiles pour amuser quelque riche donateur en mal de nouveauté.

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MessageSujet: Re: Une rencontre inattendue [Pv. Lucan J. Baxter]   Dim 24 Juil - 18:16



Mon indiscrétion finit par attirer l'attention de ma pauvre victime de regard. En général je veille à faire mon possible pour ne pas rendre les gens mal à l'aise, ce qu'il m'est tellement aisé de faire, mais cette fois-ci mes souvenirs et mon impression de déjà vu aurons occultés mes notions de bienséance pour cette fois. Je remarque une certaine agitation chez elle, le genre d'hésitation corporelle qui ne peut avancer que deux choses : soit elle va disparaitre derrière une étagère se mettre hors de mon regard indiscret, soit elle possédera la pointe de confiance et de caractère qui suffiront à la pousser vers moi et déclencher le contact. En quelques secondes elle révèle son jeu et repose son ouvrage pour venir à mon encontre.

Me voila bien ! Cette tendance à m'enfermer dans mes pensées à la moindre curiosité qui croise ma route m'attire cette fois encore dans de beaux draps. Que vais-je bien pouvoir avancer à cette jeune femme quant à mon indiscrétion ? Avec cela je ne suis pas sans remarquer que mon attention pour la rousse conservatrice a froissé la blonde hôtesse d'accueil. Mon cher Lucan tu vas donc devoir te justifier et confondre en excuses auprès de ces deux femmes.

_ Bonjour, je suis Mlle McLean, la conservatrice. Je peux peut-être vous aider ? Vous cherchez quelque chose en particulier ? S’annonça la jeune femme à avoir capté mon attention, amorçant un agréable sourire avenant.

McLean, un nom qui en dépit de ses consonances quelque peur Irlandaises si ce n'est Écossaises, trouve son foyer principalement en Amérique du nord, Canada... C'est peu de chose, mais ce peu concorde avec mon souvenir puisque j'étais encore dans mon pays natal lorsque ma route croisa celle de son mystérieux sosie du passé. La piste était quoi qu'il en soit top vaporeuse... Ce qui n'était pas sans accroître mon intérêt à son égard, puisque maintenant que je l'observais franchement et de près, mon souvenir ne cessait de se calquer sur ce visage juvénile, concordant avec cette McLean du temps présent jusque dans les moindres détails. Une telle ressemblance était déroutante, car même si l'on y voyait là le produit des gênes d'une famille, que la descente soit le produit exacte de l'ancêtre tenait du... miracle ? Fantasme ? Science fiction ? Mon silence étant des plus inconvenant, je me hâtais de relâcher la pression sur mes mâchoires serrées, et saluait la jeune femme d'un courtois signe de tête.

-Je suis monsieur Baxter, souris-je en reprenant sa façon de se présenter, veuillez en premier lieu pardonner mon regard fixe, il m'arrive de m’égarer dans mes pensées et je ne voudrais pas vous avoir mise mal à l'aise par mon absence passagère. Dis-je en inclinant une nouvelle fois le front puis, en réponse à cette façon ma fois directe qu'elle avait eut de me demander clairement le pourquoi de ma présence en ces lieux, je réfléchis rapidement au genre d'ouvrage qu'inconsciemment ou non j'étais venu chercher, moi le grand indécis du jour :

-Pour ce qui est de mon goût du jour... Je crois que j'aimerais me plonger dans quelque ouvrage du dix-huitième siècle... fin dix-huitième, précisais-je, et de nature américaine, j'ai voyez vous un certain penchant pour les auteurs de cette époque traitant, ou natifs de la Nouvelle Orléans. Cette époque et ce lieu me passionnent. Ajoutais-je avec une petite étincelle dans les yeux. Un pays intéressant... même si ses auteurs d'époque peinent à rivaliser avec ceux du vieux continent. Poursuivis-je, désireux de suivre ma piste. Arriverez-vous à me trouver quelque chose d'une rare intensité ? Votre nom de famille n'est pas sans m'évoquer l'Amérique du Nord, pardonnez ma curiosité, mais en seriez vous native ? Ou y auriez vous quelques ancêtres ?



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MessageSujet: Re: Une rencontre inattendue [Pv. Lucan J. Baxter]   Mer 27 Juil - 14:42

Je l'avais pris sur le fait et l'homme montra quelques signes de remords. Cela m'amusa. J'aimais être de celle qui mène la danse plutôt que de la subir. Or, je venais de le surprendre, un point pour moi, meme s'il ne s'agissait pas d'une compétition. Plutôt la jubillation du "tel est pris qui croyait prendre". Après lui, c'était mon tour de le mettre mal à l'aise...

_ Je suis monsieur Baxter,veuillez en premier lieu pardonner mon regard fixe, il m'arrive de m’égarer dans mes pensées et je ne voudrais pas vous avoir mise mal à l'aise par mon absence passagère.

J'eus un sourire. Il commençait bien, c'était là une réponse idéale pour se faire pardonner. De toute façon, l'homme sembler être du genre à savoir y faire. L'adage de l'expérience probablement. Raison de plus pour être sur mes gardes. Même poli, un psychopathe rester un psychopathe. Quoi que celui-ci était particulièrement séduisant...

-Pour ce qui est de mon goût du jour... Je crois que j'aimerais me plonger dans quelque ouvrage du dix-huitième siècle... fin dix-huitième.

J'arquais un sourcil. Il allait me falloir beaucoup plus s'il voulait ne serait-ce qu'approcher un de mes livres... Il poursuivit son laïus sans que je ne l'interrompe.

_et de nature américaine, j'ai voyez vous un certain penchant pour les auteurs de cette époque traitant, ou natifs de la Nouvelle Orléans. Cette époque et ce lieu me passionnent.

Bon, cela pouvait évntuellement se faire, mais il allait encore devoir me montrer patte blanche.
Au lieu de cea, il se perdit dans des digressions qui me laissèrent dubitative. Effectivement, il semblait être du genre à se perdre dans les méandres de son esprit, mais je m'efforçais de continuer à sourire poliment. Je suis dans un métier où les relations publiques sont essentielles après tout...

_Un pays intéressant... même si ses auteurs d'époque peinent à rivaliser avec ceux du vieux continent. Arriverez-vous à me trouver quelque chose d'une rare intensité ? Votre nom de famille n'est pas sans m'évoquer l'Amérique du Nord, pardonnez ma curiosité, mais en seriez vous native ? Ou y auriez vous quelques ancêtres ?

Là par contre je ne pus qu'afficher une mine franchement... Dubitative. Je lui répondis néanmoins. C'était pourtant le pire plan drague qu'on m'ait jamais fait (et croyez-moi, on m'en a fait...)

_ Je suis originaire d'Ecosse, lançais-je doucement. Néanmoins, nombre de compatriotes ont dû s'exiler ou ont été exilés de force au XVIIIe donc j'imagine qu'à un certain degrés je dois avoir de la famille en Amérique du Nord.

Mais je ne souhaitais pas particulièrement m'étendre sur le sujet. Après tout, cela ne le regardait pas.

_ Vous êtes un chercheur monsieur Baxter ? Si oui, puis-je vous demander votre spécialité exacte, parce que votre description est un peu trop vague pour le moment.

Je gardais un sourire poli, quoi que j'étais curieuse de voir ce qu'il me répondrait à présent.
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MessageSujet: Re: Une rencontre inattendue [Pv. Lucan J. Baxter]   Mer 24 Aoû - 15:13

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Je pensais et je pensais à ce visage sorti de mon passé, et plus je m'y attachais plus je trouvais surréaliste qu'on puisse ainsi ressembler à une personne sans partager avec elle le moindre lien. Pendant que je me laissais aller à lui paraitre farfelu par mes questions, je sentis très aisément l'ennui gagner mon interlocutrice, et ceci vint à faire taire le flux de mes mots. Je détestais ennuyer les gens pour la simple et bonne raison que je détestais être ennuyé moi même. Je ne me vexais pas de son désintérêt, non, c'était plutôt comme la sonnette d'alarme m'ordonnant de me désintéresser à mon tour d'elle, laissant là cette énigme, pour m'en retourner vers d'autres horizons tous aussi satisfaisants pour moi sinon plus. Qui plus est, ne disais-t-on pas que chacun de nous avait un jumeau quelque part sur cette terre ? Je n'y avais jamais prêté une once de vérité, mais sans le vouloir je venais d'élucider cet adage et de lui donner raison.

Derrière son sourire factice puisque purement poli et donc infiniment crispé pour mes yeux auquel aucun détail ne pouvait avoir la prétention d'échapper, la jeune femme à la chevelure flamboyante s'enquit soudain de ce que le commun des mortels appellerait "profession". Je recevais souvent cette question, notamment lorsqu'après quelques répliques la personne se trouve désappointée face à l'originalité de mes propos - voire parfois la stupidité apparente je dois l'admettre - venait alors l’éternelle question sur mon occupation. Comme si une personne se définissait par son travail, comme si également savoir le métier d'un individu permettait d'en savoir plus sur lui, de le cerner au delà des mots. Je conviens que cela ai pu aider dans une époque reculée ou les individus avaient encore le loisir d'exercer un métier qui leur plaisait et donc les caractérisaient. Mais à notre époque les jeunes gens sortent sûr-diplomés de l'université et se retrouvent à distribuer des journaux dans la rue ou remplir les rayons des grands magasins, faute d'emplois dans cette société décadente. Je trouvais cela malheureux, vraiment, qui plus est parce que mon occupation à moi trahissait immédiatement de mes ressources, et allait jusqu'à me greffer l'étiquette d'homme oisif par excellence.

-Chercheur, oui et non. Ma spécialité étant une non-spécialité. Je suis tour à tour penseur, philosophe et enfin écrivain. Le plus souvent dans cet ordre quand tout va bien, mais pas toujours. Aussi je vous demanderais votre avis : peut-on se spécialiser lorsque notre objet d'étude est justement tout ce qui prête à penser ?

Si la pauvre jeune femme me trouvait vague je craignais fort de la submerger à présent. Pourtant ce n'était pas même là une tentative d'entourloupe de ma part. J'aimais converser certes et m'en sortir par mes mots, mais le qualificatif de 'beau-parleur' était pour moi péjoratif et éloigné de ma personne. Sa réponse m'intéressait vraiment, car moi à ma propre question je n'en avais pas.
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